5 blogues francophones que je vous recommande

Au cours des derniers mois, dans ma quête d’inspiration et de réponses à différentes questions que je me posais à propos du marketing, du web, des médias sociaux, du web 2.0 et un paquet d’autres questions existentielles, j’ai dû découvrir des centaines de blogues. Afin de ne pas sombrer sous les hyperliens et risquer de tomber en état de webriété, j’ai dû revoir mes stratégies de recherche et surtout identifier ce que j’appelle les blogues piliers. Les blogues piliers, ce sont les blogues que je visite sur une base régulière et ceux où je débute mes recherches. 

Ils sont tenus par des blogueurs et blogueuses passionnés (es), ultra disciplinés (es) dans leur pratique de blogging. Leurs billets sont inspirants, innovants, fouillés et très souvent divertissants (ce qui n’est pas à négliger!). C’est souvent à travers ces blogueurs (via leurs billets, leur blogroll ou leur tweets) que j’ai découvert d’autres blogues ultra-enrichissants auquel je peux aussi m’abreuver de temps à autres.

Alors sans plus tarder voici donc mon top 5 list de mes meilleurs blogues marketing en francais. Quand je dis marketing, je veux bien sûr dire « nouveau marketing », car pour faire du marketing traditionnel, pas besoin de fouiller des blogues, un bon vieux handbook de marketing de base écrit par Kotler fera l’affaire. 

Ils sont en ordre alphabétique de prénoms … pour ne pas créer de conflits entre eux. 😉 

Lilian Mahoukou (Paris):

Un blogue rempli de courts billets traitant des médias sociaux et du marketing conversationel. En plus, sans même avoir rencontrer Lilian, nous avons échangés plusieurs tweets et commentaires. On se croise souvent sur la blogosphère et la Twittosphère et il est un vrai gentleman.

Michelle Blanc (Montréal):

Michelle tient sans doute le blogue techno-marketing le plus lu de toute la francophonie. Elle n’a vraiment pas besoin de moi pour faire connaitre son blogue. Si je la mets dans mon top 5, c’est pour 2 raisons:

  • M’assurer que mes lecteurs qui commencent en web, lisent son blogue et la suivent sur Twitter. Michelle, c’est la reine du web marketing. Son blogue contient des perles de billets sur tout ce qui touche les stratégies internet et web 2.0.
  • Je voulais lui rendre hommage car je dis souvent que Seth Godin m’a donné le coup de pied au derrière pour démarrer mon blogue et Michelle m’a inspirée et guidée la voie afin que je sache comment faire. En bloguant, elle prêche par l’exemple les bonnes pratiques de blogging.

Michelle connait ce dont elle parle et ses billets sont truffés d’hyperliens. Elle écrit avec une verve hors du commun et a un fort penchant pour la polémique. C’est ce qui fait qu’on revient toujours à son blogue. Il crée un dépendance. Et même si je l’ai un petit peu écorchée ici, j’ai un énorme respect pour elle.

Patricia Tessier (Montréal):

Patricia tient un blogue sur le monde des affaires, le web 2.0 et le marketing qu’elle pimente de ses opinions et humeurs. Elle est allumée et super agréable à lire. Ses billets viennent souvent donner d’autres perspectives sur les nouveaux challenges que vivent les marketers en 2009.

Presse-Citron (Lyon):

Eric de Presse-Citron est véritable gourou du web. Il  publie depuis déjà juillet 2005 de manière assidue. Son blogue est à forte teneur technologique mais se lit très bien car il s’assure d’utiliser un langage simple, pas trop geek. Il est lu par environ 15000 lecteurs quotidiennement. Si je le mets dans mon top 5, c’est pour le faire découvrir à mes lecteurs québécois car il a lui aussi rédigés de véritables bijoux de billets.

Steph Guérin (Québec):

Vous voulez causer web, web analytics, stratégie marketing et innovation avec un gars super terre à terre? Rendez-vous sur le techno-blogue à Stéph. Stéphane est un gars de techno mais il sait ne pas tomber dans le trop technique. Il mélange très bien les sujets sérieux et pointus aux billets plus anecdotiques de style « tranche de vie ». Un peu comme Michelle Blanc mais dans un autre style. Stéphane publie très fréquemment et ses billets sont lus quotidiennement par des milliers de lecteurs. Il est l’homme derrière le portail « Tout le monde en blogue ».

 

*Mention spéciale à Marc Desjardins qui remporte la palme du « meilleur blogueur francophone sans blogue ». Si tu finis un jour par démarrer ton blogue, je ferai partie de tes lecteurs assidus, comme au temps de Québec Rock…

Une liste de mon top 5 blogues anglophones suivra sous peu…Je suis encore ouvert à vos suggestions de lecture.

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Êtes-vous en état de « webriété »?

Il y a environ une semaine, j’ai éprouvé un certain découragement face à la somme d’articles et de billets que je trouvais par rapport au sujet qui m’intéressait: les médias sociaux. Je croulais quasiment sous le poids des articles et informations (parfois contradictoires) que je lisais, bookmarkais et imprimais, à partir du web. L’expression « état de webriété » m’est venue à l’esprit car elle décrivait bien l’état dans lequel je me trouvais. J’ai alors envoyé ce tweet:

« Depuis quelques mois maintenant, mon ordi est en état de webriété de plus en plus avancé. »

Je trouve que cette expression vient un peu cerner la puissance de Google et du web mais aussi ses conséquences néfastes sur l’usager. Croulant littérallement sous les tonnes de données que je trouvais sur ce sujet, j’en ai presque perdu mes moyens et ma capacité à discerner le bon du moins bon et le pertinent du non pertinent. J’avais déjà vécu un pareil sentiment il y a quelques années en faisant de la recherche de données secondaires sur le web. Mais malheureusement, la situation s’intensifie avec l’explosion des contenus générés par les usagers sur le web. Je me suis dit que je n’étais sans doute pas le seul à vivre telle situation ou ce tel état de « webriété ». Ma première définition de cet état a été:

« État donné à un ordi qui s’abreuve de contenu web au risque de faire perdre à son utilisateur un certain discernement. »

Et puis après quelques tweets échangés avec @ywilliams ou si vous préférez AgentSolo, ce dernier est arrivé avec cette définition:

« État euphorique provoqué par une utilisation intensive de contenu et d’applications provenant du Web »

Même si je trouve que le qualificatif euphorique est un peu fort (même si on veut garder un certain parallèle avec l’alcool), j’aime bien cette définition parce qu’elle ramène l’état à celui de l’usager et non à son ordinateur. Et ça reflète mieux l’idée que j’avais à l’esprit quand j’ai eu ce flash. Je trouve donc qu’une combinaison des nos idées donne la meilleure définition… Alors, si on résume, la définition officielle du néologisme « webriété » comme dans l’expression « état de webriété » est:

« État quasi-euphorique d’un internaute provoqué par une utilisation intensive de contenu et d’applications provenant du web. Cette surabondance d’information et de données peut aller jusqu’à faire perdre un certain discernement à l’internaute. »

Avez-vous déjà été en état de « webriété »? Probablement que oui.  Heureusement, les remèdes contre cet état sont fort similaires à ceux recommandés par les médecins pour contrer les ravages de l’alcool.

  1. Réduire sa consommation
  2. Boire beaucoup d’eau
  3. Faire de l’exercice
  4. Dormez plus et mieux

PS: Merci à AgentSolo (Yves Williams) d’avoir bonifié mon flash. C’est une belle démonstration de la puissance du web 2.0.

MAJ, le 7 mai 2009. Est-ce que vous croyez que le concept de « webriété » est 0,08, 2.0 ou serait-il une nouvelle incarnation du web 3.0? À ceux qui, comme Michel Monette, croyaient que le web 3.0 allait leur permettre de mieux déguster l’information, je pense qu’il faudra garder un pot de Tylenol tout près. C’est connu, le vin d’épicerie donne plus de maux de tête…

MAJ le 15 mai. Ca y est, ce néologisme est désormais officialisé car il apparait depuis hier dans le Dictionnaire du futur. Ma définition originale a été bonifiée par Anne-Caroline Paucot et Albertine Meunier et vous pouvez la retrouvez en entier ici. Ca me donne presque le goût de créer d’autres mots!