Comment rédiger un bon plan marketing?

Pour avoir navigué pendant plusieurs années dans le monde des plans marketing traditionnels, ceux qui adoptent la structure classique (VISION, MISSION, ANALYSE SITUATIONNELLE, CIBLE, POSITIONNEMENT, OBJECTIFS, STRATÉGIES, TACTIQUES, BUDGET, PRIX, PRODUIT, PLACE, PROMOTION, ETC), il arrive que le syndrome de la page blanche apparaisse. On peut avoir les meilleures idées du monde, si nous sommes incapables de les résumer de façon courte et simple, il est fort probable que le meilleur plan marketing reste lettre morte à cause de notre incapacité à gagner l’adoption de nos idées et concepts par le top management et la force de vente de l’entreprise. Aussi, si on réussit à aller chercher l’adoption du plan par nos collègues, c’est souvent lors de l’exécution que tout plante.

J’ai déjà abordé le sujet à quelques reprises sur mon blogue il y a quelques années ici. Je vous donnais quelques trucs ici pour un plan marketing remarquable ici (en anglais) et aussi un exemple de plan marketing très court ici.

J’ai tiré cette présentation du blogue marketing « Beloved Brands » tenu par Graham Robertson. J’ai bien aimé la méthodologie qu’il propose afin d’organiser ses idées, établir les priorités et accoucher d’un plan marketing « exécutif » qui tient sur 1 page et qui est orienté vers l’action et non le bla bla. Le document est en anglais. Cette structure vous aidera à aller cherche le fameux « buy in » de votre patron et de vos collègues mais aussi vous aidera à être hyper focalisé et discipliné lors de l’exécution.

PS: Vous pouvez remplacer « brand » par « produit » ou « compagnie » si nécessaire.

Publicités

Séminaire aux finissants en communication publique de l’Université Laval: « Médias Sociaux, l’avenir des RP ou mode passagère? »

Hier soir, j’ai renoué avec grand plaisir avec l’enseignement universitaire que j’avais dû malheureusement délaisser suite à mon déménagement de Montréal à Québec il y a 3 ans. Sur l’invitation de Simon Poitras, Vice-President chez HKDP, j’ai pu livrer un séminaire traitant des médias sociaux à un beau groupe de finissants en communication publique. Comme je ne prétend pas être un gourou des médias sociaux, j’y suis allé avec mes humbles recommandations qui sont le fruit de mon intérêt marqué pour le marketing web 2.0 ces dernières années.

Marketing, bouche-à-oreille, faiseux de brochures et syndrome de la baguette magique (SBM)

Dilbert.com

Le marketing en entreprise évolue sur un spectre très large allant du « simple faiseux de brochure » à un rôle ultra stratégique central à l’orientation de l’entreprise. Mais peu importe la place qu’occupe le marketing dans votre entreprise, vous êtes probablement aux prises avec ce que j’appelle « le SBM: Syndrome de la Baguette Magique ». Je m’explique.

J’ai déjà parlé de l’importance d’un produit de qualité avant d’élaborer toute forme de stratégie de médias sociaux. Malheureusement, encore aujourd’hui, trop d’entreprises aux prises avec des défis de réduction de coûts, négligent cet aspect. Cette diminution de la qualité relative se fait souvent sournoisement, à coup de micro-changements de composantes, de changements de fournisseurs ou tout simplement de non-changements et s’étale sur plusieurs années. Après un certains temps, l’accumulation de ces micro-changements fait en sorte que vos produits ne font plus le poids Vs la qualité des produits concurrents. Mais en plus, ils peuvent avoir perdu au change leurs caractéristiques distinctives  i.e. leur fameux avantage concurrentiel. Le réveil peut être brutal. Le retard peut être difficile à rattraper.

C’est souvent à ce moment que le SBM ressurgit.

Le Dilbert d’aujourd’hui m’a fait repenser au Syndrome de la Baguette Magique. Il arrive souvent que l’on fasse appel au marketing en dernier recours. Pour compenser un manque de vision, un manque de substance ou l’absence de fondements dans une action. Le SBM prend souvent forme comme ceci:

« On va demander aux gens de marketing, ils sont tellement créatifs. Allez-y. transformez de la  m…. (insérer ici produit X, promotion Y, tactique, situation W) sans attrait en un aimant que tous les clients vont vouloir s’approprier sur le champs. Ce sera facile pour eux, c’est leur métier. »

Déjà vu? Probablement. Ça arrive dans les meilleures familles. 😉

Le SBM est en réalité un symptôme d’un manque de compréhension de votre organisation de la raison d’être du marketing.  Et l’avènement des médias sociaux tend à exacerber cette tendance. Pour beaucoup de dirigeants d’entreprise, les médias sociaux ne sont que le dernier outil qui s’ajoute aux à la collection d’outils déjà mal compris du coffre à outils marketing.

Vous pouvez contrer cela en tentant de rendre le marketing plus stratégique dans votre entreprise. Vous me dîtes que c’est plus facile à dire qu’à faire. C’est vrai. C’est un virage qui se fait graduellement et qui exige temps et efforts.

Cela commence en inscrivant votre stratégie de médias sociaux dans un cadre plus large, comme l’établissement de votre promesse de marque par exemple, mais aussi en vous assurant que vos bases de produits et de service sont solides. Je vous en parlerai plus en détail de ce virage vers un marketing plus stratégique mes lors de prochains billets.

En attendant, si vous voulez que le bouche-à-oreille fasse son oeuvre, commencez par investir du temps en rendant votre produit exceptionnel. La baguette de votre responsable marketing est peut-être arrivée à la fin de sa vie utile…

Faites-vous vraiment confiance à vos employés?

Dilbert.com

La transparence, l’authenticité, les conversations en temps réel, etc… Tout plein de beaux concepts qui sont nécessaires au succès d’une entreprise sur les médias sociaux. D’accord. Ca va bien pour en parler dans le « boardroom » mais quand vient le temps de passer à l’action, c’est souvent une autre histoire:

  • « Qu’est-ce qu’on fait si un de nos employés gaffe? »
  • « Légalement,  peut-on se faire poursuivre si un employé communique une fausse information? »
  • « Que faire si un employé divulgue une information confidentielle? »
  • « Que faire s’il parle négativement de la compétition »

Tous ces doutes, ces incertitudes, ces inconforts remontent à la surface quand vient le temps de faire son entrée sur les médias sociaux. Et non, ce n’est pas une « politique encadrante des médias sociaux » qui va tout régler car avant d’être un problème de fausse info ou de risque de poursuite, c’est avant tout une question de confiance et d’imputabilité que nous acceptons ou non de donner à nos employés. Être frileux quand vient le temps d’aborder ces questions peut s’avérer un signe de manque de confiance envers ses employés. Il ne faut pas que les communications corporatives sur les médias sociaux aient l’air télégraphiées par le responsable des relations publiques ou du marketing. La spontanéité doit régner et elle est impossible à faire ressortir si l’employé ne sent pas l’entière confiance de son organisation.

Alors, avant d’embarquer dans le train, posez-vous la question: Faisons-nous réellement confiance à nos employés ou bien c’est juste de la poudre aux yeux?

Comment expliquer les médias sociaux à votre patron? (PowerPoint)

Depuis plus de 2 ans, j’ai pris le virage du marketing 2.0. Je fouille, je cherche, en somme, je m’intéresse beaucoup aux nouvelles façons de faire du marketing par le web. Ceux qui visitent mon blogue régulièrement savent que je crois sincèrement que ce virage doit être pris par tout marketer qui se respecte. Ou à tout le moins  s’intéresser à ces phénomènes qui bouleversent nos méthodes traditionnelles. Alors, dans ce travail de défrichage, j’ai aussi eu à faire un peu d’évangélisation afin de démêler amis et collègues à propos des médias sociaux.

Dans cette présentation, vous trouverez des réponses ou des débuts de réponses aux questions suivantes:

  • C’est quoi au juste les médias sociaux? ;
  • À part d’être le « buzzword » marketing du moment, ça fait quoi les médias sociaux et surtout;
  • Pourquoi il faut s’y intéresser maintenant?

J’ai résumé un paquet d’information en une seule présentation qui aurait pu être titrée « Comment démystifier les médias sociaux à votre patron, le convaincre d’avoir une stratégie en ce sens et avoir l’air de connaitre cela sans trop d’efforts? »

Merci à Noémi Houde pour la mise en page de ma présentation. La version originale n’était pas aussi plaisante à visionner que celle-ci. 😉