Médias sociaux: des mesures de retour sur investissement annoncent la fin de la récréation pour bien des gestionnaires de communauté

Certains diront que c’était une question de temps, d’autres diront qu’il était grand temps mais les données publiées récemment par Bazaarvoice et The CMO Club confirment qu’une majorité de marketers prévoient changer leur façon de mesurer les efforts (dollars) investis dans les médias sociaux. L’éternelle question du ROI en matière de médias sociaux trouvera-t-elle une réponse finale? Je ne sais pas mais la volonté de mesurer l’impact direct sur les revenus des dollars investis dans ces nouveaux médias semblent bien claire.

C’est une excellente nouvelle car malgré la bonne volonté de beaucoup de dirigeants d’entreprise, il faut être honnêtes, les efforts mis dans les médias sociaux ces dernières années étaient bien souvent basés sur des voeux pieux et des espoirs de rendements futurs. L ‘attrait de la « saveur du moment » semblait trop fort pour résister chez certains dirigeants. Ce qui ne fût pas nécessairement une mauvaise chose si ces efforts ont été modérés, modulé et soigneusement investigués. Dans ce contexte, les entreprises qui ont pris le virage il y a quelques années sont gagnantes car elles ont appris de leurs récentes expériences et ont grandi en apprenant à naviguer dans ces nouvelles « eaux marketing » que représentent les médias sociaux

eMarketer estime que quatre entreprises sur 5 aux États-Unis avec 100 employés et plus vont utiliser les médias sociaux dans leur coffre à outils marketing en 2011.

Jusqu’à l’an dernier, la mesure principale (et aussi la plus facile à utiliser) était le trafic généré sur un site donné. Je l’ai utilisé à maintes reprises et une implantation bien simple de Google Analytics permet d’obtenir le trafic des sites référents comme ceux des sites de réseaux sociaux. Cette mesure demeurera tout à fait viable en 2011 puisqu’elle permet simplement et de facon quasi-instatanée de visualiser l’impact des actions sur les médias sociaux.

Metrics Used by CMOs Worldwide to Measure the Value of Social Media Marketing Activities, 2010 & 2011 (% of respondents)

Par contre, si on regarde la 2e mesure qui risque d’être priorisée par les CMOs américains, on note un changement majeur:  plus du double des entreprises sondée s prévoient inclure des mesures de conversion en 2011. Un bond de 6 dans l’échelle des priorités des CMOs. Ce sont mes copains chez Adviso qui seront contents puisque leur credo « Nous sommes obsédés de la conversion » commence à récolter des disciples! Ce qui est fort positif à mon avis car comme on dit, c’est là qu’on va démêler les moineaux des hirondelles. L’un des principaux attraits du marketing digital soit, la mesure et l’analyse, était un peu mis de côté aux dépens du buzz et de l’urgence de « faire quelque chose sur les médias sociaux ». La récréation a sonné. Des objectifs de conversion clairs devront être étalés avant de lancer quelque effort que ce soit,

Donc, ce n’est pas que le nombre de fans ou le nombre  d’interactions ou de « followers » seront ignorés mais la véritable question que les marketers devront être en mesure de répondre sera: combien de nouveaux revenus pouvont nous attribuer à nos efforts sur les médias sociaux?

Pour ce qui est des autres mesures « soft » d’impact des medias sociaux par type, il semble que pour une majorité de marketers, Facebook demeure l’outil avec le meilleur retour sur investissement selon cette même étude. Donc, si vos ressources sont limitées, votre priorisation dans l’utilisation des médias sociaux devrait se faire dans cet ordre:

Social Media Marketing Activity with the Highest ROI According to CMOs Worldwide, Oct 2010 (% of respondents)

Évidemment, vous devez considérer vos besoins, vos ressources, vos segments-cibles et surtout vos objectifs dans le choix de vos outils. Mais comme pour beaucoup d’entreprises, les ressources à investir en médias sociaux ne sont pas infinies, il est logique de commencer où nos dollars risquent de rapporter plus. Cette prioriation vient confirmer ce que je disais sur le blogue de Michelle Blanc la semaine dernière dans un commentaire sur son billet « Pourquoi Twitter est supérieur à Facebook dans une optique marketing et relations publiques. Je n’étais pas d’accord sur cette affirmation mais c’est de bonne guerre avec Michelle 😉

MAJ le 8 février 2011

Un bon billet de Frédérick chez Adviso qui vous explique comment migrer de la conversation à la conversion.

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Projet de livre sur les Médias Sociaux par moi ou d’autres…

Ce matin, Michelle Blanc sollicite ses lecteurs au sujet de la suite à prévoir de son livre Les Médias Sociaux 101, livre pour lequel j’ai fait une revue ici même il y a quelques semaines en me répondant à la question « Pourquoi vous devriez offrir Les Médias Sociaux 101 à votre patron? ».

Or, depuis pratiquement 1 an et demi que je jongle avec l’idée d’un livre pratico-pratique sur ce sujet… J’en avais même brouillonné une table des matières afin de structurer ma pensée en sept 2009. Rédiger un bouquin est un rêve que je caresse depuis la rédaction de mon mémoire de Maîtrise. Or, le temps me manque. Je m’ennuie aussi tout autant de la pédagogie et de l’enseignement universitaire qui ont fait partie de ma vie professionnelle de 1998 à 2008.

Comme le monde des médias sociaux et du marketing web évolue à la vitesse grand V, la journée où j’aurai  le temps de compléter la rédaction de mon livre, le contenu sera désuet d’où l’idée de lancer un appel ici sur mon blogue.  Je partage ouvertement le « corpus » de mon projet de livre et vous en faites ce que vous voulez. Vous me dîtes ce que vous en pensez. Vous êtes un auteur ou un éditeur? Vous pouvez vous en inspirer. Si je peux y collaborer avec un collectif d’auteurs, il m’en fera un immense plaisir. N’hésitez pas à me contacter.

Alors, voici ma vision de la « patente »…

En gros, je vois un livre dans l’esprit des livres de Seth Godin, mais surtout axé sur la pratique, les nouvelles tendances et l’expérience à travers de multiples études de cas véritables. Pas trop académique avec beaucoup de liens vers des pages web.

Ma philosophie est simple et suit cette logique et Michelle Blanc en avait discuté ici l’an passé :
“Listen…Join…Ask…Engage…Build…Persist. And Grow.”

Le livre s’alignerait sur cette séquence alors peu importe à quel stade une entreprise est rendue dans son cheminement MS, elle peut y trouver son compte.

Il vise principalement à aider  les décideurs en entreprise à cheminer dans l’univers des Médias Sociaux. Comme je ne suis pas consultant à temps plein, j’ai manqué de temps pour en faire la rédaction pendant l’année 2010. J’observe comme vous que le monde des médias sociaux et du marketing internet évolue très rapidement et que les besoins des décideurs sont bien présents au moment où on se parle. Il ne me sert à rien de garder cela pour moi en attendant d’avoir le temps de rédiger tous ces chapitres…

PROJET DE LIVRE SUR LE MARKETING 2.0 en PME

Table des matières proposée
1.      Introduction aux médias sociaux, c’est quoi et comment ça va révolutionner le marketing
2.      Comment développer une stratégie de marketing 2.0 pour votre entreprise
3.      Vendre votre stratégie marketing 2.0 à l’interne (ROI, ressources humaines et $, challenges à prévoir)
4.      Écouter, observer: être un joueur passif (Étape cruciale selon moi)
5.      Joindre, s’abonner, s’impliquer, converser, partager répliquer (Base personelle). Être un joueur actif
6.      Demander (de l’aide externe, des conseils, suivre des formations, apprendre par la théorie et l’expérience des autres)
7.      Joindre, s’abonner,  Créer ses profils et image de marque, s’impliquer, converser, partager, répliquer (Base corporative) Joueur de plus en plus actif.
8.      Plonger. Lancer une initiative 2.0 à petite échelle, monitorer ses résultats fournir des exemples, bâtir un case study. C’est ce que j’ai fait personnellement avec la Foire aux Meubles South Shore.
9.      Bâtir une communauté (Longue haleine, somme de plusieurs petits gestes, etc) Créer et diffuser  du contenu diversifié. Défis que la création de contenus représente.
10.     Persister (Importance de la persévérance, donner des exemples de marques qui se sont bâties sur le long terme avec le mkt trad et comparer avec nouv mkt, etc)
11.     croître : Démontrer le lien entre une présence forte en 2.0 et la business (ventes, notoriété, économies, etc)
12.     Tout au long de ce parcours. Mesurer, monitorer, ajuster le tir à mesure que l’on avance. Donner des outils de mesure clairs et précis. Les fameux KPIs. Attention de ne pas se perdre là dedans.
13.     Conclusion

Qu’en pensez-vous? Ca comblerait un besoin ou non?

Pourquoi vous devriez offrir le livre Médias Sociaux 101 de Michelle Blanc à votre patron?

Je viens de terminer la lecture de Les Médias Sociaux 101: Le réseau mondial des beaux-frères et des belles soeurs de Michelle Blanc et Nadia Seraiocco.  J’en avais gracieusement reçu une copie en avant-première du lancement officiel qui a eu lieu le 27 septembre. Que voulez-vous, j’ai 3 enfants et je lis lentement…

Elle se fait surnommer la gourou des médias sociaux au Québec. Certains la vénèrent alors que d’autres la trouvent trop excentrique ou trop exubérante (c’est une grande gueule 😉 ) Que vous aimiez le personnage ou non, elle est une incontournable. Elle tient un blogue sur le marketing internet et le commerce électronique depuis 2005 (pendant que les agences web de l’époque tentaient de vous vendre leur CMS ou un site en Flash…). Alors, bien avant que vous considériez être présent sur les médias sociaux ou lancer un blogue pour votre entreprise, Michelle Blanc étudiait, analysait, et scrutait la planète web et y passait le coeur de ses journées.

Je dois avouer que je suis un lecteur assidu de son blogue depuis 2008 pour plusieurs raisons: la pertinence de son contenu (des tonnes d’hyperliens), son ton (Michelle ne se censure pas et les mots politically correct ne sont pas dans son vocabulaire) mais surtout pour SA communauté (Il y a souvent autant de viande dans les commentaires qui suivent ses billets que dans le billet lui-même).

Ce livre ne s’adresse pas aux lecteurs du blogue de Michelle Blanc

La lecture du livre de Michelle Blanc m’a permis de rafraîchir ma mémoire et ne m’a pas appris grand chose mais c’est bien correct comme cela. Ce livre s’adresse aux néophytes du web 2.0, pas aux convertis ou au believers dont je fais partie . C’est un ramassis ou un Best Of du blogue de Michelle Blanc retouché de façon mineure par la plume de Nadia Seraiocco. Il n’y a pas de recette miracle, pas de How To guide. Il y a des faits et quelques statistiques qui sont par ailleurs souvent communiqués sous formes de lien bit.ly dans le bas des pages. Ce que le retrouve, ce sont des anecdotes dont plusieurs mettent en vedette Michelle Blanc ainsi que ses expériences personelles avec les médias sociaux. On peut en être agacé mais force est d’admettre que les trucs ou méthodes qui ont fonctionné pour propulser le brand « Michelle Blanc » via les médias sociaux et traditionnels peuvent, avec un peu d’adaptation, fonctionner pour vos marques ou votre entreprise.

Si vous recherchez des analyses poussées comme dans un text book de marketing, ce livre n’est pas pour vous. On est dans le léger et le livre se lit comme un livre de marketing de Seth Godin: de courts chapitres, ton punché et anecdotique, pas trop d’études scientifiques citées mais des idées qui frappent et qui font réfléchir. En ce sens, je rejoins Mario Asselin dans sa critique du choix du titre, le terme 101 ne convient pas tout à fait à ce qu’un universitaire pourrait s’attendre d’un volume de base. Par contre, je considère que ce livre est un bon préambule à un approfondissement des médias sociaux, ce qu’un paquet de livres/blogues américains font. Pas un véritable 101 mais un bon tour d’horizon pas trop compliqué.

Pourquoi votre patron devrait-il lire ce livre?

  • Il s’intéresse aux médias sociaux surtout parce que ses amis lui disent que c’est l’avenir;
  • Il n’a pas de compte Twitter;
  • Il dit qu’il connaît Facebook parce que ses enfants y sont et qu’ils y passent pas mal de temps;
  • Il n’est pas membre de Facebook ou si oui, il a peur de gaffer alors son babillard est vide;
  • Il a un compte Linked In mais a moins de 50 connections et son profil n’est pas complet;
  • Il croit que Youtube sert avant tout à regarder des vidéos de chiens qui courent après leur queue;
  • Il pense que les médias sociaux nuisent à la productivité de ses employés;
  • Il a une vague idée de que signifie SEO;
  • Il n’a jamais lu un blogue;
  • Il reçoit le journal Les Affaires en copie papier;
  • Il a le sens de l’humour, est curieux et pas trop borné;
  • Il a vu Michelle Blanc à Tout le Monde en Parle, se souvient d’elle, mais n’a absolument pas retenu qu’elle était consultante en marketing internet.

Si une ou quelques-unes de ces descriptions ressemblent à votre patron, il appréciera sûrement votre cadeau. 😉

99 Designs remporte le prix Webby du meilleur site de crowdsourcing. Autre preuve que les chiens aboient, la caravane passe

Le 22 juin dernier, je reçois un courriel de l’équipe de 99 Designs me dirigeant vers cette page. Ils voulaient remercier les gens qui avaient voté pour eux en tant que « Meilleur site de service web« . J’étais content pour eux. Je vous en ai déjà parlé de ce service ici et même Infopresse en avait fait un cas d’espèce dans son édition papier de mars-avril 2010 suite à une pseudo-polémique qui avait fait rage sur mon blogue et le blogue de la société des designers graphiques du Québec.

Un mois plus tard en juin, les gars sont fiers et envoient des photos  de leur équipe en train d’aller chercher leur précieux Webby à leur fans.

Pendant  mes vacances, je reçois un message d’Andres Restrepo avec un hyperlien.
Tu dois être content ton service préféré a gagné un Webby 😉 http://bit.ly/d4vRfX

C’est pas rien, 99 Designs a gagné le « People’s Voice Award » dans la catégorie « Web Service & Applications ». Ca me rassure. Il n’y a pas juste des petits cons comme moi qui voient de la valeur et de la pertinence dans ce genre de service.

Quand j’ai vu cela, ca m’a fait penser au proverbe arabe que Michelle Blanc utilise parfois pour décrire les défenseurs du statu quo: « Les chiens aboient, la caravane passe« . Moi j’ai trouvé une belle caravane avec des flammes pis tout le kit!

Mon blogue fête son premier anniversaire. L’heure des bilans.

Il y a exactement un an aujourd’hui, j’écrivais, de façon un peu naïve ce premier billet (en anglais, que j’ai retraduit peu de temps après ici pour mes lecteurs franco…). Je me lançais sans filet et sans trop d’attente dans le merveilleux monde des blogues.

L’idée me trottait dans la tête depuis un bon moment suite à la lecture des bouquins et des billets de Seth Godin, de Guy Kawasaki, du blogue de Michelle Blanc, du bouquin « Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires« et de ma curiosité naturelle envers les nouveaux outils de communication.

En bon marketer, j’ai amorcé ma réflexion en tentant de trouver un positionnement ou à tout le moins, un angle de différenciation. L’idée d’un blogue purement personnel ne m’attirait pas du tout. Il était clair que mon blogue devait être utile à d’autres personnes sinon mes efforts étaient vains… Comme la plupart des blogues marketing sont rédigés par, soit des entreprises, des consultants ou des agences, en sommes des gens qui ont quelque chose à vendre,  je me suis dit que l’angle du praticien pouvait être intéressant. Dans cette optique, beaucoup de blogues marketing font référence à des cas marketing se déroulant en grandes entreprises supportées par des grosses agences avec des gros budgets marketing. Ayant plus de 13 ans d’expérience en marketing de PME, je suis à même de constater que leur situation est très différente des grandes entreprises en ce qui a trait aux décisions marketing. D’ou l’idée d’un blogue  pour aider les gestionnaires de PME avec leurs propres défis marketing.

Je voudrais partager ici les éléments marquant de cette première année d’opération. En vrac :

Billets hors contexte Vs ligne éditoriale

J’ai souvent laissé des commentaires sur d’autres blogues à ce sujet. Je ne crois pas à une ligne éditoriale pure et dure chez les blogueurs. C’est un des éléments qui distingue les blogueurs des grands groupes médiatiques. Les billets hors-sujet viennent pimenter un blogue et nous permettent de connaître le blogueur sous d’autres angles. Pour ma part, ce fût positif. En plus, ils permettent de faire découvrir votre blogue à d’autres publics qui ne vous  auraient pas découvert autrement. J’en ai fait quelques uns pendant l’année et en voici un et un autre qui apportent encore du trafic régulièrement.

Billets personnels ou billets d’auto-promo

Tout comme les billets hors-sujet, tout est question de dosage. Il est bon de faire ressortir notre côté  humain en tant que blogueur. Mes billets personnels sont souvent rédigés dans une optique d’aider d’autres personnes comme avec ce billet où je fait une publicité à mon urologue.

Aussi, le blogue est l’outil ultime de « Personal Branding », alors quelques billets comme celui-ci quand je suis apparu dans le magazine Canadian Executive Quarterly ou quand mon projet professionnel de la Foire aux Meubles est démarré , m’ont permis de partager ce qui se passe dans ma vie professionnelle. « Dosage » demeure le mot d’ordre. Personnellement, j’ai arrêté de suivre les blogues de certains blogueurs marketing parce qu’ils ne parlaient strictement de leur petite personne.

Billets phares vs billets plus légers

Tel que mentionné ici, l’équilibre entre les différents types de billets que l’on publie est très important. En ce sens, il faut parfois s’investir et faire des billets plus fouillés avec plusieurs bon hyperliens ou établir des listes de type « How To ». Ces billets deviennent souvent des références citées dans plusieurs autres blogues ou publications. En ce sens, mon billet « Twitter pour les Nuls » génère encore un important lot de trafic même s’il a été écrit en mars. Il y a aussi celui-ci qui porte sur la gestion efficace de temps passé en réunion.

Fréquence de publication

Avant de lancer ce blogue, ma plus grande crainte (et probablement celle de plusieurs blogueurs) était la panne d’inspiration ou tout simplement le manque de temps. Évidemment, ce’st arrivé dans la dernière année. Alors, je ne crois pas vraiment aux théories qui évoquent qu’il faille publier à chaque jour ou minimalement 3-4 fois par semaine. Je ne suis pas un blogueur professionnel. Il m’arrive de prendre des vacances l’été et l’hiver et de ne pas préparer des billets à être publier pendant mon absence. Mon travail et mes enfants passent avant le blogue ;-). Il m’arrive même de ne rien publier pendant 1 ou 2 semaines.  C’est normal. Il y a des rushs qui commandent de délaisser le blogging. En plus, quand je publie, je tente de miser plus sur la qualité que sur le « garroché ».  Or, à long terme, je crois que ca paie car ces billets plus étoffés performent bien au niveau du référencement alors ils contribuent à maintenir le blogue en vie malgré mon absence relative.

Anglais, français ou bilingue?

Plusieurs m’ont dit qu’il fallait choisir dans quelle langue rédiger mon blogue et m’en tenir à celle-ci sans quoi j’allais être pénalisé dans les moteurs de recherche. Mes copains d’Adviso, qui sont des experts entre autre en SEO (Search Engine Optimization ou référencement) m’ont dit : « vas-y selon ton feeling. Si tu es plus inspiré en anglais sur un sujet, vas-y en anglais et vice-versa. ». C’est ce que je fais. Et ca peut paraître un bizarre pour les lecteurs francos de mon blogue mais je compte bien poursuivre dans cette voie. Malgré le fait que 60% de mes lecteurs soient francophones, le fait de rédiger quelques billets en anglais de temps en temps me permet d’élargir mon lectorat. Croyez-moi, c’est vraiment cool de recevoir des commentaires en provenance de Nouvelle-Zélande, d’Afrique du Sud, d’Argentine et des États-Unis et de pouvoir échanger avec ces gens qui partagent les mêmes intérêts.

Comment gérer les « trolls »

Ahh les fameux trolls

Ma philosophie est de ne pas trop leur accorder trop d’importance et ne pas leur répondre (même si c’est parfois tentant). Si leurs commentaires sont diffamatoires, ne pas les publier. Dans la majorité des cas, j’ai publié tous les commentaires des tatas de passage qui veulent juste se défouler. Certains ne sont pas que de passage et sont plus persistents et méritent le même traitement. Je me dis que c’est une de mes contributions afin de les aider à cheminer et peut-être les aider à se sentir mieux et à ne pas jeter leur fiel sur d’autres personnes. (Note à moi-même : je suis probablement trop gentil 😉 )

Impact de Twitter

Il est clair qu’une partie du temps que j’ai à investir dans mon blogue a migré en partie vers Twitter. C’est le cas aussi du temps que je passais à lire des blogues via mon Reader. Une partie de ce temps est maintenant investi à fureter sur Twitter et à découvrir des billets et des blogueurs intéressants.  En sommes, c’est moins de blogging et plus de micro-blogging. Je ne vois pas cela comme un échec mais plutôt comme une évolution des outils d’échanges et de conversation de coffre à outil web 2.0.

Un des éléments très positif de Twitter que j’ai noté à propos de mon blogging est la puissance de diffusion de Twitter. En moins d’un an, le traffic généré sur mon blogue via Twitter est passé de 0 à environ 20% pour les nouveaux billets envoyés sur Twitter. C’est quand même impressionnant et surtout non-négligeable.

Quelques faits et statistiques en vrac pour compléter ce simili bilan d’une année de blogging 😉

  • Lien externe le plus cliqué: Lien vers ma page Twitter (ce qui confirme en partie ce que Michelle Blanc martèle sans cesse soit que le blogue est le roi des médias sociaux et doit être le point d’ancrage de votre stratégie de médias sociaux)
  • Site procurant la plus grande proportion de visites sur mon blogue: Twitter (pas juste ma page). En 2e position: L’article du Presse-Citron « Le Petit Twitter Illustré« 
  • Mots-clé les plus souvent utilisés dans les moteurs de recherches pour arriver ici: Twitter pour les nuls, Steel Panther, Etienne Chabot, Rodrigo y Gabriela, Barack Obama. D’où l’importance d’écrire sur des sujets variés pour attirer différents publics
  • 83 billets, 406 commentaires en 1 an (Merci à mes fidèles lecteurs et commentateurs, VOUS donnez vie à ce blogue.
  • 13 572 commentaires SPAM (gérés par AKISMET) dont une forte majorité en provenance de Russie… Pourquoi, je ne sais pas!

Merci pour cette belle dernière année. Mon expérience de blogueur et de marketer s’est enrichie grâce à vous. Merci de votre assiduité et au plaisir de vous retrouver ici, sur votre blogue ou encore mieux en personne!

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Une Guignolée qui n’aide pas virtuellement

Il n’est pas encore tombé 1 cm de neige sur le sol québécois, on a pas encore pensé à nos décorations et la valse des partys de Noël n’est pas encore amorcée. Je sais.

Mais, je ne peux m’empêcher de penser à toutes les familles qui sont bien loin de toutes ces  préoccupations avant d’entrer dans notre rush de magasinage. L’an passé, la communauté web du Québec avait amorcé humblement, via une idée soudaine de notre gourou spirituelle Michelle Blanc,  le concept d’une Guignolée 2.0 qui devait être menée à bout de bras par les blogueurs du Québec. L’idée a plutôt bien fonctionnée et en quelques semaines, un site était en ligne afin de recueillir des fonds pour les plus démunis. Cette année, l’idée a définitivement germée et prend de l’ampleur. J’en suis ravi. Le web est un extraordinaire véhicule pour colporter des rumeurs, salir des réputations, propulser sa vanité, s’engueuler, s’insulter mais, il peut être aussi un formidable outil pour changer le monde et ce dans le sens le plus noble du terme. Nous jouissons d’une communauté web tissée serrée au Québec et si nous nous mettons à profit ces liens et cette force de réseautage, on peut arriver à de grandes choses. C’est dans cette esprit que je partage avec vous cette belle initiative.

Donnez! La guignolée du web

Les organismes qui redistribueront vos dons auprès des plus démunis sont:

* Moisson Montréal
* Club des petits déjeuners du Québec
* Sun Youth
* Les Auberges du Coeur
* Société de Saint-Vincent de Paul

Un petit geste peut faire  faire une énorme différence auprès de millers de familles québécoises. Posez ce geste, partagez ces liens et ces bannières.

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Bixi, faux blogues et nouveaux marketers

Transparency_Triumph_TrendwatchingEn mai dernier (oui, je sais que je suis un ti-peu en retard…!), on a lancé à Montréal le nouveau service de vélos urbains BIXI. Une belle idée. Vraiment. Un beau produit qui remplit un besoin.

Or, ce lancement a suscité un débat parmi les gens de communication-marketing du Québec, principalement en ligne. Débat, qui selon moi est loin d’être tranché. Le toujours croustillant Patrick Lagacé a lancé la premiere flèche ici, Michelle Blanc a elle aussi tirée à boulets rouges sur Morrow Communications dans ce billet. Marie-Claude Ducas, rédactrice d’Infopresse, fait aussi ressortir d’excellents points dans son premier billet qu’elle a par ailleurs bonifié d’un autre article vu que les commentaires ne cessaient de s’ajouter sur les différents blogues.

C’est un peu à cause de ce dernier billet de Marie-Claude Ducas que je reviens sur cette histoire car, je faisais, (sans nécessairement le vouloir) partie intégrante du débat en tant que représentant de la jeune génération.

Après avoir lu le commentaire du publicitaire Roger Tremblay sur Infopresse, j’ai eu un choc et je ne pouvais m’empêcher de réagir à ses propos.Voici quelques extraits de son commentaire:

Ho les moteurs!

Non, mais ça commence à faire les montées de lait !

Vous vous insurgez parce que les personnages du blogue d’André Morrow n’existent pas ? Mais c’est de la pub monsieur le chroniqueur ! Et le rôle de la publicité c’est de changer les comportements ou de créer une sympathie envers un produit.

Ben oui, un blogue c’est de la pub… 😉 Et un peu plus loin, il conclut après avoir parlé du « rôle » que doivent jouer les publicitaires et avoir fait passer les blogueurs pour des frustrés, avec:

Non, il n’y a pas de dommages causés par cette fausse histoire de Bixi et chapeau aux publicitaires qui ont rendu l’affaire intéressante. Et laissez nous faire notre métier de faire rire, d’étonner ou de faire pleurer les gens tout en les renseignant. Avec des histoires inventées ou pas.

Voici intégralement ce que je lui ai spontanément répondu:

La lecture de votre commentaire ne vient que confirmer le fossé qui est en train de se créer entre les publicitaires de l’ancienne et de la nouvelle garde. Et en passant, on peut faire partie de la nouvelle garde même si on a 30 ou 40 ans de métier, ce n’est pas un question d’âge mais d’attitude par rapport aux nouveaux médiums de communications qui émergent.

D’assimiler un blogue à de la pub, comme vous le faite dans votre commentaire, dénote que vos vieux réflexes de « broadcaster » sont bien incrustés. Un blogue est un outil de conversation et qui dit conversation dit transparence et confiance. Deux éléments qui manquent à la stratégie développée par Morrow. D’utiliser Facebook en inventant des fausses personnes qui veulent devenir des amis avec des vraies personnes m’apparait plus comme un manque d’éthique marketing qu’un coup de génie parce qu’on a fait parler de nous…

Les efforts louables des vrais marketers authentiques et transparents seront ternis par ce genre d’initiatives qui jettent de la poudre aux yeux à court terme.

Comme vous dites, « laissez nous faire notre métier de faire rire, d’étonner ou de faire pleurer les gens tout en les renseignant. Avec des histoires inventées ou pas. » Si c’est ca votre métier, ne touchez pas aux blogues.

Bon, OK. La tension et la frustration est palpable dans nos deux commentaires. Depuis ce temps, le débat a évolué un peu sur la question car son fils, Yannis Tremblay, s’en est mêlé et il avait des idées plus proches des miennes. On peut le lire ici avec un commentaire en réponse à celui de son papa.

On a pas encore trancher la question complètement et il semble que 2 clans, aux opinions diamétralement opposées, s’affrontent. Je ne crois d’ailleurs pas que ce sera tranché de si tôt…Que l’on mente ou non en utilisant de faux blogueurs pour faire connaitre un vrai produit, là n’est pas le débat. Il est beaucoup plus fondamental que cela. Si on gratte un peu la peinture, on se rend compte que ce débat est en fait celui de la place du mensonge ou des demi-vérités en marketing. Il est normal que les perceptions entre les vieux routiers de la pub ne soient pas les mêmes que celles des jeunes loups qui grandissent avec les réseaux sociaux. Et, comme je le disais dans mon premier commentaire à Roger, ce n’est pas une question de générations. Il existe bien entendu des nouveaux marketers qui n’ont pas cette attitude « conversationelle » et inversement des vieux publicitaires allumés qui s’arrangent pour être au fait de ces nouveaux modes de communication.

Pour ma part, ma position est claire:

Un mensonge est un mensonge.

Ce n’est pas du puritanisme que de vouloir éviter de mentir en marketing.

En fait, dire la vérité ou être transparent est en train de devenir une règle de base parce que les règles ont changé. Le pouvoir n’est plus entre les mains des annonceurs mais bien entre les mains des consommateurs. Ce sont eux les publicitaires des temps modernes. Si on les dupe, on se prive d’un bouche à oreille positif qui aurait pu avoir lieu entre ces consommateurs à propos de notre produit, notre marque, notre service ou notre idée.

Les marketers qui auront du succès au cours des prochaines années sont ceux qui intègrent cette notion de transparence en tout temps, pas juste quand ca fait leur affaire. Les vieux routiers de la pub traditionnelle pourront bien se faire des « à-croire » que leur petits trucs fonctionnent toujours comme cela a toujours marché. C’est leur affaire. Je crois que le temps est venu d’évoluer ou de disparaître.

PS: Infopresse même parler de cette notion de transparence la semaine passée en reprenant les dernières études de Trendwatching.com: « Pour dominer, soyez transparents« .

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