Conditionnés à ignorer. Pourquoi la pub ne fonctionne plus comme avant.

information-overloadOn confronte souvent le marketing digital (Web, mesurable, ponctuel, coût au clic, etc) avec le marketing dit traditionnel (médias de masse trad, coût de production et de diffusion élevés, etc). On les place souvent aux antipodes un peu comme les pro-charte et les anti-charte des valeurs…. (mais c’est un tout autre débat!).

J’ai souvent cette discussion avec mes copains en agence ou avec des représentants des médias traditionnels. Ils aiment défendre la pub traditionnelle, son mérite créatif, sa noblesse mais quand vient le temps de déterminer sa rentabilité, c’est beaucoup plus nébuleux… On sort des statistiques de portée, des variables socio-démographiques qui avantagent, de enquêtes de notoriété, de qualité de l’audience, etc. Par exemple: « notre clientèle est plus fortunée que celle du magazine X ».

À l’opposé, il y a les tenants du « Inbound Marketing » ou le Permission Marketing tel que baptisé par Seth Godin dans son livre du même nom ou toutes autres formes de « pull marketing » . Armés de données analytiques de trafic, de conversions et de clicks, ils tentent de convaincre que sans web, point de salut ou pire, que ceux qui font encore de la pub traditionnelle ferait mieux de consulter car il est presqu’irrationnel de considérer ces tactiques ou moyens d’une autre époque.

Personnellement, j’écoute les deux parties, j’essaie de me faire une tête. Je ne suis pas encore prêt à démoniser l’un aux dépens de l’autre. 😉 Toutefois, au delà des approches et des véhicules choisis, une question me turlupine depuis un moment: Comment faire du marketing efficace en 2013? Et comme il y a 30 ans, ce n’est vraisemblablement pas qu’une question de moyens,

Le monde du marketing a changé dramatiquement depuis 15 ans:

  • Avec la prolifération des médias (Il n’y a pas une semaine sans qu’un nouveau magazine ne soit lancé!);
  • L’hyper-fragmentation des audiences (on ne compte plus le nombre de médias spécialisés);
  • En ligne, avec les techniques telles que le retargeting comportemental, on est capable de cibler de manière personnalisée Madame ou monsieur Z;
  • La consommation des médias est bouleversée en particulier chez les 18-34 ans (Ex:.Ces derniers s’informent sur une tablette électronique dans 30% des cas alors qu’il y a 3 ans, c’était seulement 3% d’entre eux qui le faisaient).
  • Le temps et le niveau d’attention qu’un consommateur moderne est prêt à accorder à une marque, une émission, une idée, etc est en chute libre. Nous sommes à l’ère de l’interruption. On consomme nos médias à la pièce au moment et dans le format qu’on le désire.

Peu importe de quel côté du pôle on se trouve (Digital VS Trad), un comportement est observable dans tous les segments de consommateurs, peu importe leur âge, sexe, attitudes ou comportements: leur niveau d’attention est à son plus bas. La surabondance de messages, aussi ciblés soient-ils, a fait de nous des êtres imperméables aux annonces, aux interruptions. Je dirais même imperméable à la profondeur. Pour être remarqué, il faut que ce soit bizarre, clinquant ou hautement divertissant, sinon c’est ignoré ou oublié quasiment sur le champ. Il faut se pitcher du haut d’une capsule spatiale aux limites de la stratosphère pour faire les bulletins de nouvelles…

D’accord ou pas, il faut le reconnaître, l’être humain moderne a évolué rapidement au cours des 30 dernières années. Nous sommes désormais conditionnés à ignorer. Conditionnés à oublier. Nous avons développés une forme de réflexe de survie de l’homo sapiens sur-sollicité: une protection qui fait en sorte que notre cerveau gère la surchauffe potentielle en ignorant des milliers de messages et tente désespérément de garder son énergie pour des tâches plus essentielles. Pour percer ce filtre, de plus en plus épais, il ne suffit plus d’avoir le meilleur placement publicitaire, la meilleure création, le meilleur fit avec sa cible. Il faut plus… Et ce « plus » est de plus en plus difficile à cerner. Il faut encore plus d’intelligence, de finesse qu’avant! Le métier de publicitaire n’a pas fini de se renouveler.

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Le « Frientertainment » ou quand vos amis deviennent votre source de divertissement

Il m’arrive d’inventer des mots en français ou en anglais. Je les garde souvent pour moi et des fois je les partage comme ici en mai 2009 où je me sentais en état de webriété, un état qui semble être partagé par plusieurs de mes confrères.

J’ai eu un flash ce matin dans la douche (n’est-ce pas là que prennent forme les meilleures idées?)

On constate ces tendances…

  • Diminution du nombre d’heures de télévision;
  • Lectorat des journaux à la baisse;
  • Proportion de plus en plus grande des gens qui s’informent (nouvelles) en ligne  plutôt qu’en regardant les bulletins de nouvelles ou en lisant les journaux papier;
  • 9 jeunes de moins de 21 ans passent au moins une heure par jour en ligne;
  • L’américain moyen a passé 12% plus de temps à regarder des vidéos en ligne en 2010 qu’il ne l’a fait en 2009;
  • 1/3 des américains possède un téléphone intelligent;

On le sait maintenant, les médias sociaux et internet en général prennent plus de place dans nos vies. La source principale de divertissement des baby boomers et de leurs enfants a longtemps été la télévision. Les choses sont en train de changer. Les grands groupes de médias n’ont maintenant plus le monopole de l’industrie du divertissement. Les générations Y et C ne conçoivent pas la TV comme les plus vieux le font. En effet, les besoins en divertissement  semblent de plus en plus fragmentés (avez-vous lu le bouquin « The Long Tail » de Chris Anderson? C’est un must!) et sont sujet à  être comblés directement par notre cercle d’amis. J’entends « amis sur les réseaux sociaux » comme Twitter, Facebook, YouTube, etc.,  donc pas nécessairement des gens que l’on connaît… 😉

Nous somme maintenant à l’ère du « Friendtertainment » ( né de la juxtaposition de Friend et Entertainement).

  • Les émissions de cuisines de Ricardo et de Clodine concurrencent maintenant avec les recettes  des copains  Francis et Normand. Ces derniers  prennent soin de les partager et de les prendre en photo.
  • National Geographic a maintenant de la sérieuse compétition car Stéphanie, via son iPhone prend désormais en photo colibris et cardinaux qui allègent ses mangeoires. Elle nous fait même le plaisir de transformer ses photos digitales en œuvres d’art analogues avec l’application Hipstamatic;
  • Plus besoin de regarder les nouvelles TVA ou Drôle de vidéos pour que le meilleur vidéo comique viennent à nous. Simplement naviguer sur le mur des nos amis Facebook ou Twitter pour s’abreuver des dernières vidéos comiques qui font sourire les internautes de la planète.
  • Les Manon Leblanc et autres émissions à la « Décore ta vie » pourront bientôt se recycler car maintenant, Guylaine et Sylvie partagent directement leurs trucs déco maison et les photos avant/après de leurs plus récente re-décoration.
  • Et il y a aussi l’ami Sylvain qui nous présente les photos de son chantier d’aménagement paysager avant/après et il partagera avec quiconque ses trucs et astuces.

Vous comprenez où je m’en vais avec tout cela. Plus on a d’amis sur les réseaux sociaux, plus on a de sources de divertissement (et d’information).

Voyeurisme? Je ne crois pas.

Inquiétant ? Pas vraiment. À moins qu’on ne soit à la tête des grands groupes de médias et encore là, il faudra toujours de la matière à partager. Il faut que la bête se nourrisse à quelque part…

N’en demeure pas mois que dimanche soir dernier, je me suis surpris à relaxer tranquillement dans mon salon, avec mon iPad sur les genoux, la TV à off, à me promener sur les murs de mes amis Facebook et les Timeline de mes copains Twitter. J’étais en train de consommer une nouvelle sorte de divertissement, du Frientertainment!

PS: Tous les noms sont fictifs.

Un beau diaporama pour vous aider à faire vos premiers pas dans les médias sociaux

Voilà maintenant 2 ans que je tiens ce blogue sur le marketing et particulièrement le nouveau marketing incluant les médias sociaux et le web marketing. C’est un monde en pleine effervescence dans lequel les certitudes et vérités absolues sont évacuées. La planète « médias sociaux » est, comme vous le savez, en constante mutation. Dans ce contexte, je tente de toujours me méfier des gourous, experts auto-proclamés ou futurologues du monde des médias.

Ce que je vous propose, c’est de tester par vous même ces différents outils ou mieux, bénéficier de mes réflexions et/ou expériences pour bâtir votre propre expertise en la matière. En tant que marketer, vous vous devez de garder un oeil sur ce monde au risque d’être complètement dépassé d’ici quelques années.

En guise de cadeau de Noël et aussi pour clore une année riche en expériences, réflexions, lectures et utilisation des médias sociaux, je vous propose un diaporama qui est un amalgame de pleins de diapositives créées au cours des 2 dernières années et qui résument bien ma vision des médias sociaux. Comment les aborder? Par où commencer? Éviter les pièges.  Etc.

Mais surtout, je tente de vous montrer simplement, comment y faire ses premiers pas sans se ruiner, s’y perdre ou se planter totalement. J’espère que cet outil vous sera utile.

Je vous souhaite un merveilleux temps des Fêtes ainsi qu’une année 2011 remplis de défis et de stimulation intellectuelle.

Note: Merci à Thierry Noël et à Noémi Houde qui m’ont aidé via les diapositives de certaines de leurs présentations, à rendre cette présentation visuellement plus attrayante.