Investissons dans nos enfants

Si vous me lisez de temps en temps ici ou sur Twitter, vous avez peut-être remarqué qu’en plus d’être marketer à temps plein, je suis papa de 3 merveilleux tout petits que j’adore.

Au cours des dernières semaines, vous avez peut-être vu cette publicité sociétale qui est parrainée par La Fondation Lucie et André Chagnon.

Mon coeur de papa est toujours très touché quand je la vois surtout que la petite fille me fait penser à ma propre fille!

Cette pub s’inscrit dans la toute première campagne publique de La Fondation Lucie et André Chagnon qui l’a baptisé  Bien grandir. Elle s’adresse aux parents d’enfants de moins de 5 ans. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce qu’elle m’interpelle sous 2 volets qui me passionnent: en tant que jeune papa qui travaille de longues heures en marketing et, en tant que marketer qui désire s’investir de longues heures avec ses enfants.

En tant que jeune parent qui travaille de longues heures…

  • C’est souvent quand on est jeune que l’on désire faire sa marque et se dépasser professionnellement;
  • On le fait souvent en prenant les bouchées doubles au boulot;
  • Or, c’est à peu près au même âge que l’on prend la belle décision de fonder une famille et d’avoir 1, 2 ou plusieurs petits monstres;
  • C’est avec  l’arrivée du premier petit que  la quête perpétuelle du difficile équilibre entre le temps pour les enfants et le temps pour la job  se présente;
  • C’est cliché et tous les jeunes parents l’ont entendu des dizaines de fois: 0 à 5 ans, ça passe comme un coup de vent;
  • Or, comme beaucoup de spécialistes l’ont affirmé, tout se joue entre 0 et 5 ans;
  • C’est à cet âge que le cerveau de notre enfant se prédispose à l’apprentissage, à la curiosité intellectuelle. Pour reprendre un autre cliché, il est littéralement comme un éponge;
  • « Alors que le Québec se préoccupe au sujet des statistiques alarmantes du décrochage scolaire, il faut rappeler qu’une intervention précoce peut jouer un rôle déterminant sur l’intérêt et la capacité de l’enfant pour « l’accrocher » à l’école », soutient Germain Duclos, psychoéducateur et orthopédagogue.
  • « Le cerveau d’un bébé à la naissance n’a que le quart de la grosseur de celui d’un adulte et il va tripler entre 0 et 3 ans pour atteindre 80 % de sa masse corporelle », explique Julie Brousseau, spécialiste de la petite enfance à la Fondation. « C’est à cette période que le potentiel d’apprentissage de l’enfant est le plus grand. Son cerveau est deux fois plus actif que celui d’un adulte. Dans les faits, il apprend à apprendre. Il faut nourrir directement le cerveau de l’enfant notamment par le toucher, le jeu et le langage. »
  • Les meilleurs pour stimuler le cerveau des tout-petits, ce sont leurs parents: par leur folie, leur présence, leurs mises en scène, leurs chansons, leurs fous rires, leurs gestes, leurs histoires. Ces derniers sont les « idoles » de leurs enfants. Même la meilleure éducatrice ne rivalise pas avec le parent aux yeux d’un enfant;
  • Encore faut-il que les parents en soient conscients et qu’ils fassent les choix de carrière leur permettant d’être présents pendant cette période unique et spéciale. Pas toujours facile…:-)

C’est pour ces raisons et bien d’autres reliées à mon rôle de papa que je trouve les initiaves de sensibilisation de la Fondation Chagnon tellement à propos. Collectivement, nous ne pouvons négliger ces années car elles représentent un investissement dans notre société de demain. Et, on ne petu malheureusement pas les rattraper. Cet investissement doit s’amorcer dès la petite enfance, pas seulement lors de l’entrée à l’école où le chemin est tracé par le Ministère de l’Éducation.

En tant que marketer qui désire s’investir de longues heures avec ses enfants

Si je vous parle ici sur ce blogue de marketing, c’est aussi parce que cette campagne utilise des moyens modernes et originaux pour en accroitre sa diffusion. Tel que décrit plus haut, j’avais vu les messages télé mais c’est un gentil courriel de la blogueuse Sophie Labelle qui m’a incité à vous parler de cette belle campagne. Le titre de son courriel était: Tu es papa? Tu es une vedette! J’ai trouvé cette approche personalisée fort intéressante et très originale. Je dois être honnête, malgré l’approche originale, c’est avant tout parce que la cause est importante à mes yeux si je vous en parle ici. Alors, voici en vrac quelques éléments de la stratégie 2.0 attachée à cette campagne de sensibilisation.

La Fondation a décidé de faire appel aux blogueuses et blogueurs  sachant que la plupart d’entre eux font partie du groupe cible : des papas et des mamans d’enfants de 5 ans et moins. De plus, les parents se réfèrent beaucoup à d’autres parents pour avoir des trucs et des conseils sur la vie de famille. Aussi, ils ont pris le pari  que de rejoindre la communauté des mamans blogueuses, qui est tissée très serrée, seraient une bonne idée.

La création de badges (ou widgets), telle que celle que je viens d’installer dans la colonne droite de mon blogue, est venue de l’idée de ne pas mettre trop de pression sur les blogueurs et de leur offrir le choix de montrer leur appui à la campagne sans nécessairement écrire un long billet. Moi, j’ai fait le choix d’en faire un billet mais j’aurais pu seulement faire paraître ce widget sur mon blogue.

La campagne Bien Grandir de la Fondation Lucie et André Chagnon s’échelonne sur 1 an et demi. Le site Internet biengrandir.com évoluera au fur et à mesure que la campagne se développera. Le volet blogueur s’effectue donc de façon « très soft », sans de trop grandes contraintes de temps. On veut que les gens s’approprient le message, prennent le temps de s’informer, posent des questions, etc.

Le tout est jumelé à des démarches de relations de presse traditionnelles. Donc, on ne mise pas que que sur le web 2.0. Avouez par contre, que ca s’avère être un excellent complément aux relations publiques traditionnelles.

La grande majorité des parents est au courant de l’importance de stimuler tes enfants en bas âge. Toutefois, peu de parents savent que leurs gestes quotidiens ont aussi un impact majeur sur la réussite scolaire future de leurs enfants. Avec cette campagne, on veut que les parents sachent que c’est réellement dès la naissance jusqu’à 5 ans qu’ils permettront à leur enfant « d’apprendre à apprendre » et de se développer plus facilement à l’école. La Fondation souhaite revaloriser le rôle des parents, car, selon un récent sondage, près de 70 % des parents d’enfants de moins de 6 ans ne sentent pas que la société valorise le rôle parental…

La Fondation Lucie et André Chagnon a pour mission de contribuer au développement et à l’amélioration de la santé par la prévention de la pauvreté et de la maladie en agissant principalement auprès des enfants et de leurs parents.

En sensibilisant les parents au rôle crucial qu’ils jouent auprès des enfants de 0 à 5 ans, la Fondation compte les inciter à offrir aux tout-petits un environnement encore plus riche en expériences positives — sur tous les plans. Le résultat escompté : permettre aux jeunes enfants de développer leur plein potentiel et d’être bien préparés pour leur réussite éducative.

Cette campagne  se déploie en collaboration avec de nombreux partenaires et intervenants qui gravitent autour de la petite enfance. Merci à tous ceux qui y contribuent, de près ou de loin. C’est en travaillant de façon concertée que nous réussirons à améliorer la qualité de vie de nos enfants.

Investissons dans nos enfants!

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Les polémistes et vous

Depuis quelques semaines (et dans le fond plusieurs mois…) une guerre de tranchée sévit sur le web et dans les medias traditionnels. Un débat quasi stérile entre 2 clans.  Leurs armes sont redoutables. À coup de billets incendiaires et de commentaires sur les blogues (d’autres exemples ici et ici), de conférences, de présences télé ou radio ou de web-diffusions,  ces deux clans se rangent chacun de leur côté et semblent durcir leur position. On se traite de « chantre », de « journalistes qui vomissent » . C’est pas jojo. Divertissant mais pas jojo ;-). Ils tentent éperdument de démontrer qu’ils ont raison.

C’est bien beau les débats philosophiques mais comme je dis souvent à ma douce, j’aime mieux avoir la paix qu’avoir raison. (ici, je fais bien sûr référence à la paix d’esprit). À un moment donné, il faut arrêter de s’obstiner et avancer. C’est pas mal plus zen et meilleur pour la santé. Ces obstinations et géguerres intestines ne mènent à rien selon moi. (Quelques uns adoptent un discours d’ouverture  tels que Dimitri Gourdin dans ce billet qui nous donne la perspective d’agence sur cette confrontation entre le marketing traditionnel et le web 2.0.)

La confrontation du passé et du futur

D’un côté, on retrouve les traditionalistes des médias. Ceux qui défendent le statu quo. Ceux qui prétendent que les journaux, la télé, l’affichage ne vont pas mourir. Leur discours se résume à « Ces médias ont leurs raisons d’être et que c’est pas vrai que le web va venir tuer une recette qui marche bien depuis si longtemps ». Le temps fera son oeuvre et petit à petit, leur discours ne tiendra plus la route. En attendant, laissons-les jouer à l’autruche tout seuls. Ils vivent dans le passé.

De l’autre côté du spectre, on retrouve les « gourous » des nouveaux médias. Ceux qui ne jurent que par le web. Ils ne manquent pas une occasion de ridiculiser les tarlas qui lisent encore leur journaux en version papier, qui font encore de la publicité à la TV ou à la radio ou ceux qui n’ont pas leur compte Twitter. Ils me font rire, ils m’intéressent et j’aime les lire et les écouter. Il m’ouvrent vers de nouveaux horizons. Ils changent souvent d’idée. Ils aiment bien s’amuser à faire des prédictions.Ils vivent dans le futur.

La réalité: les gestionnaires marketing vivent au présent et préparent l’avenir

J’aime la polémique et les débats d’idées mais encore faut-il que ca mène à quelque part. Il faut que ça fasse avancer le débat. Dans ce cas-ci, le débat stagne et vous savez quoi, je n’en ai rien à foutre de qui a ou aura raison. Toutes ces prédictions, c’est de la bullshit. Arrêtez de jouer aux Nostradamus et retournez un peu à la base. Moi, tout ce qui m’intéresse, c’est d’avancer, de progresser, pas de défendre des positions statiques. Les consommateurs moyens, vos clients,  eh bien, eux-aussi vivent au présent.

 Si tous ces gourous et autres défendeurs du statu quo arrêtaient de s’obstiner pour essayer de savoir qui pisse le plus loin et essayaient de travailler ensemble à établir des guides, des pratiques concrètes afin d’aider les gestionnaires marketing ouverts au changement à intégrer ces nouveaux outils de manière équilibrée dans leur mix-marketing, je pense que tout le monde en sortirait gagnant. Autant les débatteurs d’idées que les praticiens du marketing. De grâce, arrêtez de vous peinturer dans le coin, vous ne rendez service à personne.

Je suis un adepte  des nouveaux médias (relativement récent, la preuve vous me lisez sur mon blogue ;-)) et en tant que marketer , je pense qu’il faut être carrément myope pour les ignorer. J’en ai parlé dans des billets précédents.  Le marketing est en train de se réinventer et les pionniers de cette révolution seront les gagnants de demain. Si Barack Obama à la Maison Blanche est capable d’embrasser cette révolution alors, vous en êtes tout aussi bien capables. Il n’est peut être pas nécessaire pour tous les marketers d’abandonner tout ce qu’ils faisaent pour se tourner uniquement vers du Web 2.0 mais au minimum, il faut avoir la curiosité d’oberver et d’analyser ce qui se passe, parce que ca se passe vite et vous rsiquez de vous faire dépasser rapidement.  Jean-Sébastien Chouinard d’Adviso Conseil a fait un billet sur les 5 niveaux d’un gouvernement 2.0 qui peut être repris par une PME désireuse d’évoluer dans cette direction. Commencez donc par la base.

Si vous me lisez sur ce blogue, vous êtes dans la bonne direction. Allez-y. Testez, expérimentez. Prenez des risques. Récupérez les bons coups des autres mais surtout, ne vous attardez pas aux polémistes qui ne cherchent qu’à défendre leur opinion. Foncez.

Ne jamais dire jamais.

Note: Ce billet a été rédigé en réaction à l’article « RIP, les RP? Jamais! » dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui.

Je voulais réagir directement sur le site d’Infopresse  mais après avoir tout tapocher mon commentaire et appuyé sur « ajouter », Pouf! une page d’erreur apparait. Ca fait une couple de fois que ca m’arrive alors là je vais réagir directement ici sur mon « hub » à moi. Moins de coverage sans doute mais au moins on pourra débattre de la question! C’est plate parce que même si Infopresse essaie d’engager une converstion avec ses lecteurs, ils mettent tellement moins de barrières que ça vient freiner les élans de bien des gens. Il n’y a à peu près jamais de commentaires sur les articles qu’ils publient en ligne…, M’enfin comme dirait Gaston Lagaffe.

Je veux simplement réagir à un article publié dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui  à propos des pôôôôôôvres firmes de relations publiques. L’article a été rédigé par Monsieur André Bouthillier, président de Communications André Bouthillier.

Je pense que Monsieur Bouthillier fait fausse route avec son argumentaire. Il tente de « victimiser » les firmes de relations publiques avec ce discours qui se veut en quelque sorte, une réponse, aux pourfendeurs des relations publiques. Je ne suis pas un officiel pourfendeur des RP mais j’essaie juste d’apporter un regard neutre sur leur situation.

Quelques exemples tirés du texte de M. Bouthillier: 

  • « Certains pseudo-critiques se plaisent à associer les relations publiques à l’«industrie du mensonge»;
  • « Je suis toujours choqué d’entendre de fins observateurs parler d’«opérations de relations publiques» ou encore traiter les relationnistes (quel nom affreux!) de manipulateurs des journalistes. »

Son discours me fait un peu penser à celui de  la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ), que Michelle Leblanc a gentiment ironisé avec son billet « La FPJQ et les fabricants de fouet, même combat »: une démonstration flagrante de myopie marketing.

Ce ne sont pas les pourfendeurs des relations publiques qui feront disparaitre les relationistes et boites de PR si elles ne se ré-inventent pas,  mais plutôt:

  • des changements profonds dans les habitudes de consommation des médias (autnat les médias traditionnels que les nouveaux);
  • les modes de diffusion de ces derniers;
  • mais surtout la perception que les consommateurs ont des médias traditionnels.

Les boites de PR ont grandi et fait des profits monstres sur la prémisse qu’il faille « packager » le message et le diffuser au plus grand nombre possible. C’est là qu’ils apportaient de la valeur. Malheureusement, ca ne fonctionne plus. Je ne vous apprend rien en vous disant que les médias de masse (Journaux, télé, etc) sont en processus de ré-invention. Ils se cherchent. Ils cherchent le bon modèle d’affaires car celui sur lequel ils ont surfé pendant si longtemps ne tient plus. La raison d’être des firmes de PR a longuement été à la remorque des médias de masse donc, elles doivent se ré-inventer elles aussi. Ce n’est pas ce que j’observe pour l’instant.

On ne veut plus de messages préfabriqués

Les consommateurs recherchent de plus en plus de transparence et d’authenticité. Ca devient un critère décisionnel d’achat particulièrement auprès de la génération X (et même de la génération Y pour ma part!). Ces derniers ont horreur des messages « packagés ». Ils ignorent tout ce qui sonne comme un communiqué de presse. Or, c’est expressément  ce qu’une grande majorité de boite de PR font: packager des messages et rédiger des communiqués de presse (qui ne sont plus lus par personne).

Internet n’a pas de concurrence en terme de performance de diffusion de contenu

Pour ce qui est de la diffusion, pas besoin d’en discuter longtemps. En quelques clicks de souris, on peut diffuser à une,  5000 ou 100000 personnes. C’est le même prix. Alors, pour la diffusion, le modèle d’affaire des relationnistes tient mal la route. En 2002, Al et Laura Ries écrivaient un best seller dans la communauté marketing: « The Fall of Advertising & the Rise of PR ».

Book Cover

Force est d’admettre que 7 ans après, la publicité traditionnelle poursuit sa chute mais je ne suis pas convaincu que les RP sont en si forte progression. J’attends le livre d’un autre gourou du marketing qui pourrait s’intituler: « The Fall of PR, the Rise of User-Generated Content »!

Qu’en pensez-vous? N’hésitez pas à commenter ci bas.