Les nouvelles métriques sociales selon Jean-Francois Renaud, Associé chez Adviso

C’est bien connu, le web marketing a comme avantage indéniable sa facilité de mesure. Plus facile à dire qu’à faire… Dans cette présentation, Jean-Francois Renaud, Associé chez Adviso nous donne un tour d’horizon très complet des nouvelles métriques du marketing social ou en d’autres termes, les outils de mesure du web social.

Ce que vous trouverez dans cette présentation (ou pourquoi je trouve judicieux de partager ce document sur mon blogue)

Jean-Francois aborde les fonctionnalités sociales de Google Analytics  et c’est une des raisons de partager ce document ici car j’ai été frappé par la puissance et la précision des outils de mesure de conversion de Google Analytics pour le traffic en provenance des médias sociaux. Les geeks de Mountain View n’ont pas chômé ces derniers temps!

Par ailleurs, on y découvre aussi le pendant analytique de Facebook soit, Facebook Insights. Tout marketer se doit au minimum de connaitre l’existence de ces outils mais surtout d’en faire l’utilisation. Quiconque a déjà administré un compte Facebook a pu constater la quantité d’information analytique disponible. Comme je me plais souvent à dire: « Too Much Info Kills Info« . Les gens d’Adviso nous recommandent 3 métriques clés à surveiller sur Facebook.

Par la suite, on y trouve les métriques à considérer sérieusement si l’amélioration de notre SEO est un objectif de notre stratégie de médias sociaux (ce qui devrait être le cas…) Et finalement, les autres métriques à considérer dont Klout qui mesure supposément l’influence… 😉

En somme, un document complet qui me faire dire que j’aurais peut-être dû me déplacer et participer à ce RDV web mais surtout qu’il est grand temps d’ajuster nos budgets marketing aux nouvelles réalités de consommation des médias car présentement il y a une déconnexion entre les budgets dépensés des les temps alloués aux différents médias.

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Les tendances web 2012 selon Adviso

Le monde du marketing évolue vite. Si vite que c’est souvent difficile de garder le rythme, particulièrement avec le marketing web. C’est pour cela que j’aime bien Adviso. Ils me permettent d’extraire le bon grain de l’ivraie. Alors on prend un peu de recul et on regarde les tendances lourdes de 2012 dans le merveilleux monde du marketing web.

Médias sociaux: des mesures de retour sur investissement annoncent la fin de la récréation pour bien des gestionnaires de communauté

Certains diront que c’était une question de temps, d’autres diront qu’il était grand temps mais les données publiées récemment par Bazaarvoice et The CMO Club confirment qu’une majorité de marketers prévoient changer leur façon de mesurer les efforts (dollars) investis dans les médias sociaux. L’éternelle question du ROI en matière de médias sociaux trouvera-t-elle une réponse finale? Je ne sais pas mais la volonté de mesurer l’impact direct sur les revenus des dollars investis dans ces nouveaux médias semblent bien claire.

C’est une excellente nouvelle car malgré la bonne volonté de beaucoup de dirigeants d’entreprise, il faut être honnêtes, les efforts mis dans les médias sociaux ces dernières années étaient bien souvent basés sur des voeux pieux et des espoirs de rendements futurs. L ‘attrait de la « saveur du moment » semblait trop fort pour résister chez certains dirigeants. Ce qui ne fût pas nécessairement une mauvaise chose si ces efforts ont été modérés, modulé et soigneusement investigués. Dans ce contexte, les entreprises qui ont pris le virage il y a quelques années sont gagnantes car elles ont appris de leurs récentes expériences et ont grandi en apprenant à naviguer dans ces nouvelles « eaux marketing » que représentent les médias sociaux

eMarketer estime que quatre entreprises sur 5 aux États-Unis avec 100 employés et plus vont utiliser les médias sociaux dans leur coffre à outils marketing en 2011.

Jusqu’à l’an dernier, la mesure principale (et aussi la plus facile à utiliser) était le trafic généré sur un site donné. Je l’ai utilisé à maintes reprises et une implantation bien simple de Google Analytics permet d’obtenir le trafic des sites référents comme ceux des sites de réseaux sociaux. Cette mesure demeurera tout à fait viable en 2011 puisqu’elle permet simplement et de facon quasi-instatanée de visualiser l’impact des actions sur les médias sociaux.

Metrics Used by CMOs Worldwide to Measure the Value of Social Media Marketing Activities, 2010 & 2011 (% of respondents)

Par contre, si on regarde la 2e mesure qui risque d’être priorisée par les CMOs américains, on note un changement majeur:  plus du double des entreprises sondée s prévoient inclure des mesures de conversion en 2011. Un bond de 6 dans l’échelle des priorités des CMOs. Ce sont mes copains chez Adviso qui seront contents puisque leur credo « Nous sommes obsédés de la conversion » commence à récolter des disciples! Ce qui est fort positif à mon avis car comme on dit, c’est là qu’on va démêler les moineaux des hirondelles. L’un des principaux attraits du marketing digital soit, la mesure et l’analyse, était un peu mis de côté aux dépens du buzz et de l’urgence de « faire quelque chose sur les médias sociaux ». La récréation a sonné. Des objectifs de conversion clairs devront être étalés avant de lancer quelque effort que ce soit,

Donc, ce n’est pas que le nombre de fans ou le nombre  d’interactions ou de « followers » seront ignorés mais la véritable question que les marketers devront être en mesure de répondre sera: combien de nouveaux revenus pouvont nous attribuer à nos efforts sur les médias sociaux?

Pour ce qui est des autres mesures « soft » d’impact des medias sociaux par type, il semble que pour une majorité de marketers, Facebook demeure l’outil avec le meilleur retour sur investissement selon cette même étude. Donc, si vos ressources sont limitées, votre priorisation dans l’utilisation des médias sociaux devrait se faire dans cet ordre:

Social Media Marketing Activity with the Highest ROI According to CMOs Worldwide, Oct 2010 (% of respondents)

Évidemment, vous devez considérer vos besoins, vos ressources, vos segments-cibles et surtout vos objectifs dans le choix de vos outils. Mais comme pour beaucoup d’entreprises, les ressources à investir en médias sociaux ne sont pas infinies, il est logique de commencer où nos dollars risquent de rapporter plus. Cette prioriation vient confirmer ce que je disais sur le blogue de Michelle Blanc la semaine dernière dans un commentaire sur son billet « Pourquoi Twitter est supérieur à Facebook dans une optique marketing et relations publiques. Je n’étais pas d’accord sur cette affirmation mais c’est de bonne guerre avec Michelle 😉

MAJ le 8 février 2011

Un bon billet de Frédérick chez Adviso qui vous explique comment migrer de la conversation à la conversion.

5 types de billets pour un blogue en santé

Je blogue depuis maintenant presqu’un an. Comme je ne suis pas blogueur professionnel, j’écris différents types de billets: certains plus fouillés que d’autres, d’autres totalement à côté de ma ligne éditoriale, certains plus ou moins sérieux. Le but étant toujours de me présenter sous plusieurs facettes et ainsi rejoindre différents publics, toujours en tentant d’être pertinent ou au moins, divertissant. Depuis le début, je le fais intuitivement.

Or, j’ai appris récemment via une présentation de Rick Burnes , Gestionnaire  Marketing de Hubspot intitulée « Advanced Business Blogging » qu’une de clé du succès quand on tient un blogue est d’avoir un judicieux mélange de types de billets. Comme pour un quotidien tel La Presse, il faut rechercher l’équilibre entre les nouvelles fraîches, des nouvelles exclusives, des vidéos, des textes d’opinion, des photos, etc. Je pense que ca peut s’appliquer à tous les types de blogues, que l’on tienne un blogue sur le marketing dans les PMEs comme le mien ou si on est un chanteur dans un band heavy métal qui cherche à se faire découvrir. 😉

Rick Burnes propose une  typologie de 5 types de billets que l’on doit chercher à doser pour obtenir du succès avec un blogue.

1. »Raisin Bran »: billets de tous les jours assez basic.

raisinbran Ces billets peuvent être de type « How To » et indiquent comment effectuer telle ou telle tâche. Ils visent à éduquer. Ils sont riches en mots clés sur le sujet donné. On doit devenir assez bon et efficace dans la rédaction de ce type de billet. Avant de les publier, s’assurer qu’ils vont être utiles pour le public que l’on cible. Est-ce que d’autres billets similaires existent? Si oui, tenter d’ajouter de la valeur mais ne pas redire en d’autres mots ce qui a déjà été dit ailleurs.

Quelques exemples de ce type de billet: un billet de Marie Kuter chez Adviso qui donne les 12 bonnes pratiques à adopter pour des infolettres (newsletters), ou celui-ci de Jeremiah Owyang de Forrester Research qui nous donne (en anglais) les 10 étapes à suivre afin de démarrer une commaunauté en ligne. Il y a aussi celui-ci du copain Ben Tremblay qui indique comment créer une page Facebook pour un entreprise.

2. « Épinards »: billets réfléchis, santé.

spinach Le but de ces billets est de positionner votre blogue comme un leader d’opinion dans votre domaine. Vous devez investir un peu de temps dans ces billets car c’est ce qui fait la différence entre un billet qui ressemble à tous les autres billets et le vôtre qui est rempli de vitamines et de nutriments pour l’esprit. En général, on ne fait pas trop de ce genre de billets.

Une exemple est ce billet de Stéphane Guérin, prolifique blogueur et source d’inspiration, où il fait un état de la situation de la blogospère francophone. Michelle Blanc publie aussi pas mal de ce genre de billets où elle présente clairement sa position sur un sujet donné et appuie ses propos de données ou d’hyperliens corroborant son point de vue. Récemment, elle a publié ce billet en réaction à un commentaire sur son blogue ayant trait à l’espace que l’on occupe dans les médias sociaux.

3. « Rosbifs »: Les gros billets du blogue (comme quand on recoit la fin de semaine).

RosbifIls requièrent beaucoup, beaucoup de travail et de recherche. Ils contiennent des tonnes de liens et ont le potentiel de générer de fortes discussions et beaucoup d’attention dans la blogosphère. On doit les choisir avec précaution.

En mars dernier, je me questionnais pas mal sur Twitter et sur son utilité, j’ai alors entrepris  des recherches afin de m’abreuver sur ce sujet. Je me suis mis dans la peau de quelqu’un comme moi, qui venait tout juste d’être frappé par l’engouement de Twitter et qui ne savait pas par où commencer.  Je tente de garder  ce billet à jour en y ajouter des MAJ (Mises à jour) puisque Twitter est en constante évolution. Depuis ce temps, mon billet « Twitter pour les nuls » est le plus lu et un des plus commenté sur mon blogue et a été repris par plusieurs blogues dont celui de Presse-Citron qui est un des blogues les plus lu en France ou celui d’Agent Solo ici au Québec. La preuve que les efforts que l’on met dans un billet finissent par être reconnus par nos pairs…

4. « Tabasco »: Les billets qui mettent le feu aux poudres…(ou qui nous brûlent les lèvres!)

tabascopreviewIls débutent généralement par des prises de position sans équivoque. Même si je ne veux pas que la citer en exemple, la prolifique blogueuse francophone, Michelle Blanc, excelle vraiment dans ce type de billet. Vous en trouverez un bon exemple ici, et d’autres ici et ici. Ces billets ont leur place dans la blogosphère car ils permettent les échanges d’idées et forcent les débats. Évidemment, on doit d’être préparé à se défendre. On doit aller au « batte » comme on dit et avoir le courage de nos convictions sinon on se ferme la trappe. Ces billets génèrent beaucoup de commentaires et de liens. Il faut faire attention de ne pas publier strictement ce genre de billet sur son blogue car ils peuvent ternir votre crédibilité. Aussi, attention aux trolls avec ce genre de billets…

5. « Gateau au chocolat »: Les billets tendres et sucrés (ou amers…)

Chocolate CakeJe crois énormément en ce genre de billet même sur les blogues professionnels. Il permettent de faire revenir vos lecteurs car ils contribuent à rendre votre blogue cool et l’fun. Si quelqu’un cherche du contenu sérieux, drabe et dénué de toute forme d’opinion, il n’a qu’à lire le journal. 😉 Les blogueurs n’ont pas de code ou de ligne à suivre dicté par un éditeur. Ils se dotent de leur propre ligne éditoriale qui est fonction de leurs valeurs et leurs convictions. Ils peuvent se permettre quelques écarts et c’est personnellement ce que j’apprécie le plus chez les blogueurs que je m’efforce de suivre: un judicieux mélange de crédibilité, de pertinence et de fun. Ces billets sont une excellente facon de montrer votre côté givré et de rire de vous même un tant soit peu. Étonnemment, ils sont de forts générateurs de traffic et de liens. Ils contiennent souvent une image ou une vidéo ou expose une situation loufoque. De mon côté, je tente de garder ces billets pour le vendredi mais j’ai fait quelques écarts…Mes coups de coeur s’y retrouvent mais j’y insère aussi mes coups de gueule sur divers sujets

Quelques exemples: Un billet à propos de la clarté (en anglais)La dinde de Noel d’Adviso, La sauce Ragu de Michelle ou le billet sur l’utilité des cravates de Steph Guérin.

En somme, tentez de suivre le « Guide Élémentaire des Blogues Canadiens » 😉 et assurez-vous de fournir à votre blogue les 5 types de billets.

Vous pouvez télécharger la présentation originale ici ou ci-bas.

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Des trucs simples pour améliorer votre positionnement dans Google

Au webcom 2009 qui s’est tenu le 13 mai dernier, Simon Lamarche a présenté une excellente conférence que j’ai ratée pour participer à la conférence donnée par Anastasia Semitsis de W.ili.am. Ma couverture de sa conférence ainsi que des autres auxquelles j’ai assisté se trouve dans l’outil de recherche de Twitter ici. Cela dit, la conférence d’Anastasia portait sur l’ergonomie des sites et j’ai beaucoup aimé.

Par contre, j’ai entendu d’exxxxcellents commentaires sur la présentation de Simon. J’étais alors très content de voir que mes amis chez Adviso l’avait mise sur SlideShare ce matin. Je la partage donc ici avec vous. Simon donne une série de trucs simples servant à améliorer notre positionnement dans Google pour accroitre votre trafic et augmenter la conversion des utilisateurs une fois sur votre site. Comme je le dis souvent, si Google ne vous « voit » pas, vous êtes personne…

MAJ le 21 mai 2009

MAJ le 2 juin 2009

Les polémistes et vous

Depuis quelques semaines (et dans le fond plusieurs mois…) une guerre de tranchée sévit sur le web et dans les medias traditionnels. Un débat quasi stérile entre 2 clans.  Leurs armes sont redoutables. À coup de billets incendiaires et de commentaires sur les blogues (d’autres exemples ici et ici), de conférences, de présences télé ou radio ou de web-diffusions,  ces deux clans se rangent chacun de leur côté et semblent durcir leur position. On se traite de « chantre », de « journalistes qui vomissent » . C’est pas jojo. Divertissant mais pas jojo ;-). Ils tentent éperdument de démontrer qu’ils ont raison.

C’est bien beau les débats philosophiques mais comme je dis souvent à ma douce, j’aime mieux avoir la paix qu’avoir raison. (ici, je fais bien sûr référence à la paix d’esprit). À un moment donné, il faut arrêter de s’obstiner et avancer. C’est pas mal plus zen et meilleur pour la santé. Ces obstinations et géguerres intestines ne mènent à rien selon moi. (Quelques uns adoptent un discours d’ouverture  tels que Dimitri Gourdin dans ce billet qui nous donne la perspective d’agence sur cette confrontation entre le marketing traditionnel et le web 2.0.)

La confrontation du passé et du futur

D’un côté, on retrouve les traditionalistes des médias. Ceux qui défendent le statu quo. Ceux qui prétendent que les journaux, la télé, l’affichage ne vont pas mourir. Leur discours se résume à « Ces médias ont leurs raisons d’être et que c’est pas vrai que le web va venir tuer une recette qui marche bien depuis si longtemps ». Le temps fera son oeuvre et petit à petit, leur discours ne tiendra plus la route. En attendant, laissons-les jouer à l’autruche tout seuls. Ils vivent dans le passé.

De l’autre côté du spectre, on retrouve les « gourous » des nouveaux médias. Ceux qui ne jurent que par le web. Ils ne manquent pas une occasion de ridiculiser les tarlas qui lisent encore leur journaux en version papier, qui font encore de la publicité à la TV ou à la radio ou ceux qui n’ont pas leur compte Twitter. Ils me font rire, ils m’intéressent et j’aime les lire et les écouter. Il m’ouvrent vers de nouveaux horizons. Ils changent souvent d’idée. Ils aiment bien s’amuser à faire des prédictions.Ils vivent dans le futur.

La réalité: les gestionnaires marketing vivent au présent et préparent l’avenir

J’aime la polémique et les débats d’idées mais encore faut-il que ca mène à quelque part. Il faut que ça fasse avancer le débat. Dans ce cas-ci, le débat stagne et vous savez quoi, je n’en ai rien à foutre de qui a ou aura raison. Toutes ces prédictions, c’est de la bullshit. Arrêtez de jouer aux Nostradamus et retournez un peu à la base. Moi, tout ce qui m’intéresse, c’est d’avancer, de progresser, pas de défendre des positions statiques. Les consommateurs moyens, vos clients,  eh bien, eux-aussi vivent au présent.

 Si tous ces gourous et autres défendeurs du statu quo arrêtaient de s’obstiner pour essayer de savoir qui pisse le plus loin et essayaient de travailler ensemble à établir des guides, des pratiques concrètes afin d’aider les gestionnaires marketing ouverts au changement à intégrer ces nouveaux outils de manière équilibrée dans leur mix-marketing, je pense que tout le monde en sortirait gagnant. Autant les débatteurs d’idées que les praticiens du marketing. De grâce, arrêtez de vous peinturer dans le coin, vous ne rendez service à personne.

Je suis un adepte  des nouveaux médias (relativement récent, la preuve vous me lisez sur mon blogue ;-)) et en tant que marketer , je pense qu’il faut être carrément myope pour les ignorer. J’en ai parlé dans des billets précédents.  Le marketing est en train de se réinventer et les pionniers de cette révolution seront les gagnants de demain. Si Barack Obama à la Maison Blanche est capable d’embrasser cette révolution alors, vous en êtes tout aussi bien capables. Il n’est peut être pas nécessaire pour tous les marketers d’abandonner tout ce qu’ils faisaent pour se tourner uniquement vers du Web 2.0 mais au minimum, il faut avoir la curiosité d’oberver et d’analyser ce qui se passe, parce que ca se passe vite et vous rsiquez de vous faire dépasser rapidement.  Jean-Sébastien Chouinard d’Adviso Conseil a fait un billet sur les 5 niveaux d’un gouvernement 2.0 qui peut être repris par une PME désireuse d’évoluer dans cette direction. Commencez donc par la base.

Si vous me lisez sur ce blogue, vous êtes dans la bonne direction. Allez-y. Testez, expérimentez. Prenez des risques. Récupérez les bons coups des autres mais surtout, ne vous attardez pas aux polémistes qui ne cherchent qu’à défendre leur opinion. Foncez.

Twitter pour les nuls

Je ne suis pas un techno-geek. Je suis un simple gars de marketing qui connait le bon vieux marketing traditionnel et qui a un fort penchant vers les outils web qui caractérisent le nouveau marketing. Si vous êtes un wiz du web, ne lisez pas ce qui suit. Ce billet va intéresser ceux qui ont déjà entendu parler de Twitter et qui ne savent pas trop c’est quoi et à quoi ca sert et aussi ceux qui n’ont aucune idée de c’est quoi ce petit oiseau-là.

twitter-bird

Qu’est-ce que Twitter?

Twitter est présentement « The Talk of the Town » dans le monde du marketing internet et des médias sociaux, du moins ce que j’en suis… Ce petit oiseau est en effet sur tous les fils… J’en entends parler depuis des mois en ligne, sur les blogues et sur Twitter-même, puisque j’y ai mon compte depuis décembre 2008. Même Mitsou sonnait comme une techno-geek enthousiaste en parlant de Twitter sur les ondes de Radio-Energie à Montréal mercredi dernier!

Un outil de connection sociale

Selon, Wikipédia, l’actuelle définition de Twitter est:

« un outil de réseau social et de microblogage qui permet à l’utilisateur de signaler à son réseau « ce qu’il est en train de faire ». Il est possible d’envoyer et de recevoir ces updates (mises à jour) par l’Internet, par messagerie instantanée ou par messagerie numérique.
On appelle ces updates des
tweets (gazouillis en anglais). La particularité des tweets : ils sont courts, d’une longueur maximale de 140 caractères, ce qui permet de mettre à jour son Twitter de manière brève et spontanée. »

Bruno Guglielminetti, dans le Devoir du 27 janvier dernier, indique que

 » Twitter, ce n’est pas du courrier électronique, ce n’est pas de la messagerie instantanée, ce n’est pas du clavardage, ce n’est pas un forum de discussion, ce n’est pas un site de nouvelles, ce n’est pas Google, ce n’est pas Facebook. Mais Twitter, c’est un peu tout ça en même temps. »

Alors, n’en déplaise à certains, Twitter n’est pas un outil visant à perfectionner l’art d’être « Twit ». (Avouons qu’au premier regard, un Tweet, ca sonne bizarre en français du Québec!)

Twitter se définit comme un outil pour rester connecté avec ses amis, connaissances, entreprises ou groupes d’intéret, mais ca va beaucoup plus loin que cela. Beaucoup de « twittereurs » (Michelle Blanc les appelle comme cela donc ca doit être ça le terme!) ont beaucoup plus de followers que d’amis dans la vraie vie (Ex. Guy Kawasaki a 83549 au moment où je rédige ces lignes…).

La simplicité d’utilisation de Twitter et la nature instantanée des messages différencient Twitter d’autres medias sociaux comme Facebook à mes yeux. De plus, ce n’est pas vrai que l’on ne discute que de ce que l’on est train de faire ou autres anecdotes futiles sur Twitter. Il y a un peu de cela certes mais c’est beaucoup plus puissant et en même temps beaucoup plus attrayant d’un point de vue marketing.

Alors, lorsqu’on ouvre son compte Twitter, on peut décider de « suivre » (follow) des gens qui nous intéressent ou qui « tweet » sur des sujets qui nous intéressent. Et ça va dans les deux directions, d’autres utilisateurs de Twitters peuvent décider de vous suivre (devenir des followers) de vos « tweets » et ainsi constituer une audience pour tous les « tweets » que vous diffuserez.

Mais qui est sur Twitter? Vous pouvez voir leur profil socio-démographique ici.

Voilà pour la partie « Sociale » de Twitter. De mon côté, j’ai quelques amis que je « follow » sur Twitter mais mon utilisation est presqu’entièrement professionnelle. Les gens que je suis sont des pro du marketing, du  web, des pros de blogues, etc, ils sont en quelque sorte mes antennes sur le web. Vous pouvez les voir ici.

Un outil « Business »

Les possibilités de Twitter sont quasi-infinies: Marketing, branding, politique, broadcasting , celebrity building, recherche marketing et bien plus… C’est à ce point grand que je crois que le modèle d’affaires de Twitter se bâtit à mesure que les dirigeants découvrent les utilisations que les gens en font

MAJ 7 le 23 mars 2009: Tiré du blogue de Lilian Mahoukou, 77 idées pour le business Model de Twitter. (La preuve que l’avion se construit en plein vol…)

Au delà de l’utilité sociale de Twitter, je crois que son usage dans un contexte d’affaires viendra bouleverser nos facons plus traditionnelles de faire du marketing. Même si 140 caractères peuvent sembler trop courts pour communiquer des informations d’importance, vous seriez surpris de ce qui peut être dit en si peu de mots. D’un point de vue marketing, ça nous force à être concis et dans une ère où tout se déroule si vite, se discipliner à avoir des messages courts et précis ne peut qu’être une bonne chose.

Au delà de ces messages très courts, c’est surtout la capacité d’entretenir des conversations avec ses clients qui m’apparait le plus bénéfique de Twitter. On dit souvent que les entreprises qui obtiennent du succès sont celles qui écoutent leurs clients et utilisateurs. En ce sens, Twitter est une plate forme de choix pour ouvrir ses oreilles d’entreprise de manière très directe et instantanée. Pas de décalage sur le web, c’est live à 100%.

Un bon exemple de cet instantanéité est illustré ici dans un billet d’Adviso publié lors du dernier SuperBowl.

Zappos, le site de vente en ligne de souliers le plus populaire a sauté dans la vague Twitter à pieds joints et à travers toute l’entreprise.  Le PDG de Zappos, Tony Hsieh est tellement enthousiaste face à l’utilisation de Twitter qu’il supporte et encourage tous ses employés à utiliser Twitter pour littéralement connecter avec leurs clients. Zappos consacre même une portion entière de son site web à Twitter. On y trouve quelques trucs pour s’initier à Twitter rapidement, la liste de leurs employés utilisateurs de Twitter, les tweets des employés ainsi que toutes les mentions de Zappos sur le site de Twitter.

JF Verville, un techno-blogueur de Québec a fait ressortir quelques bonnes utilités de Twitter dans son billet du 11 mars dernier.

Il y mentionne entre autres:

« RDS.ca (@rdsca) ont pu prévenir le public du congédiement de Carbonneau à la minute où ils l’ont su.

Punknews.com (@Punknews) et AltPress (@AltPress) publient en primeur leurs nouvelles.

Plusieurs célébrités (Shaquille O’Neal, Lance Armstrong, Barack Obama avant son élection) ont utilisé Twitter pour être présents, être proches des gens. Cet outil représente une façon d’être directement en contact avec leur fans. »

Avis aux intéressé(e)s, vous pouvez suivre les tribulations du vrai Ashton Kutcher sur @aplusk. Et j’ai décidé de suivre Chris Cornell au moment ou j’écris ces lignes. Je ne suis pas sûr que ce soit le vrai par contre. C’est maintenant confirmé, c’est le vrai! Voir @chriscornell sur Twitter.

Vous êtes plus du type techno-web, je vous recommande de suivre l’équipe de Google.

Twitter est un outil judicieux pour diffuser des histoires. N’est-ce pas le rôle du marketing après tout? Son instantanéité fait en sorte qu’il permet de diffuser à un large réseau de gens une idée, une pensée ou un communiqué ou tout simplement une question. Pour obtenir un pouls rapide sur une question pointue, rien de mieux que Twitter.

MAJ1 le 16 mars 2009: Lilian Mahoukou a par ailleurs traité ce point dans un récent billet intitulé « Sondage: Utiliser Twitter pour trouver des réponses ».

Benoit Tremblay, lui aussi excellent blogueur de Québec, fait un très bon tour d’horizon de l’utilisation de Twitter chez StarBucks ici.

MAJ3 le 17 mars 2009: Vous trouverez ici un excellent article ultra-complet de Futurelab à propos de l’utilisation de Twitter pour faire des relations publiques (en anglais).

Un outil générateur de trafic

Vous avec un site web ou un blogue? Twitter peut vous aider à générer plus de trafic. Michelle Blanc l’a testé conjointement avec Facebook, voyez les résultats ici. Depuis peu, les billets de mon blogue sont diffusés sur Twitter par moi même (Etienne Chabot sur twitter @etiennechabot ainsi que par les tweets de lacapitaleblogue.) Ces Tweets ont permis d’accroitre mon traffic de 10% sur mon blogue. Sachant que Twitter est en train de devenir outil de plus en plus mainstream, le potentiel en terme de génération de trafic est encore appelé à croitre. En effet, jusqu’à tout récemment, Twitter était utilisé par les geeks, blogueurs et les super-blogueurs. C’est en train de changer…

Des outils/sites pour tirer profit de Twitter

Michelle Blanc m’a déjà écrit en réponse à un de mes commentaires sur son blogue que Twitter est une rivière… C’est une facon poétique de voir cela, mais c’est vrai à 100%. Pour moi,Twitter est une rivière d’information qui coule en continu, on peut certes s’y abreuver de temps à autre mais de vouloir tout avaler semble utopique d’autant plus que la rivère peut être « polluée » par moment… Alors, pour ma part, je vais prendre une petite gorgée de temps à autre quand j’ai le temps. C’est pour moi une façon simple de voir ce qui se trame sur le web.

J’ai découvert quelques outils/sites qui vous permettront de tirer le maximum de Twitter sans vous perdre dans toute cette marée d’information.

  1. Tweetdeck: Vous permettra de trier vos tweets et faire des recherches facilement.
  2. Twhirl: Similaire a Tweetdeck mais percu comme plus convivial par certains.
  3. Twollow: Pour savoir qui parle de vous.
  4. Twitscoop: Pour savoir ce qui se parle présentement sur Twitter (Cet outil est aussi inclus dans Tweetdeck)
  5. Twubble: Pour elargir votre cercle « d’amis » sur Twitter.
  6. Twitterberry: Si vous avez un Blackberry, cet outil est un must! Vous permet de tweeter directement sur votre Blackberry.
  7. Twittergrader: pour connaitre votre popularité ou celle de votre marque sur Twitter
  8. Tweetlater: pour automatiser une partie de votre utilisation de Twitter et accroitre votre productivité.
  9. TwitterFeed: similaire à Tweetlater, dépend des préférences.. permet d’automatiser aussi.
  10. Twitip: Blogue sur tous les trucs et fonctionalités de Twitter
  11. MAJ12 le 12 juin 2009, l’outil Seesmic Desktop est vraiment très bien conçu et facile à utiliser si vous avez plusieurs comptes Twitter à suivre en même temps (ex. Perso, Professionnel, Brand, Promo, etc). De plus, d’un point de vue technique, il me semble plus fiable que Tweetdeck dans le sens que plusieurs Tweets se perdaient dans l’espace virtuel avec Tweetdeck. Ca ne semble pas se produire avec Seesmic.

MAJ2 le 16 mars 2009: Il y aussi un site qui regroupe des tonnes d’applications pour Twitter, ca s’appelle Twitdom. C’est vraiment cool!

Pour les amateurs de viral, l’outil moderne de bouche à oreilles est le « ReTweeting ». Ca consiste à réacheminer à ses followers des Tweets intéressants que vous recevez des gens que vous suivez sur Twitter. La mention RT dans Twitter signifie Re-Tweet. Certains y voient même une mesure de votre autorité sur Twitter…

Il existe une petite application pour connaitre les lien les plus Re-Tweetés ou les plus populaires: Tweetmeme-Hottest Stories on the Web.

Ca complète mon tour d’horizon de Twitter. J’espère donc vous retrouver ici sur mon blogue ou sur…. Twitter @etiennechabot ou ici (http://twitter.com/etiennechabot).

Si après la lecture de ce billet, je n’ai pas réussi à vous convaincre d’ouvrir un compte Twitter, je vous suggère ces quelques lectures additionnelles:

MAJ4 le 17 mars 2009: Le top 20 des sites qui tirent profit du trafic downstream de Twitter, un billet de Ressac Media.

MAJ5, le 18 mars 2009: Une parodie en animation 3D à propos de l’usage parfois discutable de Twitter (en anglais). Vraiment bidonnant. Merci à Andres chez RessacMedia.

MAJ8, le 23 mars 2009:  Un dossier complet sur Twitter et le mirco-blogging fait par Radio Canada ici.

MAJ9, le 20 avril 2009: Vous êtes maintenant convaincus que Twitter peut être un outil puissant pour votre business mais ne savez pas par où commencer? Je vous invite à lire ce billet (en anglais) dans lequel vous trouverez une excellente présentation qui vous expliquera comment établir une stratégie d’affaire qui utilise Twitter.

MAJ10, le 21 avril 2009: Vous devez démontrez aux sceptiques qu’ils DOIVENT utiliser Twitter? Ce billet de Guy Kawasaki (en anglais) vous aidera à les en convaincre.

MAJ 11, le 21 avril 2009: Un nouvel outil de gestion de campagne marketing sur Twitter: Twiveaway.

MAJ13, le 28 juillet 2009, depuis des mois, j’utilisais avec satisfaction l’outil Friend or Follow afin de déterminer qui parmi mes « followings » ne me suivent pas en retour. En complément à cet outil, je viens de découvrir Twitoria qui permet d’identifier parmi ses « followings » ceux qui n’ont jamais tweeté (donc inintéressants), ceux qui n’ont pas tweeté depuis 2 semaines, 1 mois ou 2 mois, etc. Ca permet de faire un beau ménage et ainsi avoir une base de followings plus facile à gérer.

MAJ 14, le 10 septembre 2009, une excellente mise à niveau sur les bonnes pratiques de Follow/ Unfollow, Twitter snobs et surtout comment suivre des millers de gens sans passer sa vie sur Twitter dans ce billet fort à propos de Michelle Blanc.