Gros spécial sur la crémation. Intéressés?

Depuis quelques jours, j’aperçois cette affiche en me rendant au travail chaque matin. La première fois, je pensais avoir mal vu. J’ai tellement trouvé ca bizarre que j’ai décidé d’arrêter et de regarder de plus près. J’ai pris cette photo avec mon BlackBerry.

cremation-a-7951

Bienvenue au Centre National de Crémation Harmonia de St-Apollinaire.

Ca ne sonne pas weird dans vos oreilles un centre « national » de crémation sur le bord de la 20 à St-Apollinaire…On ne parle pas d’un « Paint Shop » pour votre bazou ici mais bien de l’endroit où votre dépouille connaitra ses derniers instants avant d’être carbonisée!

Au moins, ca l’air prrropre vu de l’extérieur! Remarquez que je n’ai pas une grande expertise dans l’industrie de la mort mais en tant que consommateur potentiel, il me semble qu’il y aurait moyen de rendre cela un ti peu plus attrayant. Anyway, ce n’est pas le but de ce billet!

J’aimerais utiliser cet exemple pour soulever des éléments de la stratégie marketing de cette entreprise de crémation qui m’apparaissent bizarres:

  1. Je me rappelle d’une chose de mon cours de commerce de détail à l’université soit qu’il y 3 règles en matière de commerce de détail: location, location, location (en francais: emplacement, emplacement, emplacement). Dans le cas d’un centre « national » de crémation, il me semble que d’avoir pignon sur rue en plein milieu d’un champ sur le bord de la 2o (à côté d’une shop de cercueils ce qui n’est sans doute pas un hasard!) ne m’apparait pas comme étant la stratégie optimale.
  2. L’utilisation et l’affichage  d’un prix promotionnel ne cadre pas avec la nature de l’entreprise. On parle de crémation ici, pas de soute de ski-doo. La crémation est un exemple parfait d’un produit pour lequel le consommateur n’a aucune référence de prix en tête. Mettons que c’est pas trop le genre d’affaire que tu magasines souvent. En plus, peut-être que je me trompe (si un spécialiste de cette industrie veut bien m’éclairer, bienvenue!) mais je ne crois pas que le prix arrive en premier dans les critères de sélection en matière de fin de vie sur terre. Je crois que de positionner son offre sur le prix plutôt que sur d’autres attributs plus nobles, pour un produit comme la crémation (comme la qualité du service, le respect, la dignité, etc), vient diminuer l’attrait de cette entreprise Vs ses concurrents et les autres alternatives disponibles pour disposer de sa dépouille. C’est bien beau 795$ pour une crémation immédiate mais la majorité des consommateurs ne savent pas à quoi comparer ce prix. Ils ne savent donc pas si c’est un deal ou non.
  3. Confusion au niveau du branding. Si vous regardez la façade attentivement, vous constaterez qu’on y trouve, à travers les quelques mots qui s’y retrouvent, 2 marques de commerce. Harmonia et Fénix, crémation immédiate. C’est pas clair.
  4. Pas de call-to-action clair. Mettons que je suis sur le point de mourir et que je jongle avec l’idée de me faire « crémer » ou « crémater », je sais pu trop. J’ai besoin de crémation là là. Je vois cette affiche en passant sur la 20. Qu’est-ce que je fais si je veux en savoir plus sur la crémation? Eh bien j’appelle, hein? Le # de téléphone est enfoui dans la neige depuis que l’affiche a été installée…. Sortez votre pelle et/ou attendez qu’ils la pelletent. Ralentissez sur la 20, demandez à votre conjoint de prendre le# 1-800 en note.
  5. Pas d’info sur la promo et mauvais référencement sur Google. Ok, mettons que cette affiche a attiré votre attention en passant devant.  Vous n’êtes pas à l’article de la mort mais ils ont su piquer votre curiosité avec cette histoire de crémation immédiate à 795$. Vous désirez en connaitre plus en vue de mieux planifier vos affaires et prendre une décision éclairée de votre vivant pour ne pas laisser vos proches dans le néant au cas où la mort frapperait. Que faîtes-vous? Eh bien oui, comme beaucoup de consommateurs, vous allez voir ce que Mr.Google en pense. Ok, vous avez retenu le mot « Harmonia ». Allons voir ce qui sort en tapant Harmonia.

harmonia-accueil

Super. Vous arrivez sur un site de services funéraires. Jusqu’ici ca va.

Par contre, n’essayez pas de trouver quelconque référence à la crémation immédiate @795$ sur leur site. Rien. Nada. Décu hein? 😉

Vous pouvez par contre vous informer sur leurs services. C’est pas l’expérience de magasinage web du siècle mais bon, c’est informationel et clean.

Là où ca se gâte, c’est si vous avez retenu le nom « Fénix »  ou « Crémation immédiate » et que vous tapochez cela dans Google, omme dirait Théo, Bonne Chan. Absolument rien dans Google… Même en tapant fenix seul avec ou sans accent et même « crémation immédiate » (qui semble être leur attribut distinctif). Rien. On reste donc sur notre appétit et on abandonne le projet. 😉

Mis à part de vous faire sourire un peu, le but de ce billet vise à faire prendre conscience que parfois en marketing, on pense bien faire, mais que dans les faits, nos actions ne donnent absolument rien. Pourquoi ne pas avoir pris un petit moment de réflexion avant de placarder cette grosse affiche en avant d’une entreprise funéraire? Un peu de gros bon sens aurait suffit à rendre ces dollars marketing beaucoup plus efficaces.

PS: Pour ceux qui souhaitent obtenir des détails sur le centre national de crémation de St-Apollinaire, vous pouvez les rejoindre au 488-881-9797.

Publicités

Je ne comprends pas

Vous rappellez-vous de ce que vous faisiez le 6 décembre 1989? Moi oui et très bien à part cela. J’avais 16 ans. Je me rappelle exactement où j’étais. Je rentrais dans le chalet d’un de mes copains d’enfance . Eric M. tu t’en rappelles j’en suis sûr. Je me rappelle exactement comment j’ai appris cette tragique nouvelle, et ce, même si ca fait près de 20 ans. Je revois encore le visage affolé de la mère de mon ami qui regardait les reportages en boucle à la télé décrivant l’indescriptible. Elle tentait en vain de rejoindre par téléphone son fils ainé qui étudiait à Polytechnique.Vous n’êtes pas sûr de savoir de quoi je parle? Allez voir sur le site de Radio-Canada. Vous y trouverez un dossier complet.

20 ans, c’est long dans ma jeune vie à moi mais dans l’Histoire collective du Québec, c’est un coup de feu.

polytechnique-posterTout comme je n’ai jamais compris les sordides idées de Marc Lépine, je ne comprend vraiment pas l’idée de faire un film avec cette tragédie. Malgré, les tentatives d’explications de Karine Vanasse ( que j’adore comme actrice par ailleurs) dès les premiers balbutiements de ce projet. Depuis quelques jours, je lis et j’entends des entrevues de Denis Villeneuve (que j’avais jusqu’ici estimé comme cinéaste) à propos du film et, dans ses justifications, rien ne me pousse à changer d’avis à propos de ce film et de son utilité.

Villeneuve dit que sont film est une tentative de consolation. Comment, rebrasser ces souvenirs, va venir consoler qui que ce soit? Je ne comprends pas.

Villeneuve dit que son film servira à se rappeller… À se rappeller de quoi, de qui? Pour se rappeller de cette tragédie, pas besoin de faire un film. Si le coeur vous en dit, Radio-Canada a mis en ligne toutes les archives télévisuelles en lien avec l’événement. Ce film ne servira pas à mieux se rappeller de la tragédie. Le nom de Marc Lépine est gravé à jamais dans notre mémoire collective. Ce film servira à se rappeller du cinéaste qui l’a réalisé par contre. Encore là, je ne comprends pas.

Dans l’Actualité de Janvier-Février 2009, Villeneuve dit que  des films sont réalisés à propos de toutes les grandes tragédies. Ils permettent de mieux comprendre des événements. Il cite par ailleurs les grandes guerres qui ont toutes méritées leur lots de films.C’est vrai et c’est une bonne chose. Le problème en comparant les films produits sur les deux  guerres mondiales et son dernier film est simple:

  • Polytechnique, c’est l’histoire du meurtre planifié de 14 jeunes femmes par un illuminé. Qu’y a-t-il à comprendre là dedans? Se poser la question, c’est y répondre.
  • Polytechnique, c’est un drame qui s’est déroulé il y a 20 ans. En tant que peuple, on a pas pris assez de recul par rapport aux événements pour justifier que l’on revienne rebrasser cela.

Ceux qui prétendent que les plus jeunes qui ont « manqué » cet événement apprécieront le voir sur grand écran se méprennent. Encore une fois, tout ce qui devait être dit a été dit et publié. Ces jeunes connaissent très bien Google. Tout est là, sur le web. En ajouter n’améliore pas la compréhension d’un événement inexplicable. L’événement est aussi commémoré avec douleur chaque année par les grands médias.

Pour ceux qui me disent, oui mais tu juges avant d’avoir vu le film. C’est vrai et je n’irai pas voir ce film de toute façon. Je ne juge pas le film mais le projet de faire un film sur cette tragédie. Quand je vais voir un film, c’est pour combler un des 3 besoins suivants:

  1. Me divertir;
  2. Apprendre sur un sujet qui m’intéresse;
  3. Ou les deux à la fois: me divertir et apprendre.

Suis-je le seul à vouloir combler ces besoins par le cinéma? Non. Or, ce film ne comble aucun de ces 3 besoins. Il n’a pas de raison d’être.

Je n’irai pas voir Polytechnique.Je ne comprends pas.

On clarity

« Out of the mouth of babes »… they so often say when a child just blurts out the truth. In this case, we should say « Out of the drawings of babes »…

Look at the following drawing handed by a first grade girl to her teacher as a homework assignment. 

when-i-grow-drawing1What are your first thoughts? Not so nice ;-).

Let me explain the whole story behind that picture. 

After it was graded and the child brought it home, she returned to school the next day with the following note:

Dear Ms. Davis,

I want to be very clear on my child’s illustration. It is NOT of me on a dance pole on a stage in a strip joint. I work at Home Depot and had commented to my daughter how much money we made in the recent snowstorm. This drawing is of me selling a shovel.

Mrs. Harrington

Thanks to my friend Andrea T. who forwarded me this picture as a joke. However, after a good laugh, it made me think about something interesting.  We, as marketers,  do not pay enough attention about how our messages are understood by our audience. We assume they understand what we want them to understand. Whether it is online, on TV, radio, paper or even in face-to-face conversations.

I receive and I watch tons of creative ads that are certainly funny or original but,  I am often struggling to identify what is the message the advertiser wants me to recall from its ad.

I am certainly not the only one.

To me,  an unclear message equals noise and waste of money. Did you work on your USP recently?

PS: I will do a post on the importance of having a clear USP in a future post. Be sure to come back.

Ne jamais dire jamais.

Note: Ce billet a été rédigé en réaction à l’article « RIP, les RP? Jamais! » dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui.

Je voulais réagir directement sur le site d’Infopresse  mais après avoir tout tapocher mon commentaire et appuyé sur « ajouter », Pouf! une page d’erreur apparait. Ca fait une couple de fois que ca m’arrive alors là je vais réagir directement ici sur mon « hub » à moi. Moins de coverage sans doute mais au moins on pourra débattre de la question! C’est plate parce que même si Infopresse essaie d’engager une converstion avec ses lecteurs, ils mettent tellement moins de barrières que ça vient freiner les élans de bien des gens. Il n’y a à peu près jamais de commentaires sur les articles qu’ils publient en ligne…, M’enfin comme dirait Gaston Lagaffe.

Je veux simplement réagir à un article publié dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui  à propos des pôôôôôôvres firmes de relations publiques. L’article a été rédigé par Monsieur André Bouthillier, président de Communications André Bouthillier.

Je pense que Monsieur Bouthillier fait fausse route avec son argumentaire. Il tente de « victimiser » les firmes de relations publiques avec ce discours qui se veut en quelque sorte, une réponse, aux pourfendeurs des relations publiques. Je ne suis pas un officiel pourfendeur des RP mais j’essaie juste d’apporter un regard neutre sur leur situation.

Quelques exemples tirés du texte de M. Bouthillier: 

  • « Certains pseudo-critiques se plaisent à associer les relations publiques à l’«industrie du mensonge»;
  • « Je suis toujours choqué d’entendre de fins observateurs parler d’«opérations de relations publiques» ou encore traiter les relationnistes (quel nom affreux!) de manipulateurs des journalistes. »

Son discours me fait un peu penser à celui de  la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ), que Michelle Leblanc a gentiment ironisé avec son billet « La FPJQ et les fabricants de fouet, même combat »: une démonstration flagrante de myopie marketing.

Ce ne sont pas les pourfendeurs des relations publiques qui feront disparaitre les relationistes et boites de PR si elles ne se ré-inventent pas,  mais plutôt:

  • des changements profonds dans les habitudes de consommation des médias (autnat les médias traditionnels que les nouveaux);
  • les modes de diffusion de ces derniers;
  • mais surtout la perception que les consommateurs ont des médias traditionnels.

Les boites de PR ont grandi et fait des profits monstres sur la prémisse qu’il faille « packager » le message et le diffuser au plus grand nombre possible. C’est là qu’ils apportaient de la valeur. Malheureusement, ca ne fonctionne plus. Je ne vous apprend rien en vous disant que les médias de masse (Journaux, télé, etc) sont en processus de ré-invention. Ils se cherchent. Ils cherchent le bon modèle d’affaires car celui sur lequel ils ont surfé pendant si longtemps ne tient plus. La raison d’être des firmes de PR a longuement été à la remorque des médias de masse donc, elles doivent se ré-inventer elles aussi. Ce n’est pas ce que j’observe pour l’instant.

On ne veut plus de messages préfabriqués

Les consommateurs recherchent de plus en plus de transparence et d’authenticité. Ca devient un critère décisionnel d’achat particulièrement auprès de la génération X (et même de la génération Y pour ma part!). Ces derniers ont horreur des messages « packagés ». Ils ignorent tout ce qui sonne comme un communiqué de presse. Or, c’est expressément  ce qu’une grande majorité de boite de PR font: packager des messages et rédiger des communiqués de presse (qui ne sont plus lus par personne).

Internet n’a pas de concurrence en terme de performance de diffusion de contenu

Pour ce qui est de la diffusion, pas besoin d’en discuter longtemps. En quelques clicks de souris, on peut diffuser à une,  5000 ou 100000 personnes. C’est le même prix. Alors, pour la diffusion, le modèle d’affaire des relationnistes tient mal la route. En 2002, Al et Laura Ries écrivaient un best seller dans la communauté marketing: « The Fall of Advertising & the Rise of PR ».

Book Cover

Force est d’admettre que 7 ans après, la publicité traditionnelle poursuit sa chute mais je ne suis pas convaincu que les RP sont en si forte progression. J’attends le livre d’un autre gourou du marketing qui pourrait s’intituler: « The Fall of PR, the Rise of User-Generated Content »!

Qu’en pensez-vous? N’hésitez pas à commenter ci bas.

Si la Maison Blanche peut. Vous pouvez.

barack-obama-and-progress1

Plus tôt aujourd’hui, le  President Obama  a donné son discours inaugural. C’est un moment historique dans l’Histoire des USA et ce dernier a été couvert de tous bords tous côtés par tous les médias de masse. Je ne le ferai pas à mon tour.

Par contre, l’arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche annoncait aussi un changement majeur dans la facon de gérer les relations publiques et les communications avec les citoyens américains ainsi qu’avec les autres citoyens du monde.  Obama avait déjà annoncé ses couleurs pendant la campagne en utilisant de facon fort brillante les nouveaux medias incluant les réseaux sociaux. La reconstitution de la publicité de Budweiser de 2000 Whassup! qui a été diffusée sur youtube.com en est un exemple frappant parmi tant d’autres. Belle exécution virale. Le video est aussi disponible ci-bas.

Au moment d’écrire ces lignes, elle avait été visionnée 5.7 milions de fois.

Le web 2.0 demeure un outil de communication assez pointu (Pour l’instant parce que mal compris) et quelque peu insécurisant pour la plupart des entreprises. Il m’apparait donc comme très prometteur de voir un président utiliser avec autant d’aisance ces outils modernes. C’est d’autant plus innovateur pour un politicien de foncer avec autant de vigueur dans cette nouvelle ère. Le monde politique étant en général assez enclin à sortir la cassette préparée par les relationnistes.

Michelle Leblanc en a parlé aujourd’hui de facon fort éloquente dans son billet Obama ouvre la voie du gouvernement 2.0. Elle présente entre autre 5 niveaux de gouvernement 2.0.

La face des États-Unis a changé radicalement aujourd’hui avec l’assermentation d’Obama.

C’est de manière parfaitement orchestrée que le site de la Maison Blanche a été complètement relooké à midi pile aujourd’hui question de démontrer de façon  significative ce changement de cap. Constatez le par vous même sur le site officiel de la Maison Blanche. De quoi faire rougir de honte Georges W!

whitehousegov-obama

Quelques exemples flagrants de cette nouvelle transparence et authenticité qui émanent désormais de cette institution:

  • On retrouve maintenant des liens directs vers l’agenda politique d’ Obama ainsi que vers le Briefing Room . C’est à cet endroit que vous pourrez visionner les messages videos hebdomadaires qu’Obama fera à la nation et au monde.
  • Vous y trouverez aussi ses rendez-vous et autres évenements importants dans la vie du Président américain. Il y mettra aussi en ligne des présentations PowerPoint sur divers sujets.
  • Bien entendu, M. Obama y tiendra un  blogue. Son premier billet s’intitule: “Change has come to Whitehouse.gov.” sur la thématique de la transparence.
  • Par ces moyens et d’autres non-encore divulgués, l’administration Obama souhaite RE-connecter avec les citoyens américains et par extension, le reste du monde, ce qui a cruellement manqué pendant les 8 ans du règne de Bush.

Ce que je retiens de toutes ces initiatives à saveur sociale, c’est leur impact sur le « brand » Barack Obama jusqu’à maintenant et à venir. C’est aussi un investissement important dans la « marque » que constitue la Maison Blanche. On vient d’assister à tout un changement de positionnement!

Alors, la question à 100$, Si la Maison Blanche, avec:

  •  son agenda politique complexe;
  •  ses milliers d’employés;
  •  les 300 millions de citoyens américains;
  •  sans compter les milliards de citoyens du reste du monde qui ont les yeux rivés sur elle;
  • et des centaines d’autres raisons valables de continuer de faire « comme avant »;

a le courage d’être de son temps et de mettre en place des outils aussi transparents qu’un blogue du président et des messages videos hebdomadaires diffusés sur Internet; comment une PME peut elle encore douter de la valeur de tels outils et laisser passer le train?

10 Free Tips for a Remarkable Marketing Plan (Part 1)

I have been developing marketing plans for the past 10 years or so. Over this period, I have written, a few 5-year plans,  a couple of 3-year plans and numerous one-year plans. I do not pretend I know everything  but I wanted to share, in a very candid manner, the few lessons learned from my past personal experiences in marketing planning . So here we go, in bulk, and not in order of importance…

  1. Do not ever try to plan for 3 or 5 years in advance. You can certainly work on your wished positioning and vision with a 5 year span in mind, but do not waste time trying to figure out the details of a tactical activity you will do during the summer of 2011. A well articulated 1-year plan worth much more than a 5-year plan full of motherhood statements. In most marketplace, nobody can predict what will happen in 6 months from now (Was the financial crisis part of your last year’s plan?). So, there is no value in trying to plan with precision what you will need to do in 3 years from now to be successful in your environment. But yes, having a good idea of where you are heading can certainly help you building your one-year plan. 😉
  2. If you look back at your previous year plan (if you had one…). You can monitor whether you achieved the expected objectives or not. (Many marketers do not have the courage to do that. Be courageous and admit what did not go as planned). Then you should ask yourself if you could have achieved same (or better) results in a more cost effective manner.
  3. Do not mix up « Marketing Plan » and « Marketing Research. Your plan should be focused on actionable stuff you will do in the forthcoming year,  not what you’d like to do nor the tons of information, market data and methodologies you have gathered to come up with these strategies. Yes, I know you are really proud of all the homework you did and you’d like to share it. Resist. Give access to the people who might be interested in the  data demonstrating « how » you came with these strategies in another document.  You can put these marketing research reports in annex if they are not too heavy.
  4. As mentioned in my post on Powerpoint presentations effectiveness (in French), create 2 documents: A presentation document (real straightforward) of your plan and a leave behind document which is your complete detailed marketing plan (for the details lovers and for you to use it as a management tool throughout the year). Do not EVER  use the same PowerPoint document to act as both your presentation support document and your « leave-behind » document. Keep them separate. If you go with a one-doc-fits-all approach, you think you save time but you do not do justice to your work.
  5. Before I start to work on the PowerPoint or on the complete written document, I always try to  throw my core  ideas, structure and informal thinking in an Excel Spreadsheet. If you suffer from the White Page Syndrome, this could be a good starting point to tie your ideas together. However, I recommend doing your plan in MS Word Format. Use a nice template  with lots of free space to ease the reading and let the reader take hand written notes on the  printed document.
  6. When writing the plan, make sure you include all the details about your data sources whether it is in the text body or in the foot notes as long as it is there (Quite basic but often forgotten) and the main highlights about how the research you did carved your proposed strategies. Marketing research details should be put in annex.
  7. Do not work completely alone. As you move forward in the writing process, make sure you validate your direction and core concepts with key people in your organization. Typically, your sales team, R&D team and operation’s folks are must-see people in order to avoid wasting your time on stuff that is too funky for them.  This validation exercise will help you to build a realistic plan.  Ask them to feed you with their ideas, comments and thoughts. They will become key ambassadors of YOUR plan. Make sure they own portions of it.
  8. Invest the equal amount of time in your PowerPoint presentation document than you did writing the detailed plan. Typically, we start working on the presentation the evening before the event… Try to plan ahead. See Garr Reynolds discussion on presentation preparation here. Last minute presentations done by pasting your key elements in bullet points format do not do justice to your work.
  9. Make sure your plan answers the key questions identified in my post « Le plan Marketing le plus court du monde » or Guy Kawasaki’s « Shortest Marketing Plan« .
  10. Invest time and efforts. It worth it. Remember, in your complete marketing plan document, the more efforts you put in crystallizing your ideas and your vision  in a very clear and concise manner, the easier it will be for you to develop the  impactful PowerPoint presentation that goes along with it. If your presentation document is well done (following the Presentation Zen principles), you will be more convincing when presenting to your colleagues. (Thoroughly practice your delivery before the real show). If everything is clear for all the people who will make your plan happen, it eases your day-to-day management job in the course of the year and you will be able to spend more time thinking about the strategies for the year after…;-)

Ok, now you have your plan. I will discuss the execution of it in a future post.

Bannissons les leggings (mais pas les Uggs!)

Question de  commencer la fin de semaine du bon pied, j’ai pris la décision de faire un billet un peu plus léger le vendredi. Ca devrait prendre la forme de coup de gueule ou de coup de coeur, en anglais ou en francais selon l’inspiration du moment. Voici le premier!

En v’la une bonne qui me frappe en ce matin glacial!

Merci à mon pote Sébastien Bergeron de Cossette Montreal, (Maintenant chez TAXI) qui agit en tant qu’espion officiel dans les rues de Montréal afin de me garder au fait de ce qui se passe dans la métropole depuis que j’ai déménagé à Québec l’été dernier.

celebrities-w-uggsLes bottes Uggs font un malheur dans toutes les grandes villes où la température descend sous 0 degrés Celsius (et même où il fait chaud et qu’on aime suer du pied). Toutes les femmes un peu « trendy », se les arrachent et les portent… Même en été. On trouve même des trucs en ligne pour nous guider quant à l’utilisation de cet article essentiel.

Montréal n’est pas épargnée par ce phénomène. Selon mes sources très fiables,  1 femme sur 2 se promène avec des Uggs.… C’est quèke chose.

Jusque là ça va. Des bottes Uggs, je trouve ça joli et ça a un petit côté sexy et « iglooesque » que j’aime bien.  Mais de là à porter des bottes en minou avec des leggings, il  y a un pas à ne pas franchir! Et c’est encore plus bizarre de voir passer une paire de leggings à – 35 degrés Celsius.

Cette mode lancée par quelques starlettes hollywoodiennes telles que Lindsay Lohan, Jennifer Aniston et Jessica Simpson a déjà frappé l’Europe et frappe désormais les rues de Montréal (avec untipeu de retard, disons-le), alors c’est le temps de s’insurger. Pas contre les bottes Uggs mais bien contre l’utilisation conjointe des Uggs et des leggings. C’est bien beau d’assumer son affection pour le look Belgazou et les années 80 mais là, il faut le dire, des leggings, c’est lette! Et pis même avec des Uggs boots, on les voit pareille vos leggings. Il doit y avoir environ 1% des femmes à qui ca fait bien, alors pourquoi cette invasion?

On dit souvent qu’en marketing, la carte de la nostalgie est un bon ingrédient pour relancer des marques ou des modes. C’est vrai. Mais c’est pas toujours les plus belles modes qui reviennent, n’est-ce pas messieurs?

Les patterns sont assez imprévisibles mais ca revient toujours. C’est pas comme bien d’autres choses.