5 blogues francophones que je vous recommande

Au cours des derniers mois, dans ma quête d’inspiration et de réponses à différentes questions que je me posais à propos du marketing, du web, des médias sociaux, du web 2.0 et un paquet d’autres questions existentielles, j’ai dû découvrir des centaines de blogues. Afin de ne pas sombrer sous les hyperliens et risquer de tomber en état de webriété, j’ai dû revoir mes stratégies de recherche et surtout identifier ce que j’appelle les blogues piliers. Les blogues piliers, ce sont les blogues que je visite sur une base régulière et ceux où je débute mes recherches. 

Ils sont tenus par des blogueurs et blogueuses passionnés (es), ultra disciplinés (es) dans leur pratique de blogging. Leurs billets sont inspirants, innovants, fouillés et très souvent divertissants (ce qui n’est pas à négliger!). C’est souvent à travers ces blogueurs (via leurs billets, leur blogroll ou leur tweets) que j’ai découvert d’autres blogues ultra-enrichissants auquel je peux aussi m’abreuver de temps à autres.

Alors sans plus tarder voici donc mon top 5 list de mes meilleurs blogues marketing en francais. Quand je dis marketing, je veux bien sûr dire “nouveau marketing”, car pour faire du marketing traditionnel, pas besoin de fouiller des blogues, un bon vieux handbook de marketing de base écrit par Kotler fera l’affaire. 

Ils sont en ordre alphabétique de prénoms … pour ne pas créer de conflits entre eux. ;-) 

Lilian Mahoukou (Paris):

Un blogue rempli de courts billets traitant des médias sociaux et du marketing conversationel. En plus, sans même avoir rencontrer Lilian, nous avons échangés plusieurs tweets et commentaires. On se croise souvent sur la blogosphère et la Twittosphère et il est un vrai gentleman.

Michelle Blanc (Montréal):

Michelle tient sans doute le blogue techno-marketing le plus lu de toute la francophonie. Elle n’a vraiment pas besoin de moi pour faire connaitre son blogue. Si je la mets dans mon top 5, c’est pour 2 raisons:

  • M’assurer que mes lecteurs qui commencent en web, lisent son blogue et la suivent sur Twitter. Michelle, c’est la reine du web marketing. Son blogue contient des perles de billets sur tout ce qui touche les stratégies internet et web 2.0.
  • Je voulais lui rendre hommage car je dis souvent que Seth Godin m’a donné le coup de pied au derrière pour démarrer mon blogue et Michelle m’a inspirée et guidée la voie afin que je sache comment faire. En bloguant, elle prêche par l’exemple les bonnes pratiques de blogging.

Michelle connait ce dont elle parle et ses billets sont truffés d’hyperliens. Elle écrit avec une verve hors du commun et a un fort penchant pour la polémique. C’est ce qui fait qu’on revient toujours à son blogue. Il crée un dépendance. Et même si je l’ai un petit peu écorchée ici, j’ai un énorme respect pour elle.

Patricia Tessier (Montréal):

Patricia tient un blogue sur le monde des affaires, le web 2.0 et le marketing qu’elle pimente de ses opinions et humeurs. Elle est allumée et super agréable à lire. Ses billets viennent souvent donner d’autres perspectives sur les nouveaux challenges que vivent les marketers en 2009.

Presse-Citron (Lyon):

Eric de Presse-Citron est véritable gourou du web. Il  publie depuis déjà juillet 2005 de manière assidue. Son blogue est à forte teneur technologique mais se lit très bien car il s’assure d’utiliser un langage simple, pas trop geek. Il est lu par environ 15000 lecteurs quotidiennement. Si je le mets dans mon top 5, c’est pour le faire découvrir à mes lecteurs québécois car il a lui aussi rédigés de véritables bijoux de billets.

Steph Guérin (Québec):

Vous voulez causer web, web analytics, stratégie marketing et innovation avec un gars super terre à terre? Rendez-vous sur le techno-blogue à Stéph. Stéphane est un gars de techno mais il sait ne pas tomber dans le trop technique. Il mélange très bien les sujets sérieux et pointus aux billets plus anecdotiques de style “tranche de vie”. Un peu comme Michelle Blanc mais dans un autre style. Stéphane publie très fréquemment et ses billets sont lus quotidiennement par des milliers de lecteurs. Il est l’homme derrière le portail “Tout le monde en blogue”.

 

*Mention spéciale à Marc Desjardins qui remporte la palme du “meilleur blogueur francophone sans blogue”. Si tu finis un jour par démarrer ton blogue, je ferai partie de tes lecteurs assidus, comme au temps de Québec Rock…

Une liste de mon top 5 blogues anglophones suivra sous peu…Je suis encore ouvert à vos suggestions de lecture.

L’attitude 2.0 et l’impact sur votre marque

Le billet de Michelle Blanc d’aujourd’hui portant sur le retard des entreprises du Québec sur le web ainsi que quelques tweets échangés avec Marc Desjardins et Patricia Tessier m’ont inspirés ce petit graphique fort simple. Je ne voulais pas perdre ce flash, alors je l’ai gribouillé sur un papier et scanné afin de le partager avec vous. Je le mettrai éventuellement au propre…

 

Web2 0_AttitudeVSbrandimpact

  

Alors, c’est quoi ce graphique?

Sur l’axe des X, c’est le niveau de transparence que nous sommes prêts à donner dans nos initiatives 2.0. Plus on se situe à droite, moins on essaie de contrôler la conversation qui touche notre marque ou notre produit. Plus on est à gauche, plus on tente de “contrôler” la conversation. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans le cas de BIXI et de l’agence Morrow Communications la semaine passée. On a eu affaire à une action 100% “stagée”. L’impact sur la marque à court terme a certes été important mais dès que le subterfuge a été découvert, beaucoup de ces efforts 2.0 (même s’ils étaient “fake”) se sont envolés et l’impact sur la marque aurait pu être négatif.  Dans la zone du centre, on retrouve toutes les initiatives que j’appelle “chorégraphiées” @ la Burger King, Doritos, etc. En d’autres termes, on va chercher l’apport de l’internaute dans la communication en autant que ca va dans le sens de notre stratégie. En somme, on définit le carré de sable ou les règles du jeu avant d’entâmer la conversation.

Sur l’axe des Y, c’est l’impact sur notre marque à plus long terme. Comme vous pouvez le voir, je suis un tenant du long terme et je suis profondément convaincu que le web 2.0 vient révolutionner les pratiques du marketing en autant que ce soit fait de façon transparente.  Je l’ai par ailleurs exprimé à plusieurs reprises en commentant sur quelques blogues dont celui d’Infopresse ou sur ce blogue en citant la Maison Blanche.  Je suis par ailleurs convaincu que les PMEs seront avantagées par cette progression de la pratique marketing parce qu’lle pourront justement faire ressortir leur côté “authentique” à la face du monde. C’est un sujet que j’ai traité il y a quelques mois dans un billet Smaller=Better (en anglais). 

En résumé, ma vision du web 2.0 implique la transparence afin de se bâtir, au fil de nos initiaitives 2.0, un capital de marque authentique et fort à long terme. C’est vrai pour les grandes marques connues comme pour les marques des petites PMEs jusqu’ici inconnues. À voir les événements des dernières semaines dans le monde de la pub (BIXI-Morrow), je suis convaincu que le monde du marketing se divise en deux: Ceux qui ont adopté l’attitude 2.0 et ceux qui vont l’adopter!

Tout est une question d’attitude, l’attitude 2.0 et le bon côté c’est que les marketers n’ont pas de bonne raison de ne pas l’adopter cette attitude. Je vous joins ci-bas un commentaire  laissé sur le blogue de Michelle Blanc qui résume ma pensée à propos de cette attitude:

Ce n’est pas l’arrivée du web, du 2.0, des blogues qui va venir changer quoi que ce soit au besoin des gestionnaires d’entreprises à analyser des business cases avant de prendre une décision. Les gens de TI et les comptables vont demeurer. Leurs pratiques standards aussi. Penser le contraire tient du voeux pieux.

La solution se situe plus du côté des gens de marketing. Il faut que ces derniers adoptent une attitude de pionniers dans l’adoption de ces nouvelles pratiques et il n’a jamais été plus facile qu’aujourd’hui pour un gestionnaire marketing de naviguer et faire progresser ses idées.

Au niveau TI: La plupart des stratégies web et web 2.0 (Réseaux sociaux, blogues, etc) peuvent être implantées sans avoir à “dealer” avec les gens de TI. On peut amorcer le virage web 2.0 sans avoir à jouer dans les systèmes informatiques.

Au niveau de la finance et de la comptabilité, le sempiternel Business Case va demeurer et il faut composer avec. La bonne nouvelle est que contrairement à la plupart des tactiques de marketing traditionnelles, tout ce qui est entrepris sur le web est 100% mesurable. Il n’a jamais été aussi facile pour un marketer de faire un business case avec des hypothèses pas trop fluffy qu’un comptable aura de la difficulté à contre-argumenter.

Donc, les règles de gestion et les comportements des autres fonctions ne changeront pas. Pas contre, si nous, en tant que marketers, changeons notre attitude, le virage vers de nouvelles pratiques web pourrait se prendre de manière beaucoup plus rapide que prévue.

Leloup n’a pas à s’excuser

leloup-milady

Après son passage à Tout le monde en parle dimanche dernier, on a été plusieurs à avoir des mixed feelings à propos de l’entrevue que maître Leloup a livré à Guy A.. Vous en trouverez d’ailleurs un bel aperçu en lisant le billet “Jean Leloup et la maladie mentale” ainsi que la diversité de commentaires émis sur le blogue de Michelle Blanc.

 

C’est fascinant de voir à quel point, plusieurs personnes qui ont vu et entendu la même entrevue, peuvent avoir des perceptions aussi divergentes quand à son état.

En revenant du Yulbiz Montreal plus tôt cette semaine, j’ai fait un petit détour au  Archambault de Boucherville avant de prendre la 20 direction Québec. Le but étant de ne pas me taper la radio pendant 2 hres. J’ai acheté le dernier opus de Monsieur Leloup, Mille excuses Milady. En version CD, car je voulais lire et tenir le fameux texte d’une dizaine de pages qui est inclus dans le livret. On y découvre une sorte de lettre ouverte à ses fans à travers laquelle on peut vraiment sentir tout le génie et la folie de cet être. Leloup y partage ses états d’âmes les plus profonds avec une candeur et une écriture touchante et incisive à la fois. Il y avoue être peureux à l’os. Il a peur de tout. De la mort, de la douleur, des vaccins. Peur de déplaire car il ne sait pas “lire” les gens. Leloup n’est pas comme tout le monde et c’est pour cela qu’il a une légion de fans qui le suivent depuis 25 ans.

Mille excuses Milady

J’ai écouté l’album en loop entre Montreal et Québec et j’ai été littéralement charmé. J’ai redécouvert le Leloup des années 80 et 90. Leloup a été généreux, 17 chansons, 17 univers. Des univers où les rats, célérats, corbeaux, corneilles, cannibales et iroquois se cotoient dans des textes toujours aussi tordus. Ces univers lui sont propres. C’est la signature Leloup. Vous vous rappelez de l’éleveur d’escargots, des fourmis, des pieuvres, d’Edgar et du Dôme? Vous comprenez alors ce que je veux dire. S’ajoute à cela un judicieux mélange de textes anglais et francais savamment dosés.

On y trouve aussi le “son” Leloup. Un environnement sonore où les guitares sont évidemment reines. Autant  acoustiques qu’électriques. C’est aussi le grand retour des riffs dans la plus pure tradition Leloup. Des riffs groovy, un peu bluesés, souvent rock et toujours imprévisibles. On ne peut passer sous silence un élément important de la facture sonore de Leloup: les harmonies vocales. Toutes en douceur, les harmonies de Virginia Tangvald sont discrètes, sublimes et même sensuelles comme des mots doux soufflés dans l’oreille. Ca nous rappelle ses meilleurs albums.

Donc, c’est un album qui plaira aux fans de la première heure parce que justement, on y retrouve ce qui a fait la marque de Leloup. La signature qu’on aimait jadis et celle qu’on aime encore aujourd’hui. C’est la signature d’une douce folie qui nous permet de nous évacuer de notre quotidien nous, gens ordinaires. Avouons que c’est spécial… Leloup évacue ses démons dans ses chansons et une majorité de ses fans écoute ses chansons afin de se plonger dans cet univers unique pour se pousser de leur propre quotidien

Jean, tant que tu livreras des albums comme celui-ci, on te pardonnera tes écarts de conduite. Pas besoin de t’excuser.

Plus de détails à:

www.leloup.tv

www.roiponpon.com

www.grosseboite.com

Les polémistes et vous

Depuis quelques semaines (et dans le fond plusieurs mois…) une guerre de tranchée sévit sur le web et dans les medias traditionnels. Un débat quasi stérile entre 2 clans.  Leurs armes sont redoutables. À coup de billets incendiaires et de commentaires sur les blogues (d’autres exemples ici et ici), de conférences, de présences télé ou radio ou de web-diffusions,  ces deux clans se rangent chacun de leur côté et semblent durcir leur position. On se traite de “chantre”, de “journalistes qui vomissent” . C’est pas jojo. Divertissant mais pas jojo ;-). Ils tentent éperdument de démontrer qu’ils ont raison.

C’est bien beau les débats philosophiques mais comme je dis souvent à ma douce, j’aime mieux avoir la paix qu’avoir raison. (ici, je fais bien sûr référence à la paix d’esprit). À un moment donné, il faut arrêter de s’obstiner et avancer. C’est pas mal plus zen et meilleur pour la santé. Ces obstinations et géguerres intestines ne mènent à rien selon moi. (Quelques uns adoptent un discours d’ouverture  tels que Dimitri Gourdin dans ce billet qui nous donne la perspective d’agence sur cette confrontation entre le marketing traditionnel et le web 2.0.)

La confrontation du passé et du futur

D’un côté, on retrouve les traditionalistes des médias. Ceux qui défendent le statu quo. Ceux qui prétendent que les journaux, la télé, l’affichage ne vont pas mourir. Leur discours se résume à “Ces médias ont leurs raisons d’être et que c’est pas vrai que le web va venir tuer une recette qui marche bien depuis si longtemps”. Le temps fera son oeuvre et petit à petit, leur discours ne tiendra plus la route. En attendant, laissons-les jouer à l’autruche tout seuls. Ils vivent dans le passé.

De l’autre côté du spectre, on retrouve les “gourous” des nouveaux médias. Ceux qui ne jurent que par le web. Ils ne manquent pas une occasion de ridiculiser les tarlas qui lisent encore leur journaux en version papier, qui font encore de la publicité à la TV ou à la radio ou ceux qui n’ont pas leur compte Twitter. Ils me font rire, ils m’intéressent et j’aime les lire et les écouter. Il m’ouvrent vers de nouveaux horizons. Ils changent souvent d’idée. Ils aiment bien s’amuser à faire des prédictions.Ils vivent dans le futur.

La réalité: les gestionnaires marketing vivent au présent et préparent l’avenir

J’aime la polémique et les débats d’idées mais encore faut-il que ca mène à quelque part. Il faut que ça fasse avancer le débat. Dans ce cas-ci, le débat stagne et vous savez quoi, je n’en ai rien à foutre de qui a ou aura raison. Toutes ces prédictions, c’est de la bullshit. Arrêtez de jouer aux Nostradamus et retournez un peu à la base. Moi, tout ce qui m’intéresse, c’est d’avancer, de progresser, pas de défendre des positions statiques. Les consommateurs moyens, vos clients,  eh bien, eux-aussi vivent au présent.

 Si tous ces gourous et autres défendeurs du statu quo arrêtaient de s’obstiner pour essayer de savoir qui pisse le plus loin et essayaient de travailler ensemble à établir des guides, des pratiques concrètes afin d’aider les gestionnaires marketing ouverts au changement à intégrer ces nouveaux outils de manière équilibrée dans leur mix-marketing, je pense que tout le monde en sortirait gagnant. Autant les débatteurs d’idées que les praticiens du marketing. De grâce, arrêtez de vous peinturer dans le coin, vous ne rendez service à personne.

Je suis un adepte  des nouveaux médias (relativement récent, la preuve vous me lisez sur mon blogue ;-) ) et en tant que marketer , je pense qu’il faut être carrément myope pour les ignorer. J’en ai parlé dans des billets précédents.  Le marketing est en train de se réinventer et les pionniers de cette révolution seront les gagnants de demain. Si Barack Obama à la Maison Blanche est capable d’embrasser cette révolution alors, vous en êtes tout aussi bien capables. Il n’est peut être pas nécessaire pour tous les marketers d’abandonner tout ce qu’ils faisaent pour se tourner uniquement vers du Web 2.0 mais au minimum, il faut avoir la curiosité d’oberver et d’analyser ce qui se passe, parce que ca se passe vite et vous rsiquez de vous faire dépasser rapidement.  Jean-Sébastien Chouinard d’Adviso Conseil a fait un billet sur les 5 niveaux d’un gouvernement 2.0 qui peut être repris par une PME désireuse d’évoluer dans cette direction. Commencez donc par la base.

Si vous me lisez sur ce blogue, vous êtes dans la bonne direction. Allez-y. Testez, expérimentez. Prenez des risques. Récupérez les bons coups des autres mais surtout, ne vous attardez pas aux polémistes qui ne cherchent qu’à défendre leur opinion. Foncez.

Twitter pour les nuls

Je ne suis pas un techno-geek. Je suis un simple gars de marketing qui connait le bon vieux marketing traditionnel et qui a un fort penchant vers les outils web qui caractérisent le nouveau marketing. Si vous êtes un wiz du web, ne lisez pas ce qui suit. Ce billet va intéresser ceux qui ont déjà entendu parler de Twitter et qui ne savent pas trop c’est quoi et à quoi ca sert et aussi ceux qui n’ont aucune idée de c’est quoi ce petit oiseau-là.

twitter-bird

Qu’est-ce que Twitter?

Twitter est présentement “The Talk of the Town” dans le monde du marketing internet et des médias sociaux, du moins ce que j’en suis… Ce petit oiseau est en effet sur tous les fils… J’en entends parler depuis des mois en ligne, sur les blogues et sur Twitter-même, puisque j’y ai mon compte depuis décembre 2008. Même Mitsou sonnait comme une techno-geek enthousiaste en parlant de Twitter sur les ondes de Radio-Energie à Montréal mercredi dernier!

Un outil de connection sociale

Selon, Wikipédia, l’actuelle définition de Twitter est:

“un outil de réseau social et de microblogage qui permet à l’utilisateur de signaler à son réseau “ce qu’il est en train de faire”. Il est possible d’envoyer et de recevoir ces updates (mises à jour) par l’Internet, par messagerie instantanée ou par messagerie numérique.
On appelle ces updates des
tweets (gazouillis en anglais). La particularité des tweets : ils sont courts, d’une longueur maximale de 140 caractères, ce qui permet de mettre à jour son Twitter de manière brève et spontanée.”

Bruno Guglielminetti, dans le Devoir du 27 janvier dernier, indique que

“ Twitter, ce n’est pas du courrier électronique, ce n’est pas de la messagerie instantanée, ce n’est pas du clavardage, ce n’est pas un forum de discussion, ce n’est pas un site de nouvelles, ce n’est pas Google, ce n’est pas Facebook. Mais Twitter, c’est un peu tout ça en même temps.”

Alors, n’en déplaise à certains, Twitter n’est pas un outil visant à perfectionner l’art d’être “Twit”. (Avouons qu’au premier regard, un Tweet, ca sonne bizarre en français du Québec!)

Twitter se définit comme un outil pour rester connecté avec ses amis, connaissances, entreprises ou groupes d’intéret, mais ca va beaucoup plus loin que cela. Beaucoup de “twittereurs” (Michelle Blanc les appelle comme cela donc ca doit être ça le terme!) ont beaucoup plus de followers que d’amis dans la vraie vie (Ex. Guy Kawasaki a 83549 au moment où je rédige ces lignes…).

La simplicité d’utilisation de Twitter et la nature instantanée des messages différencient Twitter d’autres medias sociaux comme Facebook à mes yeux. De plus, ce n’est pas vrai que l’on ne discute que de ce que l’on est train de faire ou autres anecdotes futiles sur Twitter. Il y a un peu de cela certes mais c’est beaucoup plus puissant et en même temps beaucoup plus attrayant d’un point de vue marketing.

Alors, lorsqu’on ouvre son compte Twitter, on peut décider de “suivre” (follow) des gens qui nous intéressent ou qui “tweet” sur des sujets qui nous intéressent. Et ça va dans les deux directions, d’autres utilisateurs de Twitters peuvent décider de vous suivre (devenir des followers) de vos “tweets” et ainsi constituer une audience pour tous les “tweets” que vous diffuserez.

Mais qui est sur Twitter? Vous pouvez voir leur profil socio-démographique ici.

Voilà pour la partie “Sociale” de Twitter. De mon côté, j’ai quelques amis que je “follow” sur Twitter mais mon utilisation est presqu’entièrement professionnelle. Les gens que je suis sont des pro du marketing, du  web, des pros de blogues, etc, ils sont en quelque sorte mes antennes sur le web. Vous pouvez les voir ici.

Un outil ”Business”

Les possibilités de Twitter sont quasi-infinies: Marketing, branding, politique, broadcasting , celebrity building, recherche marketing et bien plus… C’est à ce point grand que je crois que le modèle d’affaires de Twitter se bâtit à mesure que les dirigeants découvrent les utilisations que les gens en font

MAJ 7 le 23 mars 2009: Tiré du blogue de Lilian Mahoukou, 77 idées pour le business Model de Twitter. (La preuve que l’avion se construit en plein vol…)

Au delà de l’utilité sociale de Twitter, je crois que son usage dans un contexte d’affaires viendra bouleverser nos facons plus traditionnelles de faire du marketing. Même si 140 caractères peuvent sembler trop courts pour communiquer des informations d’importance, vous seriez surpris de ce qui peut être dit en si peu de mots. D’un point de vue marketing, ça nous force à être concis et dans une ère où tout se déroule si vite, se discipliner à avoir des messages courts et précis ne peut qu’être une bonne chose.

Au delà de ces messages très courts, c’est surtout la capacité d’entretenir des conversations avec ses clients qui m’apparait le plus bénéfique de Twitter. On dit souvent que les entreprises qui obtiennent du succès sont celles qui écoutent leurs clients et utilisateurs. En ce sens, Twitter est une plate forme de choix pour ouvrir ses oreilles d’entreprise de manière très directe et instantanée. Pas de décalage sur le web, c’est live à 100%.

Un bon exemple de cet instantanéité est illustré ici dans un billet d’Adviso publié lors du dernier SuperBowl.

Zappos, le site de vente en ligne de souliers le plus populaire a sauté dans la vague Twitter à pieds joints et à travers toute l’entreprise.  Le PDG de Zappos, Tony Hsieh est tellement enthousiaste face à l’utilisation de Twitter qu’il supporte et encourage tous ses employés à utiliser Twitter pour littéralement connecter avec leurs clients. Zappos consacre même une portion entière de son site web à Twitter. On y trouve quelques trucs pour s’initier à Twitter rapidement, la liste de leurs employés utilisateurs de Twitter, les tweets des employés ainsi que toutes les mentions de Zappos sur le site de Twitter.

JF Verville, un techno-blogueur de Québec a fait ressortir quelques bonnes utilités de Twitter dans son billet du 11 mars dernier.

Il y mentionne entre autres:

RDS.ca (@rdsca) ont pu prévenir le public du congédiement de Carbonneau à la minute où ils l’ont su.

Punknews.com (@Punknews) et AltPress (@AltPress) publient en primeur leurs nouvelles.

Plusieurs célébrités (Shaquille O’Neal, Lance Armstrong, Barack Obama avant son élection) ont utilisé Twitter pour être présents, être proches des gens. Cet outil représente une façon d’être directement en contact avec leur fans.”

Avis aux intéressé(e)s, vous pouvez suivre les tribulations du vrai Ashton Kutcher sur @aplusk. Et j’ai décidé de suivre Chris Cornell au moment ou j’écris ces lignes. Je ne suis pas sûr que ce soit le vrai par contre. C’est maintenant confirmé, c’est le vrai! Voir @chriscornell sur Twitter.

Vous êtes plus du type techno-web, je vous recommande de suivre l’équipe de Google.

Twitter est un outil judicieux pour diffuser des histoires. N’est-ce pas le rôle du marketing après tout? Son instantanéité fait en sorte qu’il permet de diffuser à un large réseau de gens une idée, une pensée ou un communiqué ou tout simplement une question. Pour obtenir un pouls rapide sur une question pointue, rien de mieux que Twitter.

MAJ1 le 16 mars 2009: Lilian Mahoukou a par ailleurs traité ce point dans un récent billet intitulé “Sondage: Utiliser Twitter pour trouver des réponses”.

Benoit Tremblay, lui aussi excellent blogueur de Québec, fait un très bon tour d’horizon de l’utilisation de Twitter chez StarBucks ici.

MAJ3 le 17 mars 2009: Vous trouverez ici un excellent article ultra-complet de Futurelab à propos de l’utilisation de Twitter pour faire des relations publiques (en anglais).

Un outil générateur de trafic

Vous avec un site web ou un blogue? Twitter peut vous aider à générer plus de trafic. Michelle Blanc l’a testé conjointement avec Facebook, voyez les résultats ici. Depuis peu, les billets de mon blogue sont diffusés sur Twitter par moi même (Etienne Chabot sur twitter @etiennechabot ainsi que par les tweets de lacapitaleblogue.) Ces Tweets ont permis d’accroitre mon traffic de 10% sur mon blogue. Sachant que Twitter est en train de devenir outil de plus en plus mainstream, le potentiel en terme de génération de trafic est encore appelé à croitre. En effet, jusqu’à tout récemment, Twitter était utilisé par les geeks, blogueurs et les super-blogueurs. C’est en train de changer…

Des outils/sites pour tirer profit de Twitter

Michelle Blanc m’a déjà écrit en réponse à un de mes commentaires sur son blogue que Twitter est une rivière… C’est une facon poétique de voir cela, mais c’est vrai à 100%. Pour moi,Twitter est une rivière d’information qui coule en continu, on peut certes s’y abreuver de temps à autre mais de vouloir tout avaler semble utopique d’autant plus que la rivère peut être “polluée” par moment… Alors, pour ma part, je vais prendre une petite gorgée de temps à autre quand j’ai le temps. C’est pour moi une façon simple de voir ce qui se trame sur le web.

J’ai découvert quelques outils/sites qui vous permettront de tirer le maximum de Twitter sans vous perdre dans toute cette marée d’information.

  1. Tweetdeck: Vous permettra de trier vos tweets et faire des recherches facilement.
  2. Twhirl: Similaire a Tweetdeck mais percu comme plus convivial par certains.
  3. Twollow: Pour savoir qui parle de vous.
  4. Twitscoop: Pour savoir ce qui se parle présentement sur Twitter (Cet outil est aussi inclus dans Tweetdeck)
  5. Twubble: Pour elargir votre cercle “d’amis” sur Twitter.
  6. Twitterberry: Si vous avez un Blackberry, cet outil est un must! Vous permet de tweeter directement sur votre Blackberry.
  7. Twittergrader: pour connaitre votre popularité ou celle de votre marque sur Twitter
  8. Tweetlater: pour automatiser une partie de votre utilisation de Twitter et accroitre votre productivité.
  9. TwitterFeed: similaire à Tweetlater, dépend des préférences.. permet d’automatiser aussi.
  10. Twitip: Blogue sur tous les trucs et fonctionalités de Twitter
  11. MAJ12 le 12 juin 2009, l’outil Seesmic Desktop est vraiment très bien conçu et facile à utiliser si vous avez plusieurs comptes Twitter à suivre en même temps (ex. Perso, Professionnel, Brand, Promo, etc). De plus, d’un point de vue technique, il me semble plus fiable que Tweetdeck dans le sens que plusieurs Tweets se perdaient dans l’espace virtuel avec Tweetdeck. Ca ne semble pas se produire avec Seesmic.

MAJ2 le 16 mars 2009: Il y aussi un site qui regroupe des tonnes d’applications pour Twitter, ca s’appelle Twitdom. C’est vraiment cool!

Pour les amateurs de viral, l’outil moderne de bouche à oreilles est le “ReTweeting”. Ca consiste à réacheminer à ses followers des Tweets intéressants que vous recevez des gens que vous suivez sur Twitter. La mention RT dans Twitter signifie Re-Tweet. Certains y voient même une mesure de votre autorité sur Twitter…

Il existe une petite application pour connaitre les lien les plus Re-Tweetés ou les plus populaires: Tweetmeme-Hottest Stories on the Web.

Ca complète mon tour d’horizon de Twitter. J’espère donc vous retrouver ici sur mon blogue ou sur…. Twitter @etiennechabot ou ici (http://twitter.com/etiennechabot).

Si après la lecture de ce billet, je n’ai pas réussi à vous convaincre d’ouvrir un compte Twitter, je vous suggère ces quelques lectures additionnelles:

MAJ4 le 17 mars 2009: Le top 20 des sites qui tirent profit du trafic downstream de Twitter, un billet de Ressac Media.

MAJ5, le 18 mars 2009: Une parodie en animation 3D à propos de l’usage parfois discutable de Twitter (en anglais). Vraiment bidonnant. Merci à Andres chez RessacMedia.

MAJ8, le 23 mars 2009:  Un dossier complet sur Twitter et le mirco-blogging fait par Radio Canada ici.

MAJ9, le 20 avril 2009: Vous êtes maintenant convaincus que Twitter peut être un outil puissant pour votre business mais ne savez pas par où commencer? Je vous invite à lire ce billet (en anglais) dans lequel vous trouverez une excellente présentation qui vous expliquera comment établir une stratégie d’affaire qui utilise Twitter.

MAJ10, le 21 avril 2009: Vous devez démontrez aux sceptiques qu’ils DOIVENT utiliser Twitter? Ce billet de Guy Kawasaki (en anglais) vous aidera à les en convaincre.

MAJ 11, le 21 avril 2009: Un nouvel outil de gestion de campagne marketing sur Twitter: Twiveaway.

MAJ13, le 28 juillet 2009, depuis des mois, j’utilisais avec satisfaction l’outil Friend or Follow afin de déterminer qui parmi mes “followings” ne me suivent pas en retour. En complément à cet outil, je viens de découvrir Twitoria qui permet d’identifier parmi ses “followings” ceux qui n’ont jamais tweeté (donc inintéressants), ceux qui n’ont pas tweeté depuis 2 semaines, 1 mois ou 2 mois, etc. Ca permet de faire un beau ménage et ainsi avoir une base de followings plus facile à gérer.

MAJ 14, le 10 septembre 2009, une excellente mise à niveau sur les bonnes pratiques de Follow/ Unfollow, Twitter snobs et surtout comment suivre des millers de gens sans passer sa vie sur Twitter dans ce billet fort à propos de Michelle Blanc.

Ne jamais dire jamais.

Note: Ce billet a été rédigé en réaction à l’article “RIP, les RP? Jamais!” dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui.

Je voulais réagir directement sur le site d’Infopresse  mais après avoir tout tapocher mon commentaire et appuyé sur “ajouter”, Pouf! une page d’erreur apparait. Ca fait une couple de fois que ca m’arrive alors là je vais réagir directement ici sur mon “hub” à moi. Moins de coverage sans doute mais au moins on pourra débattre de la question! C’est plate parce que même si Infopresse essaie d’engager une converstion avec ses lecteurs, ils mettent tellement moins de barrières que ça vient freiner les élans de bien des gens. Il n’y a à peu près jamais de commentaires sur les articles qu’ils publient en ligne…, M’enfin comme dirait Gaston Lagaffe.

Je veux simplement réagir à un article publié dans la newsletter d’Infopresse d’aujourd’hui  à propos des pôôôôôôvres firmes de relations publiques. L’article a été rédigé par Monsieur André Bouthillier, président de Communications André Bouthillier.

Je pense que Monsieur Bouthillier fait fausse route avec son argumentaire. Il tente de “victimiser” les firmes de relations publiques avec ce discours qui se veut en quelque sorte, une réponse, aux pourfendeurs des relations publiques. Je ne suis pas un officiel pourfendeur des RP mais j’essaie juste d’apporter un regard neutre sur leur situation.

Quelques exemples tirés du texte de M. Bouthillier: 

  • “Certains pseudo-critiques se plaisent à associer les relations publiques à l’«industrie du mensonge»;
  • “Je suis toujours choqué d’entendre de fins observateurs parler d’«opérations de relations publiques» ou encore traiter les relationnistes (quel nom affreux!) de manipulateurs des journalistes.”

Son discours me fait un peu penser à celui de  la Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec (FPJQ), que Michelle Leblanc a gentiment ironisé avec son billet “La FPJQ et les fabricants de fouet, même combat”: une démonstration flagrante de myopie marketing.

Ce ne sont pas les pourfendeurs des relations publiques qui feront disparaitre les relationistes et boites de PR si elles ne se ré-inventent pas,  mais plutôt:

  • des changements profonds dans les habitudes de consommation des médias (autnat les médias traditionnels que les nouveaux);
  • les modes de diffusion de ces derniers;
  • mais surtout la perception que les consommateurs ont des médias traditionnels.

Les boites de PR ont grandi et fait des profits monstres sur la prémisse qu’il faille “packager” le message et le diffuser au plus grand nombre possible. C’est là qu’ils apportaient de la valeur. Malheureusement, ca ne fonctionne plus. Je ne vous apprend rien en vous disant que les médias de masse (Journaux, télé, etc) sont en processus de ré-invention. Ils se cherchent. Ils cherchent le bon modèle d’affaires car celui sur lequel ils ont surfé pendant si longtemps ne tient plus. La raison d’être des firmes de PR a longuement été à la remorque des médias de masse donc, elles doivent se ré-inventer elles aussi. Ce n’est pas ce que j’observe pour l’instant.

On ne veut plus de messages préfabriqués

Les consommateurs recherchent de plus en plus de transparence et d’authenticité. Ca devient un critère décisionnel d’achat particulièrement auprès de la génération X (et même de la génération Y pour ma part!). Ces derniers ont horreur des messages “packagés”. Ils ignorent tout ce qui sonne comme un communiqué de presse. Or, c’est expressément  ce qu’une grande majorité de boite de PR font: packager des messages et rédiger des communiqués de presse (qui ne sont plus lus par personne).

Internet n’a pas de concurrence en terme de performance de diffusion de contenu

Pour ce qui est de la diffusion, pas besoin d’en discuter longtemps. En quelques clicks de souris, on peut diffuser à une,  5000 ou 100000 personnes. C’est le même prix. Alors, pour la diffusion, le modèle d’affaire des relationnistes tient mal la route. En 2002, Al et Laura Ries écrivaient un best seller dans la communauté marketing: “The Fall of Advertising & the Rise of PR”.

Book Cover

Force est d’admettre que 7 ans après, la publicité traditionnelle poursuit sa chute mais je ne suis pas convaincu que les RP sont en si forte progression. J’attends le livre d’un autre gourou du marketing qui pourrait s’intituler: “The Fall of PR, the Rise of User-Generated Content”!

Qu’en pensez-vous? N’hésitez pas à commenter ci bas.