Améliorer la performance de votre site web avec ces principes simples

Récemment, l’entreprise Meubles South Shore, pour laquelle je suis directeur marketing, participait au Las Vegas Market. Lors de cette foire commerciale, nous en avons profité pour rencontrer plusieurs de nos clients dont plusieurs de nos partenaires qui commercialisent nos meubles en ligne. Pour l’occasion, nous leur avons présenté ce petit diaporama qui résume des principes simples afin d’optimiser la performance de sites web transactionnels (et même non transactionnels).

Je partage ces petits trucs avec vous ici!

Au plaisir de lire vos commentaires!

Une fête d’enfants signée John St. sous le thème des Pink Ponies. À voir!

Tout marketer qui a de jeunes enfants se doit de visionner cette vidéo qui traite de l’organisation d’une fête d’enfant comme une campagne de marketing pour son enfant à plus petite échelle. Tout y est. De la planification de l’événement à sa gestion jusqu’aux indicateurs de performance après campagne. Le tout exécuté à la perfection en employant un ton humoristique juste assez ironique.

En somme, une excellente utilisation du pouvoir de la vidéo et des médias sociaux par l’agence torontoise john st. qui se sert de cette vidéo (qui risque fort de devenir viral dans la communauté marketing nord-américaine) pour se faire connaître et faire valoir son expertise.

Note: Mon meilleur bout est quand la chanson d’Arcade Fire s’amorce ;-) (vers 1:21)

Reçu via: Jean-Philip Thibault sur Twitter

Crédits:

Agence: john st.
Directeur artistique: Andrew Livingston
Rédacteur: Simon Bruyn
Producteur: Michelle Orlando
Editorial: relish
Editeur: Chris Murphy
DP: Pete Sweeney
Réalisé par: Andrew Livingston and Simon Bruyn

Faites le plein de données récentes sur le monde des communications et des médias sociaux avec Next is Now

Les internets apportent leur lot de vidéos coup de poing que tout bon marketer saura apprécier. Je les aime bien car elles permettent en quelques minutes de refaire le plein de données fraîches sur le monde des communications, du marketing et de l’adoption/utilisation des nouveaux médias que sont Facebook, Twitter et les autres médias sociaux.

Socionomics en avait mis un en ligne l’an passé et je l’avais partagé avec vous en août 2009 en affirmant que les médias sociaux ne sont pas une mode. Il y a aussi ce wake up call pour les marketers qui avait été mis en ligne il y a un an. Celle-ci est tout aussi intéressante. Premièrement, les données sont fraîches et les sources sont clairements listées dans l’onglet de description sur youtube (je les ai aussi mises au bas dece billet). Deuxièmement, la vidéo contient un nombre important de données canadiennes, ce qui fait souvent défaut à bien des statistiques touchant le merveilleux monde du marketing. Note: Cette vidéo a été produits par Rogers.

Même si je crois fondamentalement au pouvoir des données et des faits. Ils n’ont aucune valeur si on ne fait rien avec… Malheureusement, une forte proportion de marketers est “assomée” à la lecture de ces infos et ne savent pas par où commencer et orienter la suite. Comme le disait Claude Lafrenière en commentaire d’un des billets ci-haut précités:

Le message atteint difficilement les destinataires: le signal se rend mais n’est pas décodé et n’influence pas. Il y a une question d’éducation des entreprises et des entrepreneurs qui reste à faire. Suffit de voir à quel point les entreprises « média » au Québec font difficilement le « move’ vers le Web 2.0 pour prendre la mesure du chemin qui reste à faire. J’ai l’impression que les entreprises retardataires ne réaliseront leur erreur que lorsque des concurrents viendront jouer dans leur « tale » et leurs profits… Le chemin le plus court vers le cerveau de certains « boss » est là où ça fait mal (le porte-feuille)…

Claude disait cela il y a un an. Des progrès ont été fait deuis ce temps. Mais on dirait que notre environnement avance à un rythme accéléré et que nous arrivons difficilement à suivre le tempo. Suis-je trop pessimiste? Qu’en pensez-vous?

SOURCES
Facts in Next is Now are calculated based on data from the following sources:
[0:10] Google CEO Eric Schmidt, Information Week
[0:18] 24 hours of video uploaded per minute, The Official YouTube Blog
[0:25] Facebakers, Facebook Statistics Canada
[0:32] Normalized, averaged Facebook growth (Facebook Press Room milestones)
[0:49] iTunes download of The Godfather vs 56kbps
[0:55] Speeds of 50mbps and up in Canada
[1:16] Canadian Wireless Telecommunications Association
[1:21] Canadian Wireless Telecommunications Association
[1:29] Ipsos Reid Interactive Group
[1:39] Amazon Kindle capacity
[1:43] Bedford Public Library collection: nearly 12,000 books
[1:52] Android: Androlib / iPhone: Apple
[1:55] Match.com iPhone App
[2:32] OTX, 2008 Longitudinal Media Experience Study
[2:36] SRG, Digital Life Canada, November 2009
[2:40] SRG, Digital Life Canada, November 2009
[2:56] Amdocs, The Connected World Vision
[3:16] TweeSpeed
[3:20] 15 million in U.S. alone. CTIA-The Wireless Association, Wireless Industry Survey
[3:24] Symantec, 2000-2009: The Spam Explosion

Marketing, bouche-à-oreille, faiseux de brochures et syndrome de la baguette magique (SBM)

Dilbert.com

Le marketing en entreprise évolue sur un spectre très large allant du “simple faiseux de brochure” à un rôle ultra stratégique central à l’orientation de l’entreprise. Mais peu importe la place qu’occupe le marketing dans votre entreprise, vous êtes probablement aux prises avec ce que j’appelle “le SBM: Syndrome de la Baguette Magique”. Je m’explique.

J’ai déjà parlé de l’importance d’un produit de qualité avant d’élaborer toute forme de stratégie de médias sociaux. Malheureusement, encore aujourd’hui, trop d’entreprises aux prises avec des défis de réduction de coûts, négligent cet aspect. Cette diminution de la qualité relative se fait souvent sournoisement, à coup de micro-changements de composantes, de changements de fournisseurs ou tout simplement de non-changements et s’étale sur plusieurs années. Après un certains temps, l’accumulation de ces micro-changements fait en sorte que vos produits ne font plus le poids Vs la qualité des produits concurrents. Mais en plus, ils peuvent avoir perdu au change leurs caractéristiques distinctives  i.e. leur fameux avantage concurrentiel. Le réveil peut être brutal. Le retard peut être difficile à rattraper.

C’est souvent à ce moment que le SBM ressurgit.

Le Dilbert d’aujourd’hui m’a fait repenser au Syndrome de la Baguette Magique. Il arrive souvent que l’on fasse appel au marketing en dernier recours. Pour compenser un manque de vision, un manque de substance ou l’absence de fondements dans une action. Le SBM prend souvent forme comme ceci:

“On va demander aux gens de marketing, ils sont tellement créatifs. Allez-y. transformez de la  m…. (insérer ici produit X, promotion Y, tactique, situation W) sans attrait en un aimant que tous les clients vont vouloir s’approprier sur le champs. Ce sera facile pour eux, c’est leur métier.”

Déjà vu? Probablement. Ça arrive dans les meilleures familles. ;-)

Le SBM est en réalité un symptôme d’un manque de compréhension de votre organisation de la raison d’être du marketing.  Et l’avènement des médias sociaux tend à exacerber cette tendance. Pour beaucoup de dirigeants d’entreprise, les médias sociaux ne sont que le dernier outil qui s’ajoute aux à la collection d’outils déjà mal compris du coffre à outils marketing.

Vous pouvez contrer cela en tentant de rendre le marketing plus stratégique dans votre entreprise. Vous me dîtes que c’est plus facile à dire qu’à faire. C’est vrai. C’est un virage qui se fait graduellement et qui exige temps et efforts.

Cela commence en inscrivant votre stratégie de médias sociaux dans un cadre plus large, comme l’établissement de votre promesse de marque par exemple, mais aussi en vous assurant que vos bases de produits et de service sont solides. Je vous en parlerai plus en détail de ce virage vers un marketing plus stratégique mes lors de prochains billets.

En attendant, si vous voulez que le bouche-à-oreille fasse son oeuvre, commencez par investir du temps en rendant votre produit exceptionnel. La baguette de votre responsable marketing est peut-être arrivée à la fin de sa vie utile…

Faites-vous vraiment confiance à vos employés?

Dilbert.com

La transparence, l’authenticité, les conversations en temps réel, etc… Tout plein de beaux concepts qui sont nécessaires au succès d’une entreprise sur les médias sociaux. D’accord. Ca va bien pour en parler dans le “boardroom” mais quand vient le temps de passer à l’action, c’est souvent une autre histoire:

  • “Qu’est-ce qu’on fait si un de nos employés gaffe?”
  • “Légalement,  peut-on se faire poursuivre si un employé communique une fausse information?”
  • “Que faire si un employé divulgue une information confidentielle?”
  • “Que faire s’il parle négativement de la compétition”

Tous ces doutes, ces incertitudes, ces inconforts remontent à la surface quand vient le temps de faire son entrée sur les médias sociaux. Et non, ce n’est pas une “politique encadrante des médias sociaux” qui va tout régler car avant d’être un problème de fausse info ou de risque de poursuite, c’est avant tout une question de confiance et d’imputabilité que nous acceptons ou non de donner à nos employés. Être frileux quand vient le temps d’aborder ces questions peut s’avérer un signe de manque de confiance envers ses employés. Il ne faut pas que les communications corporatives sur les médias sociaux aient l’air télégraphiées par le responsable des relations publiques ou du marketing. La spontanéité doit régner et elle est impossible à faire ressortir si l’employé ne sent pas l’entière confiance de son organisation.

Alors, avant d’embarquer dans le train, posez-vous la question: Faisons-nous réellement confiance à nos employés ou bien c’est juste de la poudre aux yeux?

Comment expliquer les médias sociaux à votre patron? (PowerPoint)

Depuis plus de 2 ans, j’ai pris le virage du marketing 2.0. Je fouille, je cherche, en somme, je m’intéresse beaucoup aux nouvelles façons de faire du marketing par le web. Ceux qui visitent mon blogue régulièrement savent que je crois sincèrement que ce virage doit être pris par tout marketer qui se respecte. Ou à tout le moins  s’intéresser à ces phénomènes qui bouleversent nos méthodes traditionnelles. Alors, dans ce travail de défrichage, j’ai aussi eu à faire un peu d’évangélisation afin de démêler amis et collègues à propos des médias sociaux.

Dans cette présentation, vous trouverez des réponses ou des débuts de réponses aux questions suivantes:

  • C’est quoi au juste les médias sociaux? ;
  • À part d’être le “buzzword” marketing du moment, ça fait quoi les médias sociaux et surtout;
  • Pourquoi il faut s’y intéresser maintenant?

J’ai résumé un paquet d’information en une seule présentation qui aurait pu être titrée “Comment démystifier les médias sociaux à votre patron, le convaincre d’avoir une stratégie en ce sens et avoir l’air de connaitre cela sans trop d’efforts?”

Merci à Noémi Houde pour la mise en page de ma présentation. La version originale n’était pas aussi plaisante à visionner que celle-ci. ;-)

Web Usability: “Don’t Make me Think”

When it comes to web usability, web site navigation, ergonomy, etc.,  one of the most frequently cited name is Steve Krug, world-renowned web usability consultant. Any marketer  who has to make decisions on web site design MUST read his book: “Don’t Make me Think”. The book is available at Amazon here. For those of you who can’t afford the book or do not have the time to read, h This nice slide deck sums up the essence of the book and should be enough to entice you to rush to Amazon and invest a couple of bucks to get your own copy. Enjoy!

This presentation has been created by Amit Mullerpatta located in, India. He works at  www.byteridge.com. Originally, the presentation was intended for his colleagues to get them interested in one of the best books he had read on usability. Now, I’m sharing it with you. Isn’t amazing?

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La montagne russe du service à la clientèle de La Ronde

vampire_g La RondeIl y a quelques semaines, je vous faisais part d’une  mauvaise histoire de service à la clientèle avec une grosse machine pour laquelle on se serait attendu à une prestation de service clientèle exemplaire. Ce ne fût vraiment pas le cas. Cette machine, c’est La Ronde à Montréal et l’histoire, vous pouvez la retrouver ici. Si je résume en quelques mots, je me suis fait voler, je connaissais le voleur et, le voleur a avoué m’avoir volé. Alors, il était normal que j’entreprenne quelques démarches pour récupérer mon dû.

J’aurais pu titrer ce billet, les hauts et les bas du service à la clientèle. Après avoir vécu un bas; suite à la publication de ce billet, j’ai eu un courriel de la superviseur aux relations à la clientèle de La Ronde (qui m’a demandé de garder son identité anonyme…). En somme, ils avaient ignoré mon premier courriel (privé) mais ont réagi suite à la mise en ligne d’extraits du-dit courriel sur mon blogue.  Ils me disent que depuis septembre, ils n’ont accès aux courriels que la fin de semaine car la Ronde est fermée la semaine. Bon, permettez-moi d’en douter…la preuve, ils viennent de me répondre et nous sommes….hmm mardi!

Mais c’est pas grave car, nous avons trouvé un terrain d’entente. La preuve que je suis un bon client pas méchant du tout, je vais publier les extraits des courriels que la superviseur du service clientèle et moi avons échangés et qui nous ont mené à une conclusion heureuse de cette histoire.

Extraits du courriel reçu de la superviseure Services à la clientèle le 5 septembre 2009 au lendemain de la mise en ligne de ce billet.

Monsieur,

Nous souhaitons vous remercier d’avoir pris le temps de nous transmettre vos commentaires concernant votre visite à La Ronde. Nous souhaitons nous excuser du délai avant notre réponse. La Ronde étant fermé la semaine, nous avons accès au messages internet que la fin de semaine.

Suite à votre lettre, nous sommes désolés du sentiment de frustration que vous avez pu ressentir  lors de votre visite chez nous.  Nous sommes soucieux de la satisfaction de nos visiteurs et nous tenons à vous signaler que tous nos employés reçoivent une formation de service à la clientèle au début de la saison afin de bien répondre aux besoins de nos invités. Malheureusement, certains d’entre eux ne mettent pas toujours ces notions en pratique.

… l’employée à l’admission à fait un excellent travail puisqu’il fait partie de notre service à la clientèle que de s’assurer que chaque client a le billet qui lui convient. Nous sommes sincèrement désolés que l’employée du comptoir de service n’aie pas été à la hauteur de vos espérances. Nous aimerions avoir une description physique de cette dernière afin de l’identifié et ainsi faire un suivi disciplinaire.

Les remboursements de billets internet et l’envoi de chèques sont choses compliquées et qui peuvent prendre du temps. Aussi, il nous fait plaisir de vous offrir un dédommagement plus avantageux qu’un remboursement de 13.48$ par enfant. Ainsi, vous aurez droit à 8 billets pour l’année 2010 (4 pour vous et 4 pour votre ami). J’espère que cette offre vous satisfait et si elle vous intéresse nous aurons besoin de vos coordonnées pour vous envoyer une lettre comme quoi vous avez droit à ces billets.

En espérant le tout conforme à vos attentes. Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Évidemment, je ne pouvais pas refuser une telle offre. J’ai alors répondu par courriel que j’acceptais leur offre et qu’en toute bonne foi, j’allais la publier sur mon blogue afin de remettre les pendules à l’heure. J’attendais simplement leur accord par écrit avant de divulguer les détails de notre entente ce que j’ai eu aujourd’hui dans le courriel suivant:

Courriel reçu de la superviseure Services à la clientèle le 16 septembre 2009

Bonjour Monsieur Chabot,

Suite à votre message, il nous fait plaisir de savoir que notre offre vous satisfait. Nous enverrons la lettre concernant le fait que vous avez droit à 8 billets pour 2010 dès la semaine prochaine. Je vous donne aussi l’autorisation de divulguer notre correspondance. Seulement, j’aimerais que mon nom n’y figure point.

De plus, nous souhiations vous souligner que nous avons bel et bien trouvé l’employée que vous nous avez décrit. L’incident fut transmis à son superviseur actuel et une rencontre disciplinaire a été effectuée la semaine dernière.

Je vous souhaite à vous et votre famille un merveilleux automne.

Bien à vous,

La Ronde ne m’a pas demandé de retirer le billet qui les fait mal paraître. Je ne l’aurais pas fait de toute façon. En contre partie, je me suis engagé à rendre public les détails qui ont permis de résoudre ce cas de mauvais service clientèle. Ce qui est maintenant fait.  Alors en attendant d’aller passer une journée en famille à La Ronde l’an prochain, il y a quelques leçons à tirer de cette histoire:

  • Il aurait été bien plus simple pour moi et pour La Ronde de me rembourser les 40$ payés en trop sur le champ.
  • Pour une erreur de 40$, ils doivent me fournir près de 300$ de billets pour contrebalancer l’expérience négative qu’ils m’ont fait vivre.
  • Aucune entreprise n’est à l’abri d’un mauvais employé qui fait un tort à sa marque. Il revient au responsable du service clientèle de réparer les erreurs de ses subalternes le plus rapidement possible.
  • Il faut être agile et proactif dans la résolution de ce genre de situation anodine et éviter de les laisser monter en épingle.
  • Donnez la liberté à vos employés de service clientèle de régler ce genre de quiproquo par eux mêmes. Au risque qu’ils fassent quelque fois des erreurs de jugement.
  • Internet fournit maintenant un porte-voix dirigé vers la planète à tous les clients qui franchissent votre porte. Assurez-vous qu’ils vivent une expérience positive. Au moins s’ils décident d’utiliser leur porte-voix, ce sera pour le bénéfice de votre marque.
  • Avec Google, toutes le histoires relatives à votre marque  laissent des traces permanentes…
  • Si vous en doutez, faites une recherche avec les termes “La Ronde mauvais service” dans Google

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Bixi, faux blogues et nouveaux marketers

Transparency_Triumph_TrendwatchingEn mai dernier (oui, je sais que je suis un ti-peu en retard…!), on a lancé à Montréal le nouveau service de vélos urbains BIXI. Une belle idée. Vraiment. Un beau produit qui remplit un besoin.

Or, ce lancement a suscité un débat parmi les gens de communication-marketing du Québec, principalement en ligne. Débat, qui selon moi est loin d’être tranché. Le toujours croustillant Patrick Lagacé a lancé la premiere flèche ici, Michelle Blanc a elle aussi tirée à boulets rouges sur Morrow Communications dans ce billet. Marie-Claude Ducas, rédactrice d’Infopresse, fait aussi ressortir d’excellents points dans son premier billet qu’elle a par ailleurs bonifié d’un autre article vu que les commentaires ne cessaient de s’ajouter sur les différents blogues.

C’est un peu à cause de ce dernier billet de Marie-Claude Ducas que je reviens sur cette histoire car, je faisais, (sans nécessairement le vouloir) partie intégrante du débat en tant que représentant de la jeune génération.

Après avoir lu le commentaire du publicitaire Roger Tremblay sur Infopresse, j’ai eu un choc et je ne pouvais m’empêcher de réagir à ses propos.Voici quelques extraits de son commentaire:

Ho les moteurs!

Non, mais ça commence à faire les montées de lait !

Vous vous insurgez parce que les personnages du blogue d’André Morrow n’existent pas ? Mais c’est de la pub monsieur le chroniqueur ! Et le rôle de la publicité c’est de changer les comportements ou de créer une sympathie envers un produit.

Ben oui, un blogue c’est de la pub… ;-) Et un peu plus loin, il conclut après avoir parlé du “rôle” que doivent jouer les publicitaires et avoir fait passer les blogueurs pour des frustrés, avec:

Non, il n’y a pas de dommages causés par cette fausse histoire de Bixi et chapeau aux publicitaires qui ont rendu l’affaire intéressante. Et laissez nous faire notre métier de faire rire, d’étonner ou de faire pleurer les gens tout en les renseignant. Avec des histoires inventées ou pas.

Voici intégralement ce que je lui ai spontanément répondu:

La lecture de votre commentaire ne vient que confirmer le fossé qui est en train de se créer entre les publicitaires de l’ancienne et de la nouvelle garde. Et en passant, on peut faire partie de la nouvelle garde même si on a 30 ou 40 ans de métier, ce n’est pas un question d’âge mais d’attitude par rapport aux nouveaux médiums de communications qui émergent.

D’assimiler un blogue à de la pub, comme vous le faite dans votre commentaire, dénote que vos vieux réflexes de “broadcaster” sont bien incrustés. Un blogue est un outil de conversation et qui dit conversation dit transparence et confiance. Deux éléments qui manquent à la stratégie développée par Morrow. D’utiliser Facebook en inventant des fausses personnes qui veulent devenir des amis avec des vraies personnes m’apparait plus comme un manque d’éthique marketing qu’un coup de génie parce qu’on a fait parler de nous…

Les efforts louables des vrais marketers authentiques et transparents seront ternis par ce genre d’initiatives qui jettent de la poudre aux yeux à court terme.

Comme vous dites, “laissez nous faire notre métier de faire rire, d’étonner ou de faire pleurer les gens tout en les renseignant. Avec des histoires inventées ou pas.” Si c’est ca votre métier, ne touchez pas aux blogues.

Bon, OK. La tension et la frustration est palpable dans nos deux commentaires. Depuis ce temps, le débat a évolué un peu sur la question car son fils, Yannis Tremblay, s’en est mêlé et il avait des idées plus proches des miennes. On peut le lire ici avec un commentaire en réponse à celui de son papa.

On a pas encore trancher la question complètement et il semble que 2 clans, aux opinions diamétralement opposées, s’affrontent. Je ne crois d’ailleurs pas que ce sera tranché de si tôt…Que l’on mente ou non en utilisant de faux blogueurs pour faire connaitre un vrai produit, là n’est pas le débat. Il est beaucoup plus fondamental que cela. Si on gratte un peu la peinture, on se rend compte que ce débat est en fait celui de la place du mensonge ou des demi-vérités en marketing. Il est normal que les perceptions entre les vieux routiers de la pub ne soient pas les mêmes que celles des jeunes loups qui grandissent avec les réseaux sociaux. Et, comme je le disais dans mon premier commentaire à Roger, ce n’est pas une question de générations. Il existe bien entendu des nouveaux marketers qui n’ont pas cette attitude “conversationelle” et inversement des vieux publicitaires allumés qui s’arrangent pour être au fait de ces nouveaux modes de communication.

Pour ma part, ma position est claire:

Un mensonge est un mensonge.

Ce n’est pas du puritanisme que de vouloir éviter de mentir en marketing.

En fait, dire la vérité ou être transparent est en train de devenir une règle de base parce que les règles ont changé. Le pouvoir n’est plus entre les mains des annonceurs mais bien entre les mains des consommateurs. Ce sont eux les publicitaires des temps modernes. Si on les dupe, on se prive d’un bouche à oreille positif qui aurait pu avoir lieu entre ces consommateurs à propos de notre produit, notre marque, notre service ou notre idée.

Les marketers qui auront du succès au cours des prochaines années sont ceux qui intègrent cette notion de transparence en tout temps, pas juste quand ca fait leur affaire. Les vieux routiers de la pub traditionnelle pourront bien se faire des “à-croire” que leur petits trucs fonctionnent toujours comme cela a toujours marché. C’est leur affaire. Je crois que le temps est venu d’évoluer ou de disparaître.

PS: Infopresse même parler de cette notion de transparence la semaine passée en reprenant les dernières études de Trendwatching.com: “Pour dominer, soyez transparents“.

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