Les nouvelles métriques sociales selon Jean-Francois Renaud, Associé chez Adviso

C’est bien connu, le web marketing a comme avantage indéniable sa facilité de mesure. Plus facile à dire qu’à faire… Dans cette présentation, Jean-Francois Renaud, Associé chez Adviso nous donne un tour d’horizon très complet des nouvelles métriques du marketing social ou en d’autres termes, les outils de mesure du web social.

Ce que vous trouverez dans cette présentation (ou pourquoi je trouve judicieux de partager ce document sur mon blogue)

Jean-Francois aborde les fonctionnalités sociales de Google Analytics  et c’est une des raisons de partager ce document ici car j’ai été frappé par la puissance et la précision des outils de mesure de conversion de Google Analytics pour le traffic en provenance des médias sociaux. Les geeks de Mountain View n’ont pas chômé ces derniers temps!

Par ailleurs, on y découvre aussi le pendant analytique de Facebook soit, Facebook Insights. Tout marketer se doit au minimum de connaitre l’existence de ces outils mais surtout d’en faire l’utilisation. Quiconque a déjà administré un compte Facebook a pu constater la quantité d’information analytique disponible. Comme je me plais souvent à dire: “Too Much Info Kills Info“. Les gens d’Adviso nous recommandent 3 métriques clés à surveiller sur Facebook.

Par la suite, on y trouve les métriques à considérer sérieusement si l’amélioration de notre SEO est un objectif de notre stratégie de médias sociaux (ce qui devrait être le cas…) Et finalement, les autres métriques à considérer dont Klout qui mesure supposément l’influence… ;-)

En somme, un document complet qui me faire dire que j’aurais peut-être dû me déplacer et participer à ce RDV web mais surtout qu’il est grand temps d’ajuster nos budgets marketing aux nouvelles réalités de consommation des médias car présentement il y a une déconnexion entre les budgets dépensés des les temps alloués aux différents médias.

Les tendances web 2012 selon Adviso

Le monde du marketing évolue vite. Si vite que c’est souvent difficile de garder le rythme, particulièrement avec le marketing web. C’est pour cela que j’aime bien Adviso. Ils me permettent d’extraire le bon grain de l’ivraie. Alors on prend un peu de recul et on regarde les tendances lourdes de 2012 dans le merveilleux monde du marketing web.

Le “inbound marketing” gagne encore du terrain aux dépens du marketing traditionnel

Il y a près d’un an, je vous parlais ici même de l’évolution rapide du marketing moderne, de sa digitalisation mais surtout d’une tendance lourde faisant en sorte que les méthodes de marketing plus traditionnelles étaient de plus en plus délaissées pour faire place à ce que j’appelle le “Nouveau Marketing” ou ce que les anglais appellent le “Inbound Marketing”. Je tente de mettre en pratique les principaux éléments du nouveau marketing, c’est un virage de longue haleine lorsqu’on travaille dans un secteur traditionnel. J’en conviens, mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras et regarder le train passer. Surtout quand les chiffres parlent aussi fort.

Ce que mon petit doigt m’indique au niveau des tendances dans la pratique du marketing depuis quelques années semble exacerbé par l’économie difficile qui sévit aux USA depuis belle lurette mais aussi au Canada. Les budgets marketing ne sont plus ce qu’ils étaient et les responsables marketing se font de plus en plus questionner sur le retour (ROI) de leurs actions marketing (ce qui est une bonne chose en soi ;-) ) Ce n’est donc pas surprenant de voir le nouveau marketing gagner du terrain face aux méthodes traditionnelles. Cette dernière étude de Hubspot a été effectuée en Janvier 2012 et démontre à quel point notre profession est en train de changer, et vite à part cela.

En marketing, ce qu’il en coûte pour aller chercher une vente (le coût d’acquisition) est en partie déterminé par le coût d’un “lead” ou d’un prospect. En somme, combien cela nous en coûte-t-il pour rejoindre un prospect qualifié. Jadis, ce coût était difficile à établir mais maintenant, avec les méthodes de “Inbound Marketing”, nous sommes en mesure de l’établir. Et c’est là où le bât blesse. Quand on compare le coût par “lead” des méthodes “inbound” versus celle “outbound” plus traditionnelles. On parle en moyenne de coût par “lead” 61% moins cher. Assez pour remettre en question les méthodes que l’on utilise…

Gestion de force de vente et “Inbound Marketing”

Passer vers le marketing de type “inbound” requiert une certaine adaptation.  Particulièrement au chapitre du processus de ventes. Cette présentation fait le tour des méthodes modernes de génération de leads auxquelles votre force de vente devra s’habituer. Par ailleurs elle s’avère une excellente explication du SEO.

Comment influencer les décisions d’achat des consommateurs sur le web? (Infographie)

On le sait tous, les consommateurs magasinent et “pré-magasinent” sur le web. Toute génération confondue, toute industrie, de la plus “hype” à la plus conservatrice n’y échappe pas. Qu’on le veuille ou non, la “Googletization” de nos réflexes de magasineur a atteint un sommet. Que ce soit pour une paire de soulier de course, une caméra numérique, un meuble, une nouveau plancher, une nouvelle voiture, des nouveaux skis, etc, il y a de fortes chances qu’à un moment donné dans votre processus d’achat, le web devienne votre source d’information, votre influenceur principal. Mais tous les canaux web ne sont pas tous égaux face à différents type de produits. Cette infographie démontre que certain canaux sont plus appropriés pour certains types de produits. J’y ai appris bien des choses et j’ai confirmé des intuitions.

Selon les données de MBooth, différentes catégories de produits obligent les consommateurs à rechercher des informations et commentaires de différentes sources sur le web. Ils ont tendance à aller directement sur le site du fabricant pour l’électronique; ils s’appuient sur les engins de recherche pour les voyages et ils vont sur des forums de discussion pour voir ce que les gens pensent des différents modèles de voitures. Fascinant, non?

Par conséquent, les fabricants de produits électroniques devraient en priorité investir dans un site web top nickel, les entreprises œuvrant dans le secteur du tourisme auraient avantage à analyser soigneusement leurs budget de SEO et les manufacturiers de voitures devraient maximiser leur présence sur les forums et groupes de discussions.

VOIR AUSSI: Social Consumers and the Science of Sharing (Part 1)

L’infographie ci-dessous indique où les consommateurs cherchent et trouvent de l’information au sujet des produits qui les intéressent – ce qui suggère aux spécialistes du marketing que certains aspects du marketing numérique (certain canaux) méritent plus d’attention que d’autres.

Source: Mashable.

Marketers, est-ce que ces résultats sur les comportements des consommateurs en 2011 semblent s’aligner avec votre pratique?

Je suis un “Inbound Marketer”. Et vous?

J’aurais dû écrire: “Je tente de devenir un Inbound Marketer…”

Les dernières années ont accéléré le virage de plusieurs marketers vers le Inbound Marketing aux dépens du traditionnel Outbound Marketing. Je vous ai déjà parlé des différences entre les deux ici et mais essentiellement, le Inbound Marketing, signifie parler au consommateur quand il est mûr, quand il exprime le besoin pour notre produit ou service. C’est en somme la quintessence du marketing selon Kotler qui, dans ses prémisses de base implique la segmentation d’un marché et le choix d’une ou plusieurs cibles (vous vous rappelez votre cours de Marketing 101?). Or malgré, toutes ses mesures de performances aussi poussées soient-elles, le marketing traditionnel ou le Outbound Marketing fait piètre figure en matière de ROI quand vient le temps de cibler un marché de façon plus précise. Il demeure un incontournable pour les marchés de masse mais à l’ère de l’hyper-fragmentation des marchés, quels sont les véritables marchés de masse aujourd’hui?

L’inbound marketing est une machine d’efficacité car il évite de parler aux consommateurs qui n’ont rien à cirer de votre produit de toute façon. Quelques statistiques intéressantes:

  • 44% des envois postaux de marketing direct ne sont jamais ouverts. C’est un gaspillage inouï d’énergie et de papier.
  • 86% des téléspectateurs ne regardent pas les annonces lors des pauses commerciales. Alors combien valent les côtes d’écoute?
  • 84% des 25 a 34 ans ont quitté un site web parce qu’un pop up est venu les déranger dans leur navigation.
  • Le coût d’acquisition d’un client via les méthodes traditionnelles sont beaucoup plus élevés que par le Inbound Marketing.

Le Inbound marketing met l’accent sur le fait de gagner l’attention d’une personne au lieu de l’acheter. On utilise de façon cohérente les médias sociaux les blogues, podcasts et autres publications avec du contenu engageant. Ce contenu doit être informatif, éducationnel, doit apporter de la valeur (pas juste de l’auto-promo) et créer une connexion positive avec les consommateurs/clients. Tout cela le prédispose à se mettre en relation avec votre marque et éventuellement acheter votre produit et à le recommander à son réseau. En bout de ligne, cette approche coûte moins cher et génère un meilleur ROI (retour sur investissement).

Plus le temps passe et que le monde du marketing progresse dans la voie digitale, plus je deviens un inbound marketer. Et vous?

Source: Mashable, Inbound Marketing Vs Outbound Marketing

100 graphiques marketing remplis d’infos pertinentes

Hubspot est belle boite de Boston qui se spécialise en “Inbound Marketing”. Cette dernière présentation est vraiment truffée des infos et statistiques les plus à jour sur les sujets suivants:

C’est bon pour moi alors ça risque d’être bon pour vous. Je partage. Amusez-vous!

Une fête d’enfants signée John St. sous le thème des Pink Ponies. À voir!

Tout marketer qui a de jeunes enfants se doit de visionner cette vidéo qui traite de l’organisation d’une fête d’enfant comme une campagne de marketing pour son enfant à plus petite échelle. Tout y est. De la planification de l’événement à sa gestion jusqu’aux indicateurs de performance après campagne. Le tout exécuté à la perfection en employant un ton humoristique juste assez ironique.

En somme, une excellente utilisation du pouvoir de la vidéo et des médias sociaux par l’agence torontoise john st. qui se sert de cette vidéo (qui risque fort de devenir viral dans la communauté marketing nord-américaine) pour se faire connaître et faire valoir son expertise.

Note: Mon meilleur bout est quand la chanson d’Arcade Fire s’amorce ;-) (vers 1:21)

Reçu via: Jean-Philip Thibault sur Twitter

Crédits:

Agence: john st.
Directeur artistique: Andrew Livingston
Rédacteur: Simon Bruyn
Producteur: Michelle Orlando
Editorial: relish
Editeur: Chris Murphy
DP: Pete Sweeney
Réalisé par: Andrew Livingston and Simon Bruyn

Un beau diaporama pour vous aider à faire vos premiers pas dans les médias sociaux

Voilà maintenant 2 ans que je tiens ce blogue sur le marketing et particulièrement le nouveau marketing incluant les médias sociaux et le web marketing. C’est un monde en pleine effervescence dans lequel les certitudes et vérités absolues sont évacuées. La planète “médias sociaux” est, comme vous le savez, en constante mutation. Dans ce contexte, je tente de toujours me méfier des gourous, experts auto-proclamés ou futurologues du monde des médias.

Ce que je vous propose, c’est de tester par vous même ces différents outils ou mieux, bénéficier de mes réflexions et/ou expériences pour bâtir votre propre expertise en la matière. En tant que marketer, vous vous devez de garder un oeil sur ce monde au risque d’être complètement dépassé d’ici quelques années.

En guise de cadeau de Noël et aussi pour clore une année riche en expériences, réflexions, lectures et utilisation des médias sociaux, je vous propose un diaporama qui est un amalgame de pleins de diapositives créées au cours des 2 dernières années et qui résument bien ma vision des médias sociaux. Comment les aborder? Par où commencer? Éviter les pièges.  Etc.

Mais surtout, je tente de vous montrer simplement, comment y faire ses premiers pas sans se ruiner, s’y perdre ou se planter totalement. J’espère que cet outil vous sera utile.

Je vous souhaite un merveilleux temps des Fêtes ainsi qu’une année 2011 remplis de défis et de stimulation intellectuelle.

Note: Merci à Thierry Noël et à Noémi Houde qui m’ont aidé via les diapositives de certaines de leurs présentations, à rendre cette présentation visuellement plus attrayante.

Vaut-il mieux un blogue bilingue ou 2 blogues?

Il y a quelques semaines, je reçois un gentil courriel d’une blogueuse-marketeuse-consultante basée en Suisse:

Cher Etienne,

Je me permets de vous contacter car je pense que vous avez passé par les mêmes problématiques que moi.
Je suis une consultante de Relations Publiques et de Marketing Internet basée à Genève (Suisse) et je me pose beaucoup de questions pour la langue de mon blog: anglais? français?
Je suis sure que vous comprenez le problème?!!!!
J’ai regardé votre blog (qui d’ailleurs est très intéressant) et j’ai vu que vous écrivez tantôt français, tantôt anglais….
Cependant j’ai un peu de peine  à me retrouver pour les “Catégories” anglais-francais?
Voilà en fait je voulais avoir votre avis et surtout savoir comment vous vous êtes décidé pour l’écriture bi-lingue et surtout si il y a une manière assez simple d’avoir un blog en deux langues.
Je me réjouis d’avoir votre feedback
Meilleures salutations

Ce que j’en pense

Dans le fonds, son courriel arrivait à point nommé car ma réflexion sur le sujet avait mûri au cours des 2 dernières années. Voici ce que je lui ai répondu.

Quand j’ai démarré le blogue en 2008, je me disais qu’il me fallait le faire en anglais et en français car je voulais:

  1. Rejoindre un maximum d’internautes (d’où l’anglais);
  2. Optimiser mon référencement dans Google (d’où l’anglais);
  3. Rédiger dans ma langue maternelle car c’est parfois plus facile (d’où le français);
  4. Rédiger à partir d’articles lus en anglais et sur des sujets plus souvent traité en anglais dans d’autres blogues;
  5. Me garder une liberté pour écrire dans la langue qui correspondait à mon “feeling” du moment.Ce dernier point m’avait d’ailleurs été recommandé par Jean-Francois Renaud, associé chez Adviso.
Voilà donc pour l’historique de ma décision.

Dans les faits, a posteriori,  je me rends compte que mon lectorat est majoritairement francophone (Ce que j’ignorais au moment du lancement). Il provient du Québec, de la France et même de la Suisse! Pourquoi ? Parce que des blogues francos qui traitent de mes sujets de prédilection sont rares en 2008 comparativement aux blogues anglophones qui traitaient des mêmes sujets. C’est bien sûr moins le cas en 2010. Il y a maintenant des tonnes de blogues francophones qui traitent de marketing. Aussi, il y a 2 ans, je me disais que le fait d’avoir quelques billets en anglais sur des sujets pointus a aussi contribué à sortir dans certaines recherches précises en anglais.

La contrepartie négative à avoir un blogue bilingue est que c’est souvent difficile de s’y retrouver pour les unilingues anglophones ou franco car les plate-formes de blogging sont généralement conçues pour des blogues unilingues. L’interface de WordPress par exemple requiert de choisir “la langue du blogue”. Mon blogue est un blogue professionnel mais tenu par une personne et je ne représente pas une entreprise. Je n’ai rien à vendre… pour l’instant. Je ne fais pas de consultation. Alors ce n’est pas trop grave selon moi. Par contre, pour une entreprise, ca peut envoyer un mauvais signal.

Ma conclusion

Si je devais démarrer un blogue aujourd’hui pour une entreprise quelle qu’elle soit et que je devais rejoindre des marchés anglophone ET francophone, je ne ferais pas UN blogue mais bien deux: un blogue dans chaque langue. Et, le blogue anglo n’a pas à être le miroir du blogue franco. C’est ce que plusieurs experts m’ont aussi recommandé récemment. Viens alors le problème de gestion des contenus parce que, qui dit 2 blogues dit 2 fois plus de contenus à générer….

Alors ma recommandation pour un blogue d’entreprise est d’adopter la théorie des petits pas. Commencer par bien tenir UN seul blogue dans une langue soit celle de notre plus gros marché  et/ou celle avec laquelle les premiers rédacteurs du blogue seront les plus à l’aise. Une fois que l’on a opéré dans une seule langue et observé la charge de travail que cela représente, il est plus facile de déterminer les ressources nécessaires à la création d’un 2e blogue dans l’autre langue.

Vous le savez, il est très simple techniquement de lancer un blogue. Le plus difficile est de la maintenir en vie….

En espérant que mon expérience partagée puisse vous aider à cheminer dans votre réflexion.

Par ailleurs, je vous conseille cette discussion que j’ai trouvée sur la question des blogues bilingues: http://www.frihost.com/forums/vt-105478.html