Comment influencer les décisions d’achat des consommateurs sur le web? (Infographie)

On le sait tous, les consommateurs magasinent et “pré-magasinent” sur le web. Toute génération confondue, toute industrie, de la plus “hype” à la plus conservatrice n’y échappe pas. Qu’on le veuille ou non, la “Googletization” de nos réflexes de magasineur a atteint un sommet. Que ce soit pour une paire de soulier de course, une caméra numérique, un meuble, une nouveau plancher, une nouvelle voiture, des nouveaux skis, etc, il y a de fortes chances qu’à un moment donné dans votre processus d’achat, le web devienne votre source d’information, votre influenceur principal. Mais tous les canaux web ne sont pas tous égaux face à différents type de produits. Cette infographie démontre que certain canaux sont plus appropriés pour certains types de produits. J’y ai appris bien des choses et j’ai confirmé des intuitions.

Selon les données de MBooth, différentes catégories de produits obligent les consommateurs à rechercher des informations et commentaires de différentes sources sur le web. Ils ont tendance à aller directement sur le site du fabricant pour l’électronique; ils s’appuient sur les engins de recherche pour les voyages et ils vont sur des forums de discussion pour voir ce que les gens pensent des différents modèles de voitures. Fascinant, non?

Par conséquent, les fabricants de produits électroniques devraient en priorité investir dans un site web top nickel, les entreprises œuvrant dans le secteur du tourisme auraient avantage à analyser soigneusement leurs budget de SEO et les manufacturiers de voitures devraient maximiser leur présence sur les forums et groupes de discussions.

VOIR AUSSI: Social Consumers and the Science of Sharing (Part 1)

L’infographie ci-dessous indique où les consommateurs cherchent et trouvent de l’information au sujet des produits qui les intéressent – ce qui suggère aux spécialistes du marketing que certains aspects du marketing numérique (certain canaux) méritent plus d’attention que d’autres.

Source: Mashable.

Marketers, est-ce que ces résultats sur les comportements des consommateurs en 2011 semblent s’aligner avec votre pratique?

Je suis un “Inbound Marketer”. Et vous?

J’aurais dû écrire: “Je tente de devenir un Inbound Marketer…”

Les dernières années ont accéléré le virage de plusieurs marketers vers le Inbound Marketing aux dépens du traditionnel Outbound Marketing. Je vous ai déjà parlé des différences entre les deux ici et mais essentiellement, le Inbound Marketing, signifie parler au consommateur quand il est mûr, quand il exprime le besoin pour notre produit ou service. C’est en somme la quintessence du marketing selon Kotler qui, dans ses prémisses de base implique la segmentation d’un marché et le choix d’une ou plusieurs cibles (vous vous rappelez votre cours de Marketing 101?). Or malgré, toutes ses mesures de performances aussi poussées soient-elles, le marketing traditionnel ou le Outbound Marketing fait piètre figure en matière de ROI quand vient le temps de cibler un marché de façon plus précise. Il demeure un incontournable pour les marchés de masse mais à l’ère de l’hyper-fragmentation des marchés, quels sont les véritables marchés de masse aujourd’hui?

L’inbound marketing est une machine d’efficacité car il évite de parler aux consommateurs qui n’ont rien à cirer de votre produit de toute façon. Quelques statistiques intéressantes:

  • 44% des envois postaux de marketing direct ne sont jamais ouverts. C’est un gaspillage inouï d’énergie et de papier.
  • 86% des téléspectateurs ne regardent pas les annonces lors des pauses commerciales. Alors combien valent les côtes d’écoute?
  • 84% des 25 a 34 ans ont quitté un site web parce qu’un pop up est venu les déranger dans leur navigation.
  • Le coût d’acquisition d’un client via les méthodes traditionnelles sont beaucoup plus élevés que par le Inbound Marketing.

Le Inbound marketing met l’accent sur le fait de gagner l’attention d’une personne au lieu de l’acheter. On utilise de façon cohérente les médias sociaux les blogues, podcasts et autres publications avec du contenu engageant. Ce contenu doit être informatif, éducationnel, doit apporter de la valeur (pas juste de l’auto-promo) et créer une connexion positive avec les consommateurs/clients. Tout cela le prédispose à se mettre en relation avec votre marque et éventuellement acheter votre produit et à le recommander à son réseau. En bout de ligne, cette approche coûte moins cher et génère un meilleur ROI (retour sur investissement).

Plus le temps passe et que le monde du marketing progresse dans la voie digitale, plus je deviens un inbound marketer. Et vous?

Source: Mashable, Inbound Marketing Vs Outbound Marketing

100 graphiques marketing remplis d’infos pertinentes

Hubspot est belle boite de Boston qui se spécialise en “Inbound Marketing”. Cette dernière présentation est vraiment truffée des infos et statistiques les plus à jour sur les sujets suivants:

C’est bon pour moi alors ça risque d’être bon pour vous. Je partage. Amusez-vous!

Une fête d’enfants signée John St. sous le thème des Pink Ponies. À voir!

Tout marketer qui a de jeunes enfants se doit de visionner cette vidéo qui traite de l’organisation d’une fête d’enfant comme une campagne de marketing pour son enfant à plus petite échelle. Tout y est. De la planification de l’événement à sa gestion jusqu’aux indicateurs de performance après campagne. Le tout exécuté à la perfection en employant un ton humoristique juste assez ironique.

En somme, une excellente utilisation du pouvoir de la vidéo et des médias sociaux par l’agence torontoise john st. qui se sert de cette vidéo (qui risque fort de devenir viral dans la communauté marketing nord-américaine) pour se faire connaître et faire valoir son expertise.

Note: Mon meilleur bout est quand la chanson d’Arcade Fire s’amorce ;-) (vers 1:21)

Reçu via: Jean-Philip Thibault sur Twitter

Crédits:

Agence: john st.
Directeur artistique: Andrew Livingston
Rédacteur: Simon Bruyn
Producteur: Michelle Orlando
Editorial: relish
Editeur: Chris Murphy
DP: Pete Sweeney
Réalisé par: Andrew Livingston and Simon Bruyn

Un beau diaporama pour vous aider à faire vos premiers pas dans les médias sociaux

Voilà maintenant 2 ans que je tiens ce blogue sur le marketing et particulièrement le nouveau marketing incluant les médias sociaux et le web marketing. C’est un monde en pleine effervescence dans lequel les certitudes et vérités absolues sont évacuées. La planète “médias sociaux” est, comme vous le savez, en constante mutation. Dans ce contexte, je tente de toujours me méfier des gourous, experts auto-proclamés ou futurologues du monde des médias.

Ce que je vous propose, c’est de tester par vous même ces différents outils ou mieux, bénéficier de mes réflexions et/ou expériences pour bâtir votre propre expertise en la matière. En tant que marketer, vous vous devez de garder un oeil sur ce monde au risque d’être complètement dépassé d’ici quelques années.

En guise de cadeau de Noël et aussi pour clore une année riche en expériences, réflexions, lectures et utilisation des médias sociaux, je vous propose un diaporama qui est un amalgame de pleins de diapositives créées au cours des 2 dernières années et qui résument bien ma vision des médias sociaux. Comment les aborder? Par où commencer? Éviter les pièges.  Etc.

Mais surtout, je tente de vous montrer simplement, comment y faire ses premiers pas sans se ruiner, s’y perdre ou se planter totalement. J’espère que cet outil vous sera utile.

Je vous souhaite un merveilleux temps des Fêtes ainsi qu’une année 2011 remplis de défis et de stimulation intellectuelle.

Note: Merci à Thierry Noël et à Noémi Houde qui m’ont aidé via les diapositives de certaines de leurs présentations, à rendre cette présentation visuellement plus attrayante.

Vaut-il mieux un blogue bilingue ou 2 blogues?

Il y a quelques semaines, je reçois un gentil courriel d’une blogueuse-marketeuse-consultante basée en Suisse:

Cher Etienne,

Je me permets de vous contacter car je pense que vous avez passé par les mêmes problématiques que moi.
Je suis une consultante de Relations Publiques et de Marketing Internet basée à Genève (Suisse) et je me pose beaucoup de questions pour la langue de mon blog: anglais? français?
Je suis sure que vous comprenez le problème?!!!!
J’ai regardé votre blog (qui d’ailleurs est très intéressant) et j’ai vu que vous écrivez tantôt français, tantôt anglais….
Cependant j’ai un peu de peine  à me retrouver pour les “Catégories” anglais-francais?
Voilà en fait je voulais avoir votre avis et surtout savoir comment vous vous êtes décidé pour l’écriture bi-lingue et surtout si il y a une manière assez simple d’avoir un blog en deux langues.
Je me réjouis d’avoir votre feedback
Meilleures salutations

Ce que j’en pense

Dans le fonds, son courriel arrivait à point nommé car ma réflexion sur le sujet avait mûri au cours des 2 dernières années. Voici ce que je lui ai répondu.

Quand j’ai démarré le blogue en 2008, je me disais qu’il me fallait le faire en anglais et en français car je voulais:

  1. Rejoindre un maximum d’internautes (d’où l’anglais);
  2. Optimiser mon référencement dans Google (d’où l’anglais);
  3. Rédiger dans ma langue maternelle car c’est parfois plus facile (d’où le français);
  4. Rédiger à partir d’articles lus en anglais et sur des sujets plus souvent traité en anglais dans d’autres blogues;
  5. Me garder une liberté pour écrire dans la langue qui correspondait à mon “feeling” du moment.Ce dernier point m’avait d’ailleurs été recommandé par Jean-Francois Renaud, associé chez Adviso.
Voilà donc pour l’historique de ma décision.

Dans les faits, a posteriori,  je me rends compte que mon lectorat est majoritairement francophone (Ce que j’ignorais au moment du lancement). Il provient du Québec, de la France et même de la Suisse! Pourquoi ? Parce que des blogues francos qui traitent de mes sujets de prédilection sont rares en 2008 comparativement aux blogues anglophones qui traitaient des mêmes sujets. C’est bien sûr moins le cas en 2010. Il y a maintenant des tonnes de blogues francophones qui traitent de marketing. Aussi, il y a 2 ans, je me disais que le fait d’avoir quelques billets en anglais sur des sujets pointus a aussi contribué à sortir dans certaines recherches précises en anglais.

La contrepartie négative à avoir un blogue bilingue est que c’est souvent difficile de s’y retrouver pour les unilingues anglophones ou franco car les plate-formes de blogging sont généralement conçues pour des blogues unilingues. L’interface de WordPress par exemple requiert de choisir “la langue du blogue”. Mon blogue est un blogue professionnel mais tenu par une personne et je ne représente pas une entreprise. Je n’ai rien à vendre… pour l’instant. Je ne fais pas de consultation. Alors ce n’est pas trop grave selon moi. Par contre, pour une entreprise, ca peut envoyer un mauvais signal.

Ma conclusion

Si je devais démarrer un blogue aujourd’hui pour une entreprise quelle qu’elle soit et que je devais rejoindre des marchés anglophone ET francophone, je ne ferais pas UN blogue mais bien deux: un blogue dans chaque langue. Et, le blogue anglo n’a pas à être le miroir du blogue franco. C’est ce que plusieurs experts m’ont aussi recommandé récemment. Viens alors le problème de gestion des contenus parce que, qui dit 2 blogues dit 2 fois plus de contenus à générer….

Alors ma recommandation pour un blogue d’entreprise est d’adopter la théorie des petits pas. Commencer par bien tenir UN seul blogue dans une langue soit celle de notre plus gros marché  et/ou celle avec laquelle les premiers rédacteurs du blogue seront les plus à l’aise. Une fois que l’on a opéré dans une seule langue et observé la charge de travail que cela représente, il est plus facile de déterminer les ressources nécessaires à la création d’un 2e blogue dans l’autre langue.

Vous le savez, il est très simple techniquement de lancer un blogue. Le plus difficile est de la maintenir en vie….

En espérant que mon expérience partagée puisse vous aider à cheminer dans votre réflexion.

Par ailleurs, je vous conseille cette discussion que j’ai trouvée sur la question des blogues bilingues: http://www.frihost.com/forums/vt-105478.html

Projet de livre sur les Médias Sociaux par moi ou d’autres…

Ce matin, Michelle Blanc sollicite ses lecteurs au sujet de la suite à prévoir de son livre Les Médias Sociaux 101, livre pour lequel j’ai fait une revue ici même il y a quelques semaines en me répondant à la question “Pourquoi vous devriez offrir Les Médias Sociaux 101 à votre patron?”.

Or, depuis pratiquement 1 an et demi que je jongle avec l’idée d’un livre pratico-pratique sur ce sujet… J’en avais même brouillonné une table des matières afin de structurer ma pensée en sept 2009. Rédiger un bouquin est un rêve que je caresse depuis la rédaction de mon mémoire de Maîtrise. Or, le temps me manque. Je m’ennuie aussi tout autant de la pédagogie et de l’enseignement universitaire qui ont fait partie de ma vie professionnelle de 1998 à 2008.

Comme le monde des médias sociaux et du marketing web évolue à la vitesse grand V, la journée où j’aurai  le temps de compléter la rédaction de mon livre, le contenu sera désuet d’où l’idée de lancer un appel ici sur mon blogue.  Je partage ouvertement le “corpus” de mon projet de livre et vous en faites ce que vous voulez. Vous me dîtes ce que vous en pensez. Vous êtes un auteur ou un éditeur? Vous pouvez vous en inspirer. Si je peux y collaborer avec un collectif d’auteurs, il m’en fera un immense plaisir. N’hésitez pas à me contacter.

Alors, voici ma vision de la “patente”…

En gros, je vois un livre dans l’esprit des livres de Seth Godin, mais surtout axé sur la pratique, les nouvelles tendances et l’expérience à travers de multiples études de cas véritables. Pas trop académique avec beaucoup de liens vers des pages web.

Ma philosophie est simple et suit cette logique et Michelle Blanc en avait discuté ici l’an passé :
“Listen…Join…Ask…Engage…Build…Persist. And Grow.”

Le livre s’alignerait sur cette séquence alors peu importe à quel stade une entreprise est rendue dans son cheminement MS, elle peut y trouver son compte.

Il vise principalement à aider  les décideurs en entreprise à cheminer dans l’univers des Médias Sociaux. Comme je ne suis pas consultant à temps plein, j’ai manqué de temps pour en faire la rédaction pendant l’année 2010. J’observe comme vous que le monde des médias sociaux et du marketing internet évolue très rapidement et que les besoins des décideurs sont bien présents au moment où on se parle. Il ne me sert à rien de garder cela pour moi en attendant d’avoir le temps de rédiger tous ces chapitres…

PROJET DE LIVRE SUR LE MARKETING 2.0 en PME

Table des matières proposée
1.      Introduction aux médias sociaux, c’est quoi et comment ça va révolutionner le marketing
2.      Comment développer une stratégie de marketing 2.0 pour votre entreprise
3.      Vendre votre stratégie marketing 2.0 à l’interne (ROI, ressources humaines et $, challenges à prévoir)
4.      Écouter, observer: être un joueur passif (Étape cruciale selon moi)
5.      Joindre, s’abonner, s’impliquer, converser, partager répliquer (Base personelle). Être un joueur actif
6.      Demander (de l’aide externe, des conseils, suivre des formations, apprendre par la théorie et l’expérience des autres)
7.      Joindre, s’abonner,  Créer ses profils et image de marque, s’impliquer, converser, partager, répliquer (Base corporative) Joueur de plus en plus actif.
8.      Plonger. Lancer une initiative 2.0 à petite échelle, monitorer ses résultats fournir des exemples, bâtir un case study. C’est ce que j’ai fait personnellement avec la Foire aux Meubles South Shore.
9.      Bâtir une communauté (Longue haleine, somme de plusieurs petits gestes, etc) Créer et diffuser  du contenu diversifié. Défis que la création de contenus représente.
10.     Persister (Importance de la persévérance, donner des exemples de marques qui se sont bâties sur le long terme avec le mkt trad et comparer avec nouv mkt, etc)
11.     croître : Démontrer le lien entre une présence forte en 2.0 et la business (ventes, notoriété, économies, etc)
12.     Tout au long de ce parcours. Mesurer, monitorer, ajuster le tir à mesure que l’on avance. Donner des outils de mesure clairs et précis. Les fameux KPIs. Attention de ne pas se perdre là dedans.
13.     Conclusion

Qu’en pensez-vous? Ca comblerait un besoin ou non?

Faites le plein de données récentes sur le monde des communications et des médias sociaux avec Next is Now

Les internets apportent leur lot de vidéos coup de poing que tout bon marketer saura apprécier. Je les aime bien car elles permettent en quelques minutes de refaire le plein de données fraîches sur le monde des communications, du marketing et de l’adoption/utilisation des nouveaux médias que sont Facebook, Twitter et les autres médias sociaux.

Socionomics en avait mis un en ligne l’an passé et je l’avais partagé avec vous en août 2009 en affirmant que les médias sociaux ne sont pas une mode. Il y a aussi ce wake up call pour les marketers qui avait été mis en ligne il y a un an. Celle-ci est tout aussi intéressante. Premièrement, les données sont fraîches et les sources sont clairements listées dans l’onglet de description sur youtube (je les ai aussi mises au bas dece billet). Deuxièmement, la vidéo contient un nombre important de données canadiennes, ce qui fait souvent défaut à bien des statistiques touchant le merveilleux monde du marketing. Note: Cette vidéo a été produits par Rogers.

Même si je crois fondamentalement au pouvoir des données et des faits. Ils n’ont aucune valeur si on ne fait rien avec… Malheureusement, une forte proportion de marketers est “assomée” à la lecture de ces infos et ne savent pas par où commencer et orienter la suite. Comme le disait Claude Lafrenière en commentaire d’un des billets ci-haut précités:

Le message atteint difficilement les destinataires: le signal se rend mais n’est pas décodé et n’influence pas. Il y a une question d’éducation des entreprises et des entrepreneurs qui reste à faire. Suffit de voir à quel point les entreprises « média » au Québec font difficilement le « move’ vers le Web 2.0 pour prendre la mesure du chemin qui reste à faire. J’ai l’impression que les entreprises retardataires ne réaliseront leur erreur que lorsque des concurrents viendront jouer dans leur « tale » et leurs profits… Le chemin le plus court vers le cerveau de certains « boss » est là où ça fait mal (le porte-feuille)…

Claude disait cela il y a un an. Des progrès ont été fait deuis ce temps. Mais on dirait que notre environnement avance à un rythme accéléré et que nous arrivons difficilement à suivre le tempo. Suis-je trop pessimiste? Qu’en pensez-vous?

SOURCES
Facts in Next is Now are calculated based on data from the following sources:
[0:10] Google CEO Eric Schmidt, Information Week
[0:18] 24 hours of video uploaded per minute, The Official YouTube Blog
[0:25] Facebakers, Facebook Statistics Canada
[0:32] Normalized, averaged Facebook growth (Facebook Press Room milestones)
[0:49] iTunes download of The Godfather vs 56kbps
[0:55] Speeds of 50mbps and up in Canada
[1:16] Canadian Wireless Telecommunications Association
[1:21] Canadian Wireless Telecommunications Association
[1:29] Ipsos Reid Interactive Group
[1:39] Amazon Kindle capacity
[1:43] Bedford Public Library collection: nearly 12,000 books
[1:52] Android: Androlib / iPhone: Apple
[1:55] Match.com iPhone App
[2:32] OTX, 2008 Longitudinal Media Experience Study
[2:36] SRG, Digital Life Canada, November 2009
[2:40] SRG, Digital Life Canada, November 2009
[2:56] Amdocs, The Connected World Vision
[3:16] TweeSpeed
[3:20] 15 million in U.S. alone. CTIA-The Wireless Association, Wireless Industry Survey
[3:24] Symantec, 2000-2009: The Spam Explosion

Pourquoi vous devriez offrir le livre Médias Sociaux 101 de Michelle Blanc à votre patron?

Je viens de terminer la lecture de Les Médias Sociaux 101: Le réseau mondial des beaux-frères et des belles soeurs de Michelle Blanc et Nadia Seraiocco.  J’en avais gracieusement reçu une copie en avant-première du lancement officiel qui a eu lieu le 27 septembre. Que voulez-vous, j’ai 3 enfants et je lis lentement…

Elle se fait surnommer la gourou des médias sociaux au Québec. Certains la vénèrent alors que d’autres la trouvent trop excentrique ou trop exubérante (c’est une grande gueule ;-) ) Que vous aimiez le personnage ou non, elle est une incontournable. Elle tient un blogue sur le marketing internet et le commerce électronique depuis 2005 (pendant que les agences web de l’époque tentaient de vous vendre leur CMS ou un site en Flash…). Alors, bien avant que vous considériez être présent sur les médias sociaux ou lancer un blogue pour votre entreprise, Michelle Blanc étudiait, analysait, et scrutait la planète web et y passait le coeur de ses journées.

Je dois avouer que je suis un lecteur assidu de son blogue depuis 2008 pour plusieurs raisons: la pertinence de son contenu (des tonnes d’hyperliens), son ton (Michelle ne se censure pas et les mots politically correct ne sont pas dans son vocabulaire) mais surtout pour SA communauté (Il y a souvent autant de viande dans les commentaires qui suivent ses billets que dans le billet lui-même).

Ce livre ne s’adresse pas aux lecteurs du blogue de Michelle Blanc

La lecture du livre de Michelle Blanc m’a permis de rafraîchir ma mémoire et ne m’a pas appris grand chose mais c’est bien correct comme cela. Ce livre s’adresse aux néophytes du web 2.0, pas aux convertis ou au believers dont je fais partie . C’est un ramassis ou un Best Of du blogue de Michelle Blanc retouché de façon mineure par la plume de Nadia Seraiocco. Il n’y a pas de recette miracle, pas de How To guide. Il y a des faits et quelques statistiques qui sont par ailleurs souvent communiqués sous formes de lien bit.ly dans le bas des pages. Ce que le retrouve, ce sont des anecdotes dont plusieurs mettent en vedette Michelle Blanc ainsi que ses expériences personelles avec les médias sociaux. On peut en être agacé mais force est d’admettre que les trucs ou méthodes qui ont fonctionné pour propulser le brand “Michelle Blanc” via les médias sociaux et traditionnels peuvent, avec un peu d’adaptation, fonctionner pour vos marques ou votre entreprise.

Si vous recherchez des analyses poussées comme dans un text book de marketing, ce livre n’est pas pour vous. On est dans le léger et le livre se lit comme un livre de marketing de Seth Godin: de courts chapitres, ton punché et anecdotique, pas trop d’études scientifiques citées mais des idées qui frappent et qui font réfléchir. En ce sens, je rejoins Mario Asselin dans sa critique du choix du titre, le terme 101 ne convient pas tout à fait à ce qu’un universitaire pourrait s’attendre d’un volume de base. Par contre, je considère que ce livre est un bon préambule à un approfondissement des médias sociaux, ce qu’un paquet de livres/blogues américains font. Pas un véritable 101 mais un bon tour d’horizon pas trop compliqué.

Pourquoi votre patron devrait-il lire ce livre?

  • Il s’intéresse aux médias sociaux surtout parce que ses amis lui disent que c’est l’avenir;
  • Il n’a pas de compte Twitter;
  • Il dit qu’il connaît Facebook parce que ses enfants y sont et qu’ils y passent pas mal de temps;
  • Il n’est pas membre de Facebook ou si oui, il a peur de gaffer alors son babillard est vide;
  • Il a un compte Linked In mais a moins de 50 connections et son profil n’est pas complet;
  • Il croit que Youtube sert avant tout à regarder des vidéos de chiens qui courent après leur queue;
  • Il pense que les médias sociaux nuisent à la productivité de ses employés;
  • Il a une vague idée de que signifie SEO;
  • Il n’a jamais lu un blogue;
  • Il reçoit le journal Les Affaires en copie papier;
  • Il a le sens de l’humour, est curieux et pas trop borné;
  • Il a vu Michelle Blanc à Tout le Monde en Parle, se souvient d’elle, mais n’a absolument pas retenu qu’elle était consultante en marketing internet.

Si une ou quelques-unes de ces descriptions ressemblent à votre patron, il appréciera sûrement votre cadeau. ;-)

Faites-vous vraiment confiance à vos employés?

Dilbert.com

La transparence, l’authenticité, les conversations en temps réel, etc… Tout plein de beaux concepts qui sont nécessaires au succès d’une entreprise sur les médias sociaux. D’accord. Ca va bien pour en parler dans le “boardroom” mais quand vient le temps de passer à l’action, c’est souvent une autre histoire:

  • “Qu’est-ce qu’on fait si un de nos employés gaffe?”
  • “Légalement,  peut-on se faire poursuivre si un employé communique une fausse information?”
  • “Que faire si un employé divulgue une information confidentielle?”
  • “Que faire s’il parle négativement de la compétition”

Tous ces doutes, ces incertitudes, ces inconforts remontent à la surface quand vient le temps de faire son entrée sur les médias sociaux. Et non, ce n’est pas une “politique encadrante des médias sociaux” qui va tout régler car avant d’être un problème de fausse info ou de risque de poursuite, c’est avant tout une question de confiance et d’imputabilité que nous acceptons ou non de donner à nos employés. Être frileux quand vient le temps d’aborder ces questions peut s’avérer un signe de manque de confiance envers ses employés. Il ne faut pas que les communications corporatives sur les médias sociaux aient l’air télégraphiées par le responsable des relations publiques ou du marketing. La spontanéité doit régner et elle est impossible à faire ressortir si l’employé ne sent pas l’entière confiance de son organisation.

Alors, avant d’embarquer dans le train, posez-vous la question: Faisons-nous réellement confiance à nos employés ou bien c’est juste de la poudre aux yeux?